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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 13:37

... oui, millionnaire en kilomètres ! C'est ce qu'avait parcouru la 250 Aermacchi 1969 d'Imre Borsay dont le décès m'a été appris par Alain Nibart, président du club Aermacchi. En une vingtaine d'années, j'ai rencontré Imre à trois reprises et chaque fois par hasard, dans la rue, genre de performance dans une ville de plus de deux millions d'habitants. Outre la moto, il était passionné d'astronomie, raison pour laquelle on le voyait sur les brocantes ou au marché des Puces de Vanves à la recherche d'instruments et de documentation sur le sujet. Sa machine était de celle qu'on n'oublie pas, rafistolée de partout, mais toujours vaillante. On allait dire "comme son pilote" tant les années passaient sur lui sans qu'on les remarque. Jusqu'au jour où...

Son souvenir perdurera à travers sa moto pieusement préservée par Alain Nibart qui la présentera en l'état sur le stand du Club Aermacchi au prochain salon de Moto Légende à Vincennes.   

Ducati-Imre-the-best.jpg

Post scriptum : il a fallu plusieurs semaines pour que des lecteurs me signalent qu'il ne s'agissait pas d'une Ducati (comme écrit précédemment en titre). Ça fait toujours plaisir de voir qu'il y en a au moins deux qui suivent ! 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 17:22

A.J.S., Velocette, Gilera, Sertum, Sunbeam, Bultaco, NSU, Guzzi, Puch, Peugeot, Vespa, B.S.A., Triumph, Rudge, Alma, Guimbretière, Aermacchi-Harley-Davidson, Bianchi, Koehler-Escoffier, Alcyonnette, Terrot, Supplexa, Puch, Paloma, Jonghi, Saroléa, René Gillet, Flandria, Rovin, au moins une machine de ces marques a reçu l'auguste fessier de Georges Monneret. Le panorama plus ou moins chronologique présenté ici est loin d'être complet, mais il donne déjà une idée de la vie longue et bien remplie de ce diable d'homme qui a marqué plusieurs générations motardes.   

Monneret 1951 K-E 1000

Belle ouverture avec cette image d'un Georges Monneret cigarette aux lèvres qui révèle tout sur sa gouaille, son aisance, sa bonne humeur et son élégance. On aura reconnu la fantastique 1000 Koehler-Escoffier ACT avec laquelle il a tant battu de records et qu'il fut le seul à pouvoir maîtriser. La Koehler a encore son superbe réservoir en laiton festonné. Cette pièce lui manque aujourd'hui car son propriétaire actuel refuse de s'en séparer, au grand chagrin de Bernard Vaireaux qui dirige le Musée Malartre de Rochetaillée où la machine est en paisible résidence. La scène ci-dessus se situe à la Côte Lapize le 11 mars 1951. Georges y a couru et établi un nouveau record abandonnant provisoirement sa place de co-pilote dans le Tour du Monde (40 000 km sur une 125 Puch à cadre rigide !) qu'il tente sur l'autodrome de Montlhéry avec ses deux fils, Jean et Pierre.

 Monneret-1932-Rudge-MGoy614.jpg                                                                                                                                                                      En décembre 1932, Georges avec son grand ami et associé Roland (debout) envisagent une tentative de record sur 24 heures sur l'anneau de Montlhéry. Leur machine est une 350 Rudge 4 soupapes, rebaptisée Monet-Goyon pour la circonstance car les deux hommes inaugureront en mars 1933 un commerce de motos où ils seront  agents de... Monet-Goyon. La mort tragique en course de Jean Roland survenue le 24 juillet 1933 au Circuit de Carcassonne affectera profondément Georges Monneret. 

Monneret 1934 K-E ACT GP France

On retrouve Montlhéry en 1934 lors des Championnats de France où Georges est venu féliciter Paul Boetsch sur Terrot qui vient de remporter le titre en 500. Lui-même est Champion de France en 350 avec la Koehler-Escoffier monocylindre ACT que Raymond Guiguet (à droite) a créée avant de passer à la 1000 bicylindre en V.

Monneret 1934 KM arrêté612

Toujours plein d'initiatives, Eugène Mauve et ses légendaires culottes de golf (au milieu), organise en 1934 sur le circuit routier de Montlhéry une épreuve du kilomètre lancé. Georges est un des animateurs de la fête qui ne bouleverse pas les foules comme on peut le voir. Sur la 350 Koehler-Escoffier il signe un 117,608 km/h.

Monneret 1934 K-E Mac                                                                                                                                                                                                         Depuis l'époque Eddoura, la 1000 Koehler-Escoffier n'a guère changé, mais Georges s'en accommode très bien et reste le maître des courses de côte de la région parisienne, toutes catégories confondues. À Château-Thierry où le pourcentage atteint de 7 % sur le kilomètre et où l'épreuve se dispute avec départ ET arrivée arrêtés, son record est à 111 km/h. Par la suite, il va adapter une roue flasquée à l'arrière  de sa machine et un embryon de carénage de la tête de fourche (ci-dessous). Le sélecteur est aussi une innovation bienvenue. Bientôt cette "grand-mère" va céder la place au chef d'œuvre de Raymond Guiguet...

Monneret 1934 K-E carénée

 La 1000 ici en version "carénée" est connue universellement sous le nom de "4 Tubes". Surprise au repos à Château-Thierry (photo découverte et transmise par Jacky Pichaud, alias Jackymoto).

Monneret 1934 Château-Th  

 

 

L'unique témoignage à ce jour de cette machine en action à Château-Thierry est une mauvaise carte-postale non datée (ci-contre).

Monneret 1937 Ch Thierry

1934 : À nouveau le kilomètre arrêté de Château-Thierry mais cette fois avec la nouvelle 1000 Koehler-Escoffier (deux tubes seulement, mais deux carburateurs contre un seul sur la "Eddoura"),  création de Guiguet. Donnée à l'époque pour 71 chevaux (*), elle permettra à Georges d'améliorer une fois de plus son propre record et celui de l'épreuve toutes catégories confondues avec 113,207 km/h. (*) Dans son livre de Mémoires, Georges parle de 68 chevaux seulement...     

Monneret-1937-Lapize-BON611.jpg                                                                          

  

 

Interviewé par Moto Revue à la suite de Château-Thierry, Georges parlait de la tenue de route de sa machine :  "Excellente, quoiqu'elle a tendance à un léger dandinement de l'arrière que n'avait pas mon ancienne, un peu l'impression d'un manque de pression dans le pneu". Et vous attribuez à...? Réponse : "Certainement au surplus de puissance. La roue arrière n'adhère jamais complètement, même en quatrième, en course de côte tout au moins. Je l'essaie aujourd'hui pour la première fois". Quelle serait à votre avis sa vitesse en palier ? Réponse : "Il est difficile de préciser un chiffre". Mais encore ? "Vous y tenez : un bon 225... peut-être plus".

Le champion était parfaitement lucide sur les possibilités de sa 1000 car à Château-Thierry il n'a battu que de 3/5 de seconde le vainqueur des 500. Il est vrai que ce rival était Andreino, redoutable ingénieur metteur au point mais dont la machine était une simple Terrot à culbuteurs préparée par lui-même... La photo 6 x 9 ci-dessus a été faite par un amateur-spectateur à l'occasion de la Côte Lapize en 1937.Monneret 1938 Grand Prix624

 Pilote impétueux et volontaire, Georges a cassé beaucoup de matériel en course, surtout lorsque la victoire semblait lui échapper. La direction de Koehler-Escoffier/Monet Goyon auxquels il a pourtant rapporté plusieurs titres de Champion de France lui fait savoir son mécontentement. Ainsi on va le revoir sur Saroléa en 500 avant qu'il ne revienne chez les Mâconnais. Mais entretemps il va porter en 250 les couleurs d'un modeste mais talentueux ingénieur d'origine italienne, Giuseppe Remondini créateur de Jonghi dont le pilote Louis Jeannin sur une 250 double ACT a été le seul Champion de France nommé en 1935. Les autres marques en 350 et 500, peu désireuses de combattre dans les trois épreuves du championnat, ont dispersé leurs pilotes dans des courses plus lucratives en termes de retombées publicitaires er commerciales. Pourtant Jeannin va être "remercié" de façon détestable par les dirigeants de Prester qui ont repris la marque Jonghi. Georges Monneret, plus valorisant en termes "médiatiques" et commerciaux prend sa place. Malgré quelques victoires, dont l'une le 6 septembre à Montlhéry, (photo ci-dessus) le titre 250, disputé sur une seule épreuve (!) lui échappe en 1936.

Monneret 1938 Bol d'or623

L'endurance n'était pas la discipline préférée de Monneret, mais il tenta quand même le Bol d'or 1938 avec la 250 (Prester)Jonghi, une machine de Grand Prix ! En lutte contre des 500 Norton ACT dès les premières heures - à deux reprises il est en tête du classement général - il faiblit à la 5ème heure avant d'abandonner à la 6ème. Redoutable sur circuit de vitesse "Le coursier arabe de la route" (slogan de Jonghi) que Jeannin avait poussé à plus de 150 km/h dans des assauts contre des records mondiaux n'était pas fait pour les longues distances.     

Monneret 1938 Jo profil622

Associé à Barthélémy en 1935, Georges avait déjà battu les records de l'heure, des 100 kilomètres et des 100 miles pour Prester-Jonghi avec une 350 attelée à un sidecar Bernardet. Mais pour luiMonneret-1935-Jonghi-record-side-mr-658.jpg la grande affaire va être le Fonds de Course de 1938. Un chèque de 150 000 F (somme réunie par souscription auprès de l'Automobile Club de France) ira à la machine qui couvrira 20 tours du 6 km 283 de Montlhéry à la moyenne établie d'après le record du tour du Grand Prix de France de 1938 et dans une cylindrée au choix du candidat. La marque gagnante doit s'engager à construire une ou plusieurs motos qui seront "susceptibles de faire triompher nos couleurs dans les grandes compétitions internationales".       Monneret 1938 Jong saut621 

 

 

Le Grand Prix de France 1938 étant supprimé, on se rabat sur celui de 1937. Monneret choisit la moyenne des 250, soit 113,605 km/h et se met en piste avec la Jonghi. Dans des tentatives contre le record de l'heure et des 100 miles il a atteint plus de 170 km/h sur l'anneau de Montlhéry déjà en mauvais état au point qu'il décolle de la selle au passage des raccordements. Comme d'habitude, il est vêtu "sportivement" avec un pull-over censé améliorer son aérodynamisme tout comme les élastiques autour des cuisses. Il ajoute encore des lauriers à son palmarès de records assez bien fourni, mais c'est le Fonds de Course qui l'intéresse...

Monneret 1938 Jongh vite620

En octobre 1938 il remet ça, toujours à Montlhéry et le 25 du mois, malgré une chute, il atteint son but de justesse à la moyenne de 113,788 en 1 h 6' 15''. Pour l'occasion, la Jonghi avait retrouvé, hormis la roue arrière flasquée un aspect de moto presque normale grâce à ses garde-boue, un beau frein avant et un vrai émail sans doute noir avec filets or, comme sur toutes les Jonghi.    

Monneret 1938 Jonghi pèr619

 

   Sourires après la réussite de Georges Monneret félicité par Delphin son père sous l'œil de Giuseppe Remondini (à droite) génial créateur de la machine gagnante du Fonds de Course. Derrière lui se tient l'un des frères Eichel, propriétaires de Prester-Jonghi. Seule ombre au tableau, en 1939 Louis Jeannin fera remarquer que la moyenne qu'on avait choisi de dépasser était inférieure à celle que lui-même, sur Jonghi, avait signée au G.P. de 1935 soit 116,472 km/h, une paille ! Pas très bien menée, toute cette aventure se terminera bizarrement car le chèque de 150 000 F se volatilisera dans la faillite de Prester-Jonghi, au grand chagrin de Georges qui avait négocié que cette récompense lui reviendrait en totalité. L'avenir de la moto de course qui devait "faire triompher nos couleurs" était passé à la trappe. 

 

Monneret 1939 Reims M-Goyon cassée

Mauvaise surprise au G.P. de Reims le 9 juillet 1939 lorsque le cadre de la Monet-Goyon se rompt juste au-dessous de la colonne de direction. Sensations assurées ! Mais Georges n'a pas l'air plus impressionné que ça, pourtant il était alors en deuxième position (Photo archives F.-M. Dumas).

Bientôt la suite, gardez l'œil ouvert !   

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 17:44

Chanel Bouchon   Chanel Triumph  À propos de cafras et prépas, un sommet du ridicule vient sans doute d'être atteint* avec cette Triumph constellée du sigle d'une maison de mode bien connue. On le trouve des deux côtés des carters-moteurs, en fond de compteur, sur le "verre" de phare, sur le dosseret de selle, la grille des échappements. Ne quittez pas l'écoute, je pressens bientôt une machine (Harley-Davidson ? Ducati ? Triumph ?) entièrement peinte aux couleurs de Louis Vuitton, couleur et surtout sigles, bien sûr.

* Là, je prends un risque car comme disait l'autre : "Les publicitaires, ça ose tout, c'est même à çà qu'on les reconnaît !". 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 15:41

Karim 1   Quelqu'un qui court à côté d'une moto pour la faire démarrer, ce n'est pas un spectacle courant *. Dans une rue de Paris, ça l'est encore moins, surtout si la bécane en question est une Peugeot** des années 50. Pourtant c'est ce que j'ai vu un mercredi matin, mais de trop loin pour entamer une conversation et taper la photo. J'étais en train de discuter avec l'épicier du coin afin de savoir si on connaissait l'homme dans ce quartier. Ma chance ! Le voici revenir à pieds sur le trottoir derrière nous, poussant sa moto avec une fillette juchée sur le porte-bagages. Elle, c'est sa fille Lys que son père, Karim, ramenait de son cours de danse - d'où le mercredi - sans doute l'unique jour où je pouvais rencontrer ensemble la Peugeot, son pilote et Lys en prime. À l'heure des amateurs de cafras et autres prépas au look vintage *** Karim roule sur une authentique moto ancienne et il roule tous les jours sans rouler des mécaniques pour autant. On voudrait voir la tête des copines danseuses de Lys à la sortie du cours lorsqu'elles la voient partir sur cette moto avec son père !

* Même plus en compétition. ** Une Griffon en réalité, mais c'est kif-kif Peugeot et elle démarre sur trois mètres de poussette. *** Un coup de bombe noir mat sur le moteur, une bande de toile amiantée autour des échappements, guidon retourné vers le bas, garde-boue arrière coupé... comme au temps des Mob et Peugeot 103 à guidons torsadés ! V'là aut'chose à propos de "temps", je lis dans le dernier Moto Journal qu'un amateur de petites vieilles est un youngtimer. Je connaissais déjà oldtimer = un vieux radoteur, genre celui qui vous raconte sans fin sa guerre, ses mariages, ses accidents et autres diverses aventures, mais là le doute m'habite, un jeune radoteur ? Pour ma part, c'est plutôt flatteur, mais pour des jeunes "en vrai" ?

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 17:31

Découpi sidecar Valentine  Le découpi est souvent porteur de messages amoureux comme celui-ci édité à l'occasion de la Saint-Valentin et qui vient de Grande-Bretagne. Il s'ouvre en deux et on lit alors : "To my Valentine, with me the paths of joy you'll find for we'll leave all cross-roads behind". En gros ça veut dire qu'il va la conduire sur la route du bonheur en évitant tous les obstacles. C'est pas un mignon motard, ça ?

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 17:25

Un frisson a parcouru la salle bourrée à craquer d’un public formé de plus de curieux que d’amateurs prêts à faire cramer leur carte bleue. J’ai même cru entendre un applaudissement timide ou deux lorsque le premier lot de la vente a atteint 15 000 euros. Pas mal pour un side Zündapp KS 750 paraissant complet sinon sain. C’est que, sauf exception représentée par le chopper 1200 C de BMW, machine donc récente, tous les lots de cette vente portaient les stigmates de machines en voie d’épavisation à des degrés divers. Vu à cinq mètres, un side Steib pouvait faire illusion sauf qu’à un mètre on découvrait sur son flanc une découpe ressoudée plutôt mal que bien. Tel moteur de BMW R75 n’avait qu’un seul cylindre, donc toujours flat mais pas twin. Un examen plus attentif révélait des pattes boulonnées ou soudées au petit bonheur, des Serflex ficelant des câbles, des « accessoires » dont on cherchait l’utilité, bref du vrai bric-à-brac. Dans mon enfance, d’un gamin qui cassait ses jouets les plus solides, on disait « qu’il gâterait un tank ». Le défunt propriétaire de toutes ces machines amassées durant des années et laissées à la merci des intempéries devait être de cette famille.

Après un départ en fanfare, la suite de ces enchères promettait d’être épique. Elle fut plus calme mais surprenante autour de certains lots. Résumé de ces heures à propos d’une vente comme on n’en verra  pas de semblable avant longtemps.Zündapp à 15 000La Zündapp KS 750 et ses (trop) nombreux accessoires qui a ouvert la séance : 15 000 euros. Vu leurs différences de couleurs, on suppose que la moto a fait campagne en Europe alors que le sidecar a connu la Russie ou l'Afrique du Nord avec Rommel. Un tuyau, si vous en voulez une belle refaite à neuf, il en traîne une sur le Net : 50 000 euros ! Le vendeur précise "Curieux s'abstenir ainsi que les faibles pécuniairement", on n'est pas plus clair...Gnome fche cassée

Surchargée d'équipements disparates, la Gnome-Rhône 800 AX2 n'était mobile que sur une plate-forme à roulettes. La faute en revient à sa fourche aux biellettes cassées. Verdict : 8500 euros.

           Gnome Dell'Orto  

 

 

 

Camouflage qui semble sorti d'une soirée d'Halloween sur cette malheureuse 750 Gnome-Rhône XA affligée d'un pare-brise sur sa caisse de sidecar type Dragons portés (6000 €), ci-dessous. Ses deux carburateurs sont des Dell'Orto alors que d'origine la XA n'a qu'un seul carburateur. Passons sur l'incongru "Panzer 1940" peint sur la caisse, mais quel cynique esprit tordu a pu avoir l'idée de l'inscription "Arbeit adelt" (Le travail anoblit), ignoble allusion à celle qui surplombait l'entrée des camps nazis d'extermination comme Dachau ou Auschwitz : "Arbeit macht Frei" (Le travail rend libre)...

Gnome le travail rend noble

BMW 1200 Chopper  

 

La 1200 chopper n'était déjà pas une réussite sur le plan esthétique, mais celle-ci est carrément massacrée (2800 €). On y retrouve la trace des obsessions de son propriétaire. L'espèce de bouclier à l'avant du sidecar est la partie supérieure découpée d'un fût de carburant avec les inscriptions "magiques" : Wehrmacht et 1944

BMW TAV plan géné-copie-1

Contrairement à ce que j'ai cru et écrit dans la présentation de cette vente (voir Stalingrad : le retour) l'entraînement de la roue avant de cette BMW R75, s'il est bien hydraulique ne prend pas son mouvement de la roue du side. C'est une pompe avec moteur électrique fixée sur le marche-pied de celui-ci qui effectue ce travail, via une roue à aubes (?) ou plutôt des engrenages. En effet, BMW TAV frein AVdeux gros graisseurs ornent ce qui fut le tambour de frein d'origine et qui peut maintenant contenir une couronne de grand diamètre. Si son nouveau possesseur a l'audace de mettre le nez dans ce mécanisme, on aimerait bien qu'il nous fasse profiter de sa BMW TAV pompescience. Toute autre explication est bienvenue et ce blog accueillera volontiers quiconque se sent qualifié pour nous éclairer.  Cependant il faut noter que l'innovation ne paie pas et cette machine n'a pas dépassé les 12000 euros.     Zündapp camping bike-copie-1

Les enchères, c'est comme à la Bourse : les vraies valeurs gardent une bonne cote et les Zündapp en particulier, peut-être à cause d'une certaine sophistication technique : fourche originale et châssis de sidecar signé Zündapp et non Steib comme sur la rivale BMW R75. Ainsi de cet attelage Zündapp KS 750 qui a atteint 14 000 euros malgré une caisse pour le moins fantaisiste. Ce qui en fait une camping-bike ma foi fort présentable. Ou encore une niche à chien. À chien de berger. Allemand, de préférence...

Remorque à 2300  Les spécialistes débattent depuis plus d'un demi-siècle afin de déterminer si cette petite remorque était prévue pour être attelée derrière un sidecar militaire BMW/Zündapp ou, exclusivement derrière une Kettenkradrad, la fameuse moto-chenille qui, comme on sait n'a rien d'une moto à part la roue avant et un guidon. Pas d'état d'âme pour l'amateur qui l'a acquise contre 2300 euros, soit 500 euros de moins que la 1200 C... Il est vrai que cette remorque n'a pas trop été "personnalisée" comme les autres véhicules et c'est sans doute ce qui a justifié son prix. Auquel il faut ajouter, comme sur chaque autre lot, 14,35 % de frais de vente.BMW R75 profilAvec 15 000 euros, cet attelage Steib BMW R75 à atteint le même prix que la Zündapp qui a ouvert la vente. Les tubes noirs autour de la fourche se rabattent vers l'avant à l'horizontale et devaient être utilisés pour déplacer l'ensemble accroché derrière une voiture ou un autre side. BMW Harley Partie à 1500 euros Zündapp crâne mascotte c'est (à gauche) l'OVNI de ces enchères : une R50 équipée d'un réservoir et d'une fourche de Harley-Davidson Heritage avec un guidon et un levier de frein avant de même origine. Cette profusion de chromes au milieu de sobres teintes militaires faisait presque mal aux yeux. Son sidecar est un classique Steib avec châssis idem. À droite, sur ce phare, un accessoire témoignant toujours du goût spécial du propriétaire... À l'arrière-plan, un insolite insigne des Arts & Métiers (?).                                              BMW R12 Steib obus

La machine la plus "normale" de toutes était cette BMW 750 R12 paraissant en bon état sous des oripeaux de cuir durci au froid d'un quelconque Rallye des Éléphants. Le Steib à carrosserie Obus n'était pas mal non plus bien qu'orphelin de son siège avec dossier. Il a dû contribuer pour une bonne part à l'enchère gagnante : 9 500 euros.                                                                                                     Zündapp KS 750side nu                                 Cette Zündapp KS 750 amputée de la caisse de side permet de voir un châssis construit par Zündapp. C'est un modèle plus recherché car la suspension de sa caisse est assurée par de "nobles" barres de torsion au lieu des ressorts à lames du Steib d'origine monté sur les BMW. Jugées trop onéreuses par les autorités militaires, les barres de torsion feront ensuite place aux ressorts à lames comme chez le constructeur rival. Adjugée à 12 000 €

Zündapp K600

Presque équivalente à la BMW R12, la Zündapp K600 est une latérales sans prestige guerrier, bien qu'utilisée par l'armée allemande comme toutes les motos que le pays produisait. 6000 €.

La vente des motos se poursuivait par celle de divers objets dont beaucoup en lot. Ainsi, 6 ou 7 boîtes de vitesses et carters-moteur de BMW R 75 présentés sur palette sont partis sur une coquette enchère de 7000 euros. Assez surprenant - pour le néophyte - un pied-support de mitrailleuse MG 42 a fait 1100 euros. Là, faut-il le préciser, on entre dans un domaine très, très éloigné de celui de la moto...

                                        Etude Kahn-Dumousset

Instant de détente pour l'Étude Kahn-Dumousset avant de déclencher "le feu des enchères" dont tous les résultats sont publiés sur leur site

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 15:19

HD Bell & Ross582 Si la presse généraliste, dite d'information (un terme de plus en plus dévoyé) continue comme ça, cette rubrique va devenir monomarque, à la rigueur bi-marque car Ducati ne laisse pas sa part à Harley-Davidson lorsqu'il s'agit d'occuper l'espace. De mon temps - rararaconte Pépé ! rararaconte nous Pépé! - les articles qui chantaient les louanges d'une marque, d'un produit, d'une vedette, d'une personnalité politique, etc, étaient accompagnés de deux mots : "Publicité rédactionnelle". Ce qui voulait dire que l'article à tonalité publicitaire était écrit par un journaliste de la rédaction. D'abord bien visibles, ces mots ont été imprimés dans des caractères de plus en plus petits. Ensuite on les a placés verticalement, dans la marge le long de l'article. Dans un magazine il fallait les dénicher entre deux pages, dans la pliure. Un jour, ils ont disparu, le monde publicitaire leur avait fait la peau. Les directions des journaux ont baissé les bras. À partir de là, l'argent de la pub dans un journal a eu plus d'influence que les lecteurs du même journal. L'étape suivante c'est au moment où les encarts de pub (ou les pages entières dans le cas d'un magazine) sont passés dans les pages de droite, là où se portent les yeux du lecteur lorsqu'il ouvre un journal. Auparavant, l'annonceur qui voulait "la page de droite" devait payer un supplément d'un montant assez dissuasif pour que cette dérogation reste exceptionnelle.

Dans le cas de ces deux articles concernant Harley et Ducati pas d'ambiguité. Ils sont extraits d'un numéro "Spécial montres" de Next le mensuel édité par Libération et sous une forme luxueuse, 40 pages toutes en belles photos couleurs en hélio, format Libé. C'est que de la pub, mais comme c'est un supplément gratuit..Au cas où vous l'ignoreriez (moi le premier), Bell & Ross fabriquent des montres. Leur modèle baptisé BR01 Carbon, "l'instrument icône" de B & R selon Libé, a retenu l'attention de Shaw Harley-Davidson, gros concessionnaire britannique qui en a équipé une FXSTB Softrail Nightrain (ouf !). Car, figurez vous, sur cette bécane qui doit naviguer dans les 20 000 roros il n'y avait pas de montre ! Shaw a donc fait tailler une console afin de fixer la montre sur le réservoir. La caractéristique des montres de chez Bell & Ross est d'avoir un boîtier carré et Shaw (rebellitude ?) a installé cette BR01 dans une console ronde. Cherchez l'erreur... (ndlr : si je peux me permettre, je trouve que choisir la Bell & Ross la moins chère à 2800 roros pour ce travail deDucati montre585 luxe, ça fait un peu mesquin sur une bécane qui doit valoir le double de son prix de base après être passée chez Shaw. Même qu'elle a des pièces en "carbone noir furtif"...). À propos de la Ducati, on appréciera le titre de l'article qui fait (involontairement on l'espère) référence aux "go fast", ces berlines allemandes surpuissantes qui transportent la drogue sur nos autoroutes à des vitesses prohibées, fracassant au passage les barrières de péage avant de disparaître dans la nature où on retrouve leur carcasse calcinée. Quand ils ont vu ça, ils ont dû être heureux chez Ducati et chez Tudor (c'est la marque de cette montre baptisée Fastrider).   

HD Ménibus gros plan584    Le compositeur Claude Debussy avait une formule très imagée, sinon correcte grammaticalement, pour stigmatiser la musiqueHD Ménibus583 sans intérêt du genre que celle qu'on entend aujourd'hui dans les magasins, aéroports et autres centres commerciaux, sans parler de certaines radios ou chaînes télé. De ce qui lui écorchait les oreilles en son temps il disait "C'est de la musique que c'est pas la peine". On ajoutera qu'il y a aussi dans la presse bien des photos "que c'est pas la peine" comme dans cette page du Magazine TV du Figaro. Pourquoi une Harley ? Parce que c'est à la mode, c'est moderne, c'est anticonformiste. Jusqu'à il y a peu les Harley sentaient le soufre, mais à force d'en voir ici et là, mises à toutes les sauces, elles vont finir par lasser. Elles vont se fondre dans le décor et avec elles ceux qui s'en servent de faire-valoir.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 16:47

Simoncelli-Libe.jpg  Cette fois, tout arrive, le titre de cette rubrique n’a rien d’ironique, juré, craché. Donc Hosanna à Libération ! Hosanna au Monde ! Hosanna (bémol) au Figaro TV ! car ces trois titres ont fait une bonne place à la motocyclette dans leurs colonnes. Marco Simoncelli, le chien fou des Grand Prix a droit à une page entière dans le quotidien Libé (1-2/10), et c’est la page « Portrait » qui d’habitude honore la boboïtude parisienne. Rien de fracassant sur ce pilote, mais un texte sympathique signé par Dino Di Meo, un presque compatriote. Pour le principe on chipotera sur le titre de la page : « Ça gaze pour lui », qui témoigne d’un coup de fatigue du titrier pas très inspiré sur ce coup. C’est sans doute aussi à Di Meo qu’on doit un articulet de 1/8ème de page avec photo sur la victoire de Johann Zarco en 125 au Grand Prix du Japon (Libé 3/10). Par contre ceci, et qui n’a rien à voir, on ne félicitera pas le correcteur de Next (supplément mensuel de Libération) qui a laissé dire à Baxter Dury, lequel « a des goûts musicaux datés mais stylés. Rien de ce siècle, que des classiques » précise Next, qui lui a donc laissé dire : « Coltrane était un trompettiste incroyable. Cette chanson est une valse parfaite ». C’est vrai que John Coltrane était un génial monument, surtout en trio avec Django Reinhardt aux congas et Pablo Casals à l’harmonica… La « chanson » en question, c’est « My favourite things », un chef d’œuvre. Pourtant Dury n'est pas le dernier des imbéciles s'il faut en croire ceux qui récemment on désigné comme Disque du Mois un de ses albums (aussi des "chansons" ?).  On en est là dans la musique de ce siècle…

Marco 'Sic'  Simoncelli 1987 - 2011

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 09:08

x zundapp-k750-avec-side-car-et-panier-1312550060474314  Stalingrad ou le "Jurassic Park" de la moto militaire allemande. Sorties dont ne sait où (enfin, on a sa petite idée), une dizaine de flat-twins soit quatre Zündapp KS 750, autant de BMW R75 plus deux R12 de la même usine vont être vendues aux enchères le mardi 11 octobre. Pour faire bonne mesure, la construction française dans le genre est représentée par deux Gnome-Rhône 750 AX2 attelées comme toutes les autres. Divers lots supplémentaires - il y en a 62 au total, motos comprises - proposent des pièces de toutes sortes en liaison avec la moto d'une façon générale : châssis de sides sans caisses, caisses sans châssis, lots de boîtes de vitesse, de carters-moteurs, de culasses, etc. De quoi compléter certaines des machines proposées qui ont subi des outrages irrespectueux des canons de la restauration, c'est le moins qu'on puisse dire. Leur propriétaire était beaucoup plus intéressé par le "passé" de ses motos que par leur technique. Et il n'était pas gêné de les affubler d'accessoires totalement anachroniques ou de piètre intérêt (clignotants), voire d'un goût douteux (tête de mort "mascotte" !). Et on passe sur les leviers anglais au guidon avec poignées tournantes Saker françaises et d'après-guerre sur des BMW et Zündapp...

  x BMW R12 Steib obus x BMW R75 autre

x BMW R75 traction AVCi-dessus, Une Zündapp KS 750 "décorée" d'affûtiaux guerriers qui n'ajoutent rien à son genre de beauté (le mannequin fait partie du lot). À gauche, un Steib attelé à une R12 et, à droite, une R75 presque "normale".

 

 

Parmi tous ces oiseaux rares, il y a encore plus rare (ci-contre), une transformation due à un mécanicien amateur : une BMW R75 à trois roues motrices ! Elle était connue de quelques amateurs dans la proche banlieue nord de Paris, mais oubliée depuis des années. Jusqu'à plus amples informations, un système hydraulique prend son mouvement sur la roue du side (motrice) pour le transmettre à la roue avant de la moto. Un rêve que bien d'autres ont poursuivi pratiquement depuis la naissance de la motocyclette. Plusieurs l'ont atteint depuis, sans doute par des moyens moins rustiques. Quoique...

Pour convertir vos économies en bon acier allemand (un peu en acier français), rendez vous le mardi 11 octobre à 14 h au 17, rue de la Montjoie, 93210 La Plaine Saint-Denis. L'exposition se tient le matin du même jour et à la même adresse de 9 à 12 h. La Société des Ventes Volontaires Kahn-Dumousset qui procède à cette vacation précise que les véhicules sont vendus sans carte grise ni immatriculation, en l'état et sans garantie (frais de vente 14,5 %). Pour en savoir plus et voir chacun des 62 lots proposés, le catalogue est en ligne sur internet à l'adresse de l'étude de MM. Kahn-Dumousset qui répondent aussi au téléphone : 01 47 70 82 66 x gnome-rhone-ax2-nombreux-bricolages-1312550063307331      x gnome-rhone-ax2 verte                 Les deux Gnome-Rhône AX2 n'ont pas été plus respectées que leurs homologues germaines...

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 17:09

Paulette Serge Lido534La grande actrice Paulette Dubost qui vient de mourir à 101 ans doit avoir une place dans nos mémoires, non seulement pour ses films mais aussi pour le coup de pouce qu'elle a donné à un véhicule qui fait partie de l'histoire motocycliste malgré ses 4 roues et sa carrosserie. Ce microcar est l'œuvre de M. Robert Hannoyer qui l'a baptisée Reyonnah (son propre nom écrit à l'envers) en 1950 où elle fit son petit effet au Salon de Paris. L'idée de son concepteur était de produire un véhicule facile à garer non seulement dans la rue (la circulation n'y était pas si dense), mais aussi chez soi. La crise du logement qui sévissait en France au lendemain de la guerre entraînait aussi un déficit de places de garages dans les villes.  Robert Hannoyer créa donc une voiturette que l'on pouvait garer dans sa salle à manger, au pire dans un couloir. Par un système mécanique de parallélogrammes, les roues avant se repliaient sous le nez de la Paulette Foto Reyonnah537Reyonnah. Les deux roues arrières étant très serrées, l'encombrement hors-tout était celui de la carrosserie qui pouvait accueillir deux personnes, mais l'une derrière l'autre. Réduite de moitié, laPaulette Reyonnah536 largeur passait de 1,45 mètres à 0,75 soit la dimension de la porte d'entrée du jardin d'un pavillon de banlieue, où celle du pavillon lui-même ! Le problème était que si l'accès à cette porte était commandé par une volée de marches, il fallait s'accommoder des 200 kg de la machine... Ce poids imposait aussi un gros effort aux 8 chevaux du bloc-moteur 175 cm3 A.M.C. à soupapes en tête. Mais Robert Hannoyer ne recherchait pas la performance, avançant un 70 km/h peut-être optimiste. Jusqu'en 1954, une douzaine de Reyonnah furent produites, reyonnah microcrarmuseumn'ayant subi que des changements esthétiques (dessin des roues de 4'' x 15, capote de toit). Outre un prix coquet demeurait son principal handicap, c'est à dire l'absence de portières, obligeant le conducteur à une gymnastique aidée par deux marche-pieds fixés sur le flanc droit de la carrosserie. Un spectacle qui devait rassembler une petite foule d'amateurs au cas où une dame en jupe accédait à la place arrière...   

Photos - En haut : Paulette et sa fille au Concours d'élégance du Bois de Boulogne puis, en-dessous, dans le cadre du casino d'Enghien. La photo du moteur est extraite du site internet Microcarmuseum.com                                        

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