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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 18:53

Ago annonce731

CE QUI S'EST PASSÉ JUSQU'ICI : Rinaldo (Ago) se révèle excellent pilote et il est remarqué par un grand constructeur. Cependant son cœur est partagé entre deux femmes et il se trouve affligé d'un demi-frère plutôt filou. De plus, son père avec qui il est brouillé voudrait obtenir son pardon. Autrement dit ça se complique...Ago 22724

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La suite au prochain numéro !

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 18:24

BMW 1925-5

Manet Edouard Le D jeuner sur l Herbe The Picnic 1

      En 1925, BMW envoyait à ses amis et clients une invitation sous forme d'un livret illustré de scènes bucoliques parmi lesquelles celle ci-dessus. Intitulée "fröhlichen picknik" (joyeux pique-nique) elle est très nettement inspirée du "Déjeuner sur l'herbe", célèbre tableau d'Edouard Manet. Sauf que la moto chez BMW tient le rôle de la demoiselle de l'arrière-plan chez Manet et qu'il manque la dame nue. Un peu étonnant de la part des Allemands qui ont tant proné (encore aujourd'hui ?) les joies et les bienfaits de la nudité du corps humain en communion avec la nature ou sur les plages ventées de la Baltique. (Doc. Archives F.-M. Dumas) 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 17:56

HD WL 2Normalement les Harley-Davidson sortent au soleil du printemps, c'est bien connu du moins à Paris. Mais voyez-donc ce que j'ai trouvé sur le trottoir en allant acheter mes salades au Marché de la Place des Fêtes ce dimanche matin. Pas besoin de vous en dire plus sur cette brave latérales qui pose par ailleurs une question grave : le réchauffement climatique n'est pas une sornette la preuve, il arrive à dérégler le rythme biologique et l'horloge interne d'une Harley ! Ça mériterait une communication à l'Académie des Sciences...

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 10:21

Route Fleurie colorAu début des années 50, Bourvil jouait au théâtre dans une opérette qui connut un immense succès "La Route Fleurie" avec Annie Cordy et Georges Guétary. Il entrait en scène au guidon d'un scooter Bernardet (ci-contre) et c'est peut-être ça qui a donné l'idée à un photographe, ou à une agence de presse de ce sketch en photos publié dans la revue "Lectures pour tous". La date de parution n'est pas certaine. Il s'agirait du n° 8 de la revue en question (année ?) et la seule autre indication est l'immatriculation du scooter visible sur l'une des photos et qui date de 1953-1954. C'est au Salon de Paris 1953 qu'est sorti le scooter Lefol curieusement choisi pour cette séquence humoristique - Bourvil oblige - alors que Vespa et Lambretta dominaient le marché. On peut supposer un souci patriotique de soutenir l'industrie française, mais il semble que dans les dernières représentations de "La Route fleurie" des Lambretta étaient utilisés. Sur le net on trouve une séquence où on en voit quatre en scène. (Les légendes des photos ci-dessous sont celles de Lectures pour tous).

Bourvil 1709

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... ET VOICI UN HISTORIQUE DE POCHE

Lefol 1ère version entie719

Dans une première version qui donnera lieu à l'impression d'un prospectus, ce Lefol est baptisé Aero-Scoot. Il se compose de trois parties : avant, plancher, arrière que l'on sépare en retirant quatre longues broches transversales. Il peut aussi se replier pour le transport et le rangement. Bourvil a sorti le sien du coffre d'une voiture, mais il s'agit d'une volumineuse Chrysler.... Enfin on évoque aussi l'inévitable parachutage" (appel du pied aux militaires ?) car grâce à un large emploi de Lefol 1ère vers plié720l'aluminium son poids ne dépasse pas 55 kg. Le moteur est un deux-temps 98 cm3 Sachs à deux vitesses commandées à la main par un système à gâchette, ce qui explique la présence d'une seule commande au pied pour le freinage arrière. Ce prototype conforme au brevet (voir la revue du Motocyclettiste n° 102 dans lequel Jean Goyard détaille l'évolution du Lefol à travers les âges) restera à l'état de proto et le prospectus qui le présente semble avoir été très en avance puisque le modèle du Salon ci-dessous qui a été croqué par Daniel Rebour (in Le Cycle octobre 1953) est déjà différent. Plus de télescopique ni de Sachs allemand mais un Comet 98 deux-temps fabriqué par Le Poulain avec 2 vitesses commandées par deux pédales au talon, tout comme le frein arrière. La fourche toujours à épaulement est du principe à roue poussée sur de courtes biellettes avec des ressorts travaillant à l'extension et il est probable qu'elle offre un plus grand débattement générateur de confort sinon de tenue de cap... La structure en tubes qui la supporte est d'un nouveau dessin et incorpore un petit porte-bages. Ah oui, on allait oublier ! Le moteur est dissimulé par des lamelles en caoutchouc et ce sont des sandows qui maintiennent en place un coussin prévu pour deux personnes. 

Bourvil dessin 1953717

Jacques Lefol poursuit son idée et propose ensuite un Scoot-Air ci-dessous, le seul qui semble avoir connu une petite (très petite) commercialisation. La machine est toujours démontable mais la structure en tubes fait appel à des longerons et à des profilés en alliage léger. Le tableau de bord-tablier incorpore un phare rétractable et un avertisseur en symétrie. C'est un modèle de ce type qui a survécu pour le plus grand bonheur de Jean-Louis Peniguet qui, bien sûr, recherche tout renseignement sur sa machine. Vous avez ça en magasin, alors vite transmettez votre science à jeanlouis@peniguet.com 

Lefol couleur pub718

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 18:59

Aujourd'hui, le métier de champion motocycliste s'apprend tôt, surtout chez les Américains. Mais il se pourrait que notre Jojo national ait pris les devants. D'autres "enfants motards" ont existé et Moto Revue en compte plusieurs dans un numéro de 1937. Tous sont montés sur des machines à leur taille construites par leur géniteur. Cependant, hormis Toto Marnay, peu auront la carrière des jumeaux Monneret qui se font connaître à quelques semaines de l'article de Moto Revue qui a peut-être "énervé" Georges Monneret car ses rejetons n'étaient pas cités. D'emblée, Pierre et Jean se distinguent par leurs motos qui ne sont pas taillées sur mesure comme on l'a vu écrit, ce sont des M.R. (Mandille et Roux) à moteurs Sachs 98 cm3. À plusieurs reprises, ils démontrèrent leur précoce talent sur piste comme en témoignent ces photos d'amateurs et une photo de Presse. EN ATTENDANT LA SUITE DES AVENTURES DU PÈRE...

Jean seul7051937 : Jean au pied de la terrasse de La Potinière, le restaurant de l'autodrome de Montlhéry. Sa machine est le modèle Passe-Partout D2 sans kick-starter et à deux vitesses répondant à la définition "Vélomoteur" selon la loi : sans permis, sans immatriculation, sans limite d'âge (!).

Pierre seul706 

 

Toujours à Montlhéry autour du restaurant, Pierre est sur une machine identique à celle de Jean. C'est l'A.G.A.C.I. (Amicale Générale Automobile des Coureurs Indépendants), club destiné à promouvoir le pilotage automobile, qui a organisé une journée sur le routier avec les jeunes Monneret en "vedettes américaines". Ils seront présentés par René Dreyfus, le "millionnaire" du Fonds de course remporté avec sa Delahaye. On les revoit le dimanche 26 septembre 1937 à la course de la Côte Lapize où "ils luttent sur toute la longueur du parcours" nous apprend Moto Revue qui ajoute : "Malheureusement des ennuis de carburation leur ôtèrent tout espoir de pulvériser le record de leur père...).

Pierre Jean707

Autant Jean, à gauche, a l'air "souple et décontracté", autant Pierre est sérieux et concentré comme le vrai "pro" qu'il deviendra 10 ans plus tard (ces jumeaux sont nés en 1921).

Monneret Jean 1937703

Pierre à pleins gaz sur le routier, probablement au départ à la Côte Lapize, comme sur la photo précédente. À moins qu'il ne s'agisse de Jean ?

Monneret Jean & Pierre704 Quelques années plus tard (en 1945 selon la légende manuscrite suivie d'un "?" au dos de la photo), les tenues sont devenues plus motocyclistes pour une exhibition sur la piste du Parc des Princes. Dotées de roues plus grandes les machines sont toujours des M.R. mais du Type D1 à bloc-moteur Sachs 98 sans kick et deux vitesses. Prix en 1938 : 3100 F. Disponible en option, le kick augmentait la facture de 350 F.  

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 16:41

Aer Nibart

Sur le stand d'Alain Nibart, pape de l'Aermacchisme tricolore (c'est lui à gauche, sans sa tiare), la machine d'Imre Borsay sauvée in-extremis des mâchoires de la broyeuse après le décès de son propriétaire. Pour connaître un peu de l'histoire de cette valeureuse et historique 250 culbutée, se reporter à l'article publié par Zhumoriste le 20 octobre 2011 (Aermacchi millionnaire).

Lurquin-moteur-150.jpg

 

 

 

La moto la plus ancienne du Salon était à voir sur le stand des "Bleus" du Club Motocycliste de la Police Nationale. C'est une monocylindre à soupape automatique marquée L.C. ou Lurquin-Coudert. Cette marque est celle de pionniers dans l'histoire de la moto française. Le nom de Coudert se retrouve dans le palmarès des premières courses de côte et vitesse du début du XXème siècle. Par chance, et à l'exception de sa magnéto qui a quitté sa sangle de fixation à l'avant du carter-moteur, elle paraît bien complète. C'est heureux car les exemplaires semblables et connus se comptent sur les doigts d'une main. La fourche avant suspendue sur ressorts à lames est une adaptation de l'époque (Collection du Musée de la Moto de Marseille).

Lurquin plan généIntéressant "accessoire" d'époque : une trappe dans le tuyau d'échappement se ferme par un volet que l'on fait pivoter du bout de la chaussure. On obtient ainsi un échappement libre propre à "libérer" les chevaux du moteur et à faire fuir les chiens errants amateurs de mollets motocyclistes !

TRIBSA-solo-150-BIS.jpgDu mollet, justement il en faut, et un gros, plein de muscles pour démarrer la "750 TRIBSA Catalina Scrambler" avec ses 8,6 à 1 de taux de compression. C'est Fabrice 'Norman-Scramble' Bazire qui l'a construite en piochant dans ses réserves de (bonnes) pièces : cadre de BSA type A7 et moteur d'une 750 Triumph de 49 chevaux. De quoi s'amuser dans les chemins de sa campagne normande en attendant la 2ème édition de l'épreuve magique de Catalina Island qui se courra en 2013 et à laquelle Fabrice compte bien participer. D'ailleurs il s'entraîne aussi à porter le costume local (ci-dessous) pour se mettre dans l'ambiance. 

TRIBSA Bazire

 

 

Parmi les bonnes pièces de cette TriBSA, on remarque une fourche Husqvarna de 1972, des amortisseurs Bilstein "habillés" en Girling, un réservoir BSA, des moyeux et la selle de même origine. Un an et demi de travail avec des heures sans fin à l'atelier et une addition de 7000 euros. La plus grosse modification a porté sur la culasse pour lui adapter un seul carburateur en place des deux d'origine (pour plus de détails et si vous êtes accro aux images sur papier, reportez-vous au n° 59 de Moto Revue Classic à réclamer chez votre marchand de journaux favori ou chez l'éditeur).  

AJR Bultaco

MV replicas

 

 

Il y a quelques années, deux hidalgos aussi barcelonais que fortunés, MM. Armando Moli et Javier Perez de Vega, décidèrent de s'associer pour faire revivre la mythique marque Bultaco. Ainsi est née AJR formée des initiales de leurs noms avec l'ajout d'un 'R' pour Replica. Aujourd'hui, à leur actif ils ont une Bultaco 350 TSS après des machines de cross et la fameuse Astro (prospectus d'époque ci-dessous). Cette 250 fit en son temps le bonheur des Américains adeptes du short-track dans les années 70. Avec 42 chevaux et un poids-plume il y avait de quoi s'amuser... Et aussi se faire peur si l'on en croit les commentaires actuels sur les forums par d'anciens coureurs américains qui ont utilisé cette bombe. Curieusement tous regrettent de s'en être séparés : c'est ce qu'on appelle l'amour-vache !

Bultaco-Astro-BON.jpg   

AWO 425

Une rareté de l'Est, la AWO 425 S (250 cm3 culbutée), lointaine cousine allemande des BMW monocylindres. Connue en France sous le sigle Simson, elle était dite "Importée d'Allemagne" par les Ets Bonnet sans qu'il fut précisé de quelle "Allemagne" il s'agissait. Une certaine confusion avec les réputées BMW, NSU ou Zündapp ne pouvant évidemment pas nuire au commerce surtout qu'à 305 825 F, l'Awo-Simson valait 60 000 F de moins que la 250 BMW. Récemment cette Simson se révéla assez excitante pour inspirer les spécialistes hongrois de www.mucechoppers.hu qui en ont fait ce chopper décoiffant (ci-dessous). À voir en détail et en action sur leur site ci-avant.

AWO-chopper.jpgMZ scooter

 

 

 

Avant d'être un monstre de la mythologie nordique puis un gugusse qui emmerde le monde sur les forums, un "Troll" a été ce scooter MZ de 150 cm3 qui a gardé le style de la marque par son phare caractéristique.

Ratier 500

Ratier deuxAu prix d'un long travail de restauration, Fabrice Bachelet peut enfin exposer sa Ratier 500 Type C5 (ci-dessus) en compagnie d'une "plus courante" C6 S dotée d'un superbe double-came avant de 200 mm (réservoir blanc). La C5 résulte du montage d'un moteur 500 dans le cadre d'une L7, la 750 latérales ex-Cemec. En 1958, aux 2 Heures de Montlhéry, Tano (André Nebout) termina 1er de la catégorie "Série" à 109,507 km/h devant trois concurrents classés dans une course limitée à 1 h 30 seulement car les organisateurs avaient dû multiplier le nombre des séries tant il y avait de concurrents : 145 au total ! Ci-dessous une photo d'usine de la C5.    

Ratier 500 foto700

Ratier catalogue699

Bien que figurant sur un optimiste prospectus de l'époque, la Ratier C5 ne connut pas la production en série.

Scott Marseille

Retour chez les "Bleus" qui abritaient une belle 600 Scott, elle aussi confiée par le Musée de Marseille.

Omegaj pg

Air + Perrine

 

Première apparition en public de la bombe préparée par l'équipe des Triplettes de Bellevile (qui sont  en réalité 4, comme chez Dumas... l'écrivain) pour leur prochaine saison de records aux États-Unis. Présence appréciable dans ce monde de brutes Perrine, fille de Jean Caillou, s'entraîne à son future rôle d'umbrella girl. Sur le sel et sous le soleil de Bonneville, c'est loin d'être un emploi "fictif" !

Omega Caillou

 

Dessiné à la main par Caillou (ces gens-là savent tout faire), voici le programme des Triplettes : 200 km/h, pas moins avec un 3 cylindres de construction française et avec l'aide de l'Institut Supérieur du Design de Valenciennes ! Il faut admettre que ça a une autre gueule que les élucubrations motocyclistes de certains designers auto-proclamés...                                                                                                                           Omega suspension         À gauche, vue imprenable sur le train avant qui dissocie suspension et direction. Pour en savoir (et en voir) un peu plus, prière de se reporter à l'article "Salon de Paris" daté du 29 novembre 2001 où la "Saline Airstream" était également exposée.

Trimoto bert

Le Trimoto Bert-Monet Goyon fait toujours son effet, et il devait en faire bien plus lorsqu'il était motorisé par un 350 ou 500 MAG culbuté comme le préconisait les Mâconnais dans leur catalogue.

Trimonet-BON-ctalog.jpg 

Triumph Thunderbird MotoMag

Le mensuel "Moto Magazine" jouait l'éclectisme en présentant deux machines d'esprit, de conception, de nationalité diamétralement opposés. Son stand était encadré par une Motobécane 125 D45 et cette magnifique Triumph 650 Thunderbird à moyeu arrière suspendu. Comme c'était le cas de beaucoup de marques anglaises, Triumph est venue chercher les lettres de noblesse de sa 650 en France, à la mi-septembre 1949 sur l'anneau de Montlhéry.

Triumph bon

Gilera Otto droit moteurLa Gilera 500 culbutée VT "Otto bulloni" doit son nom aux 8 boulons qui fixent le cylindre sur son embase en place de 4 sur une version précédente. De ce modèle sera dérivée la Saturno dont le moteur sera amélioré, entre autres par un cylindre qui incorpore le tunnel de commande des culbuteurs ainsi que les canalisations de graissage ici apparentes. La Saturno compétition grâce à sa tenue de route et à sa maniabilité compensant son handicap de puissance, fera parfois bien des misères à des pilotes de Norton Manx, principalement sur des circuits accidentés.

BMW R68Belle réplique de la BMW 600 R68 dans sa robe Six Jours Internationaux. Rêve de motocycliste français des années 50 avec ses 35 ch et 160 km/h, elle a été la machine de série la plus rapide de sa génération, Vincent excepté (Chez le spécialiste "Légendes" - à Sannois).

DFR-tout-.jpgLa tumultueuse carrière de la marque D.F.R. (Désert & de Font-Réaulx) est jalonnée de "coups" techniques comme cette 250 deux-temps compétition à refroidissement liquide. Conservée dans son état d'origine elle fait partie de notre patrimoine motocycliste dont nos gouvernants ne se soucient hélas guère, surtout lorsqu'on voit ce qui existe à l'étranger. On nous rétorquera que ce n'est pas le moment. À vrai dire, ça n'a jamais été le moment...  

Maico

Autre allemande peu commune, la 400 Maïco "Taïfun" twin deux-temps surprit par son esthétique et sa technique sophistiquée bien différentes des violentes machines de moto-cross qui allaient suivre.


Gillet twinFidèle exposant belge à Vincennes, Yves Campion avait apporté deux moteurs "découpés", des Gillet bien sûr, soit un mono culbuté et ce moins courant 720 cm3 deux-temps bicylindre qui fit le... bonheur des militaires belges puis... allemands ! Un autre scoop apparaissait de temps à autres sur son stand squatté par Rosy, animatrice chez Aermacchi qui a testé la position "recherche de vitesse" en selle d'une Gillet. Conformément à la loi française sur le respect de la vie privée, le visage de tous les spectateurs présents à l'image a été masqué (manquerait plus qu'on se paye un procès, nouzôtres !).

Aer Rose Gillet

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:31

Ducati Indiana gauche BON702 copie"Quand l'homme et la moto ne font qu'un. Docile et sure, rapide et fidèle, belle comme un pur-sang, solide comme un cheval de cow-boy, compagne idéale de tes aventures à la découverte de nouvelles frontières. Elle est dotée comme toutes les Ducati de l'extraordinaire moteur desmodromique, bijou de la technologie italienne. Pour rester en selle jusqu'au bout du monde... etc". On dirait l'argumentaire d'une scène de western-spaghetti avec Terence Hill et Bud Spencer, mais non, c'est bien le texte qui accompagne cette photo et de toute façon ce genre de western sévit de 1963 à 1977 alors que l'Indiana a vécu bien moins longtemps. Apparue en 1985, elle défunctait en 1988, n'ayant convaincu que 1304 amateurs dans ses différentes cylindrées de 350, 650 et 750. La police italienne hérita de deux exemplaires en 750. Drôle d'idée pour une administration censée en imposer au public par son sérieux, sans parler de l'effet sur les délinquants éventuels... Et plaignons le pôv' Fabio Taglioni qui a dû bien pleurer en voyant ce qu'on avait fait avec son fabuleux moteur !

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 11:53

Affiche-haut-BON-BON683.jpg En 1976, on n'y allait pas avec le dos de la cuillère lorsqu'il était question de promouvoir le port du casque. C'était une obligation depuis le 1er juillet 1961 et ce casque devait être d'un modèle agréé NF S 72-301. Mais cette obligation ne s'appliquait qu'en dehors des agglomérations et seulement aux motocyclettes. Les conducteurs de vélomoteurs y seront astreints en avril 1962. Il est devenu obligatoire en ville en 1973, ce qui explique probablement cette affichette en forme de piqûre de rappel...

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 19:08

Cette année, les thèmes du Salon du Bourget étaient "les scooters de l'inconnu" et "le Bol d'or des petites cylindrées". Ce qui a mit en vedette, entre autres, Rumi, M.V. en scooters et Gnome & Rhône, Libéria, New-Map, Motobécane dans une "fourchette" Bol d'or élargie (fourchette bol d'or, pas mal celle-là).Gnome + Baptiste

Dès qu'il est question de motos anciennes, qu'il s'agisse de démonstrations sur piste (Coupes Moto Légende à Dijon) ou d'un Salon (Bourget, Vincennes) Michel Baptiste est dans le coup. Pour Automédon, au Bourget, il a apporté trois de ses machines dont une course entièrement construite de ses mains car rien ne lui fait peur. Par exemple adapter une fourche Gnome & Rhône d'usineGnome Baptiste époque sur une partie-cycle de sa fabrication. Comme le diamètre de la colonne de direction "usine" était supérieur à celui de sa propre machine, il a tout simplement soudé l'une dans l'autre. Au préalable - ah, oui, quand même - il a fallu qu'il entaille la colonne "usine" sur une bonne partie de sa longueur et une moitié de sa circonférence. Mais quand on a connu les méthodes de travail (pipe et couteau) des coureurs des années 50 on ne s'épate de rien ou presque. Et pour prouver de quoi il parle, Michel Baptiste se déplace avec tous ses papiers et photos d'époque dont celle ci-contre, prise à Montlhéry bien sûr. Ainsi on peut comparer avec les machines qu'il expose.

Gnome écurie Baptiste

Le "Team Baptiste" voisinait avec la Gnome n° 40 du Bol d'or 1956 (on la retrouve plus bas) 

Gnome gazogène

Encore du Gnome & Rhône sur le stand du club du même nom. C'est une 500 latérales D3 qui date d'une époque beaucoup plus noire lorsque M. Michel Castiblanque convertit sa machine afin de la faire fonctionner au charbon de bois. Autrement dit, il lui greffa un gazogène, solution relativement courante entre 1940 et 1945 sur les voitures et les camions mais plus compliquée on s'en douterait à réaliser sur une moto. Une photo a immortalisé la machine dans ces années (ci-dessous) et on constate qu'elle n'a pas changé du tout depuis lors. Sur ce côté, on voit le générateur qu'on alimentait en charbon de bois (c'est le 1 du schéma ci-dessous).

1942 Gazo Casti solo

1942 Gazogène schémaLe fonctionnement d'un gazogène pour les nuls : 1 / Entrée de l'air et allumage du foyer. 2 / Générateur chargé de charbon de bois qui se consume lentement en produisant du gaz carbonique. 3 / Gaz chauds non épurés. 4 / Tube refroidisseur en arc de cercle qui passe derrière la moto (voir photos). 5 / Boîtier épurateur. 6 / Filtre. 7 / Trappe permettant à intervalles réguliers d'évacuer l'eau de condensation et les goudrons. 8 / Conduit de transport des gaz refroidis et épurés. 9 / Prise d'air additionnelle. 10 / Commande de l'accélérateur-mélangeur. 11 / Vers le moteur.

Siglé "Casti", l'épurateur volumineux est flanqué d'une petite turbine de forge (c'est le 9 du dessin) qui permet de forcer de l'air vers le cylindre, via le carburateur-mélangeur. 

Gnome gazo moteur

Gnome gazo pipe Y

 

 

 

M. Castiblanque a réalisé son travail avec les moyens du bord. Les tôles ont été prélevées sur des épaves de voitures (portières) et les tubes divers sont des tubes... d'échappement. Pour le démarrage, il fallait fonctionner avec un peu d'essence d'où la présence du carburateur dont on fermait ensuite l'arrivée de carburant une fois que le gazogène était bien lancé. Avant d'arriver dans le club Gnome & Rhône, c'est Didier Simon qui a reçu cette machine des mains même du fils de M. Castiblanque. Le club a remis en état la partie motrice avant de s'attaquer bientôt à la partie-cycle. 

Gnome Bol carénée

En 1956, Gnome & Rhône (encore !) créait la sensation en remportant la victoire au Bol d'Or grâce à l'équipage Dagan-Court dans la catégorie 175. Il n'y avait pas moins de 13 machines au départ et 8 à l'arrivée dans cette catégorie et la Gnome terminait 8ème au général sur 34 concurrents classés et à plus de 95 km/h de moyenne. 

1956 Gnome Bol385

Peu de temps avant le départ du Bol d'or 1956, l'ambiance est plutôt décontractée autour de la Gnome & Rhône, même pour le pilote (Dagan ?) cigarette aux lèvres. On remarque l'extrême fidélité entre la machine originale et sa réplique présentée au Salon (photo couleur précédente). 

Ducati usine 250

Outre le changement de propriétaire de Moto Revue, 1968 sera comme on sait une année chargée... En attendant mai, le Motocycle Club de France organise début avril ses Trophées qui ouvrent la saison de vitesse en région parisienne, à Montlhéry est-il inutile de le préciser. Sur 270 engagés, il y a 90 pilotes engagés sur beaucoup d'italiennes et quelques Bultaco, Yamaha et Kawasaki. Parmi les Ducati, cette Mach 1/S est l'une des 6 importées en France et que la Presse qualifie de "très rapides) au point qu'on peut les considérer comme des "compé-client". Pogolotti est le pilote de celle-ci que dans ces Trophées il mena à la 1ère place en National et à la 5ème derrière quatre Inters équipés de Yamaha (1er, Barbaroux), Kawasaki (2e, Blosser), Aermacchi (3e, Auréal), Yamaha (4e, Vergnais). 27 classés en tout.  

Magant cadre courbe

 

 

 

 

Joli travail sur le cadre et le réservoir de cette Magnat-Debon culbutée de 1920 pour abaisser la position en selle (Stand du Terrot Club de Ballancourt). Surtout célèbre pour sa fourche télescopique qu'on admire ci-dessous, Magnat-Debon n'était pas en reste avec son moteur à soupapes en tête. Cette technique exceptionnelle dans la production française de série n'était visible par ailleurs que chez Koehler-Escoffier, un genre de "cousin".

Magnat 1920 BON

Magnat 2 

 

 

 

 

 

 

Le Magnat-Debon 400 cm3 culbuté est l'un des plus élégants moteurs de son époque et sans doute l'un des plus puissants dans la fabrication française de série.

Rumi Formichino Tourdot

À l'heure où d'aucuns sillonnent la planète à moto suivis par une assistance en 4 X 4 (on ne parle pas ici du Dakar) et racontent leurs aventures à la télé chaque semaine, il est téméraire de s'engager dans un long périple sur autre chose qu'un flat-twin germain. Roger Tourdot voit les choses autrement. Ayant passé une bonne partie de sa vie a rouler sur des 125, il lui était impensable de changer de cheval, même pour réaliser ce qui lui trottait par la tête depuis bien longtemps : voir si le Cercle polaire est toujours aussi circulaire qu'on veut bien le dire. Ah, oui, il faut préciser qu'à ses yeux, en 125, il n'y a qu'une seule marque digne d'intérêt, c'est RUMI ! De plus, étant Président d'honneur du club du même nom, son choix n'avait qu'un nom : Formichino. La "Petite Fourmi" bardée d'une dizaine de sacoches et bidons (huile et essence), soit 190 kilos au total plus les 70 du pilote, tailla donc la route durant 7000 km. En plus des outils réglementaires, Tourdot embarquait un volant magnétique pré-réglé, des disques d'embrayage, des bobines d'allumage, divers câbles, etc, qui ne servirent à rien. Le seul problème rencontré fut le fait d'une vis de poignée de gaz desserrée. (Dans son numéro 161 d'octobre 2011, le mensuel Motos d'Hier a publié le récit détaillé des aventures de Roger Tourdot).    

Rumi Gobbetto

Autre bijou de la construction italienne, le Rumi 125 Gobbetto "Competizione" toujours aussi beau, toujours aussi rare (P.S. : un Tourdot farceur s'est caché dans le paysage, ami lecteur, sauras-tu le découvrir ?

Terrot VA 1937

Terrot 750 VA à soupapes latérales de 1937 : l'une des rares grosses cylindrées françaises de l'entre deux-guerres et probablement la plus moderne (Terrot Club de Ballancourt)

MV scooter

À cinq reprises M.V. tenta l'aventure du scooter : quatre fois avec un modèle différent mais motorisé par le même deux-temps 125 de 5 ch. Le dernier scooter de la marque sorti en 1960 avait un moteur de 150 cm3. Après un Type B de 1949 à coque auto-porteuse en tôle d'acier parut un C à châssis en tube. Un CGT allégé (ci-dessus) ne reprenait que l'avant de ses prédécesseurs. Le "A" sur le coffre arrière représente "Agusta" puisque le nom complet de la marque est "M.V. Agusta".

Monthlery-2009 01

New Map frein AV

 

 

 

En escaladant le Mont Ventoux en 1949, Jules Faure ne se doutait certainement pas que sa machine ferait encore le bonheur d'un pilote 60 ans plus tard. C'est à Roch Quatrefages (ci-dessus, au circuit de Mer), que revient le plaisir - et l'honneur - de mener cette 125 New-Map type BK 110 de 1947 dans les démonstrations d'anciennes. Une 125 qu'il a laissé dans son état d'origine ce qui permet d'apprécier le genre de modifications que chacun apportait à sa machine pour l'améliorer en un temps où une vraie moto de course coûtait une petite fortune et encore fallait-il connaître les méandres d'un circuit d'importation "parallèle".... Ce Jules Faure croyait énormément à la recherche de la performance par l'allégement de tout ce qui pouvait l'être. En témoigne le flasque de frein et son levier passés à la perceuse avec des forêts deNew Map moteur-copie-2 tous diamètres. Le carter de chaîne primaire a été épargné de justesse (pénurie de forêts ou panne de perceuse ?). Beaucoup plus personnelle est la façon d'éviter un serrage avec un tube (ici débranché) qui, en cas d'effort, permettait d'envoyer un supplément d'huile à l'entrée du carburateur 

Libéria Bol d'or

Glorieuse Libéria-Ydral 175 pieusement préservée depuis qu'elle remporta sa catégorie au Bol d'or 1957 grâce à deux virtuoses du guidon. Georges Agache et Gilbert Guignabodet s'étaient relayés et tournèrent durant les 24 heures à 100,8 km/h de moyenne (117,9 pour l'équipe des vainqueurs sur 500 Norton Manx). 

Motobécane 175 coursifiée 3500 €

Dans la bourse "d'échanges", une Motobécane gréée course de l'époque prête à prendre la piste : 3500 €.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:43

De l'amour, des motos, de la jalousie, des motos, des drames, des motos, des sacrifices, des motos, raconté(e)s dans la meilleure tradition des "fumetti" italiens, cette spécialité d'un temps où la télé-réalité n'existait pas. C'était en noir et blanc dans Télé Poche mais il n'y avait pas d'interruption de programme pour passer des "spots" de publicité qui nous vérolent aujourd'hui n'importe quel film !

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Ago-Rinaldo parviendra-t-il à contenir sa fougue de jeune débutant ? Vous le saurez en lisant la suite à paraître prochainement sur cet écran !

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