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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 10:17

AVIS AUX AMATEURS : J'ai remis la main sur une dizaine d'exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris - fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

Cette série d'articles est une suite numérique aux trois livres consacrés à "La Motocyclette en France". Sont déjà parus un volume sur la période "1894 - 1914", un deuxième sur "1914 - 1921" et enfin un troisième traitant "1922 à 1924". Ce dernier est le seul encore disponible (pour en savoir plus, laisser un message par "Contact" en fin de "Présentation", colonne à droite).

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AVIS AUX AMATEURS : J'ai remis la main sur une dizaine d'exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

BAGGI-SAMYN

Dans son "Tableau de la production motocycliste pour 1925", la revue Motocyclisme a fait figurer la marque Baggi-Samyn (orthographié Samin) pour une 1 HP 1/2 à boîte Picard deux vitesses, kick-starter et courroie de transmission finale (2 250 F). Pas d'autres caractéristiques notables sauf les cotes-moteur de 52 mm d'alésage x 58 de course, soit celles du deux-temps L.P.L. Pas de photo connue. Une description identique avait déjà été publiée fin 1924 dans le numéro de Salon du magazine Cyclecars, Motos & Voitures

BLANCHE HERMINE

Dynamique fabricant vendéen de cycles, Pierre Mêmes s'est lancé en 1924 dans la motocyclette avec une 125 à moteur Train. Exposée au Salon de Paris, elle figure sur le stand de la marque immortalisé grâce une photo découverte par le site tontonvelo.com auquel nous l'avons volée. Ce site est unique par ses informations cyclistes et aussi sur les constructeurs motocyclistes qui ont débuté par le cycle. Une visite ne vous fera pas de mal !

Blanche-Hermine-Salon-1924-tontonvelo.com-.jpgLa moto baptisée L'Herminette est au centre du stand, à gauche du panneau posé à terre et représentant l'hermine emblématique de la marque.

BLAUSEURETTE

Paul Blauseur fut l'un de ces motoristes qui revendirent longtemps les machines des surplus américains au lendemain de la Grande guerre. En 1925, il se proclamait le seul détenteur des "toutes dernières motocyclettes Indian 9 HP neuves restant sur le marché". Spécialisé, donc, dans les Indian, il avait un goût particulier pour le sidecar bien en rapport avec sa corpulence. Ce qui ne l'empêcha pas de tenter sa chance dans la fabrication d'une première Blauseurette, ou Moto-trottinette, lors de la première et brève vague française du scooter. Conscient des bienfaits de la publicité sur le commerce, Blauseur payait de sa personne dans les courses de côte, essentiellement en région parisienne afin de ne pas s'éloigner de son magasin de l'avenue des Ternes.

Blauseur-Indian-compe671.jpgOn le voit ici en côte à Argenteuil et on n'oublie pas au passage d'admirer l'état du sol... (à gauche, un cyclecar Morgan montre le bout de son nez). 

Il participa également à des épreuves d'endurance. Dans le rallye de la Grande Ceinture 1919, il céda le guidon de son sidecar Sunbeam à Mlle Yvonne Degraine, au moins pour la photo (déjà publiée dans l'article du 23 octobre 2012). Cette demoiselle, née en 1899, était par ailleurs une célébrité dans un domaine sans rapport avec la moto : la natation. Elle y avait remporté plusieurs titres de gloire depuis ses débuts et fit partie de l'équipe française aux J.O. de 1920. Associer son nom, et sa plastique avantageuse à une activité commerciale ne pouvait être que bénéfique (genre de sponsoring) et Blauseur l'avait bien compris en la faisant figurer dans sa publicité en tant que "professeur" donnant des "leçons de moto. Leur association suscita nombre de photos diffusées dans la presse.

La trottinette Blauseur n'était sans doute qu'une amusette et un "coup" publicitaire réussi, mais les Blauseurette suivantes seront de vraies motocyclettes, quoique assez étriquées.Blauseurette 1924 type D 670-copie-2

Les deux machines sont présentées sur une demi-page de Moto Revue accompagnées de photos. Il s'agit des modèles "D" et "E", ce qui suppose une production précédente en "A" et "B" dont on n'a malheureusement pas trace, si elles ont jamais existé. Leur allure semble familière car peu différente de celle de dizaines d'autres petites cylindrées françaises. Et pour cause...

Blauseurette-1924-2-670-copie-1.jpg... car il n'était pas facile de construire une machine originale lorsqu'on en prenait les pièces essentielles chez les mêmes fournisseurs. Les fourches sont des pendulaires Resisto ou A.B.L., on commande ses cadres chez des spécialistes de la région parisienne, voire auprès de ceux de St-Etienne, difficile d'échapper à Zenith ou Longuemare si l'on cherche un carburateur. Le reste à l'avenant pour la magnéto (ici des Salmson) le guidon, les manettes et leviers divers, la selle, les roues, etc. Scénario à peu près identique à propos du moteur. Le choix paraît large mais finalement se restreint car s'il y a beaucoup d'appelés, peu sont élus car peu sont capables d'assurer une production fiable sur la durée, tant en quantité qu'en qualité. Train ou Aubier-Dunne sauront, avec deux ou trois autres, mener une longue carrière, laissant sur le bord de la route nombre de motoristes nés dans l'enthousiasme des lendemains de guerre. Pour ses deux machines, Blauseur a choisi des moteurs B.C. (Béchir & Collin) et une boîte Picard sur sa 2 vitesses.

C.B. SPORT

Ayant déjà présenté une 150 cm3 sous le nom Atlas, le motoriste parisien Moto-Comptoir renouvelait  avec une autre 150 deux-temps de marque C.B. Sport. Comme la précédente, cette machine était d'origine britannique (ce qui n'était nulle par précisé...) avec un moteur AZA - construit par JAP - et une boîte G.M. Deux versions en était proposées avec 2 ou 3 vitesses (2 700 F et 2 800 F), fourche avant Munro. Rappelons que Moto-Comptoir était un spécialiste des pièces et accessoires anglais.

CHARLES GÉRALD

Charles Gerald ateliers480-copie-1Au début des années 20, Charles Gérald est connu pour être l'agent général parisien de Koehler-Escoffier. Les difficultés endémiques du constructeur lyonnais qui produit très peu l'amènent à lancer sa propre marque sous son nom. En 1924 apparaît la première moto Charles Gérald. Elle attire peu l'attention par des caractéristiques banales au milieu de tant d'autres deux-temps françaises de même cylindrée. 

Charles-Gerald-Cyclecar-669.jpgAinsi, c'est dans la revue très "périphérique" Cyclecars & Voiturettes (vu son titre) qu'il faut aller chercher quelques informations chiffrées. Son moteur est donc un deux-temps L.P.L. de 52 mm d'alésage par 58 de course (125 cm3), carburateur Longuemare à une seule manette. Réservoir de 5 litres (mélange à 10 %). Transmission directe par courroie sur poulie-jante. La fourche avant est la pendulaire de chez A.B.L. Un frein à patin commandé au guidon agit sur l'extérieur de la poulie arrière. Frein sur jante à l'avant. Curieusement, son moteur est le même que celui qui équipe les deux Blauseurette précédentes, bien qu'une année les sépare... peut être. Il est remarquable par son tube d'échappement en tuyau flexible et un autre tuyau, plus mince mais tout autant flexible, qui récupère le gras mélange non brûlé expulsé par le décompresseur.

Charles gérald crédit PubParallèlement à la publication d'une page entière dans Moto Revue annonçant la parution de son nouveau catalogue de 10 modèles (!), Charles Gérald passe ailleurs un autre placard mentionnant des activités d'ordre général. On y trouve la vente de cycles, de cyclecars (de sa marque ?) et de motos B.S.A. dont il s'est assuré la "représentation". Ce qui permet de supposer qu'il n'était pas très sûr de l'accueil qui serait fait à ses propres productions. Parler de "productions" est peut-être exagéré. En effet, si l'on était en possession de tous les catalogues présentant la production française de 1925 ou avant, on y trouverait probablement des modèles dont seul le logo de réservoir ferait la différence avec les modèles de Charles Gérald. La méthode est déjà connue, mais il semble qu'elle a été portée ici à son point extrême.1925 Loriot pub680 L'un des nombreux "fournisseurs" en région parisienne auxquels pouvait s'adresser quiconque voulait se proclamer "constructeur". Et ses semblables étaient encore plus actifs du côté de Saint-Étienne, même s'ils ne faisaient pas autant étalage de leurs activités dans la presse nationale.  

Charles-Gerald-monovites661.jpgDéja vue en 1924, cette légère, très légère (35 kg) 2 HP, soit 125 cm3, était vendue pour une vitesse de 60 km/h. Les mots de "transmission directe" étant peu flatteurs et techniques, elle était dénommée Monovitesse.

Charles-Gerald-mono-debr662.jpgÀ peine apparu, le deux-temps 125 Train fut adopté par beaucoup de marques car, bien que "monovitesse", il bénéficiait d'un démultiplicateur avec débrayage. Même poids et même vitesse que le modèle précédent. La fourche de cette Monovitesse Débrayage est une pendulaire Resisto sur ressorts à lames.

Charles-Gerald-mono-2-vi663.jpgEnfin une boîte à vitesses (deux) sur cette Tourisme 2 HP toujours de 125 cm3. Le moteur entraîne la boîte par une chaîne, mais la transmission finale s'effectue par une courroie trapézoïdale comme sur toutes les Charles Gérald de ce catalogue. Le frein arrière sur la poulie-jante est commandé par une pédale au pied, un kick-starter de mise en route du moteur ayant entraîné la suppression d'un pédalier. Vitesses annoncées : 35 km/h en première et 60 en deuxième. 

Charles-Gerald-2-HP-Spor664.jpgLa "Sport" 2 HP (125 cm3) retrouve la partie-cycle en acier profilé (U) de lointaine ascendance Rasser. Cette construction permettait de se passer d'une entretoise sous le réservoir, d'où le dessin cylindrico-conico-ovoïde de celui-ci. Le moteur est le L.P.L. associé à une boîte à deux vitesses. Les performances sont identiques à celles du modèle précédent

Charles-Gerald-2-vitesse665.jpgBien affûté, le moteur Train 175 signait d'excellentes performances dont une deuxième place lors des courses d'inauguration de l'autodrome de Montlhéry en octobre 1924. En tournant durant 150 km à 96 km/h de moyenne, Liaudois (classé sur X..., peut-être une Griffon) terminait à 1 tour juste derrière la D'Yrsan de W.D. Marchant, vainqueur et redoutable expert britannique de ce genre de confrontation. Résultat d'autant plus national pour Train que la machine de Marchant devait peu à D'Yrsan mais tout à Blackburne (moteur à soupapes en tête) et à son préparateur-pilote. Bien sûr, point de ces vitesses avec cette 175 Charles Gérald à deux vitesses d'allure moderne dans une partie-cycle qui ne se retrouve que sur ce modèle ou... chez un autre constructeur à découvrir. La fourche à parallélogramme est une nouveauté.

1924-Train-125---175-Cyclecars-78.jpgÉmile Train est l'un des rares constructeurs français à avoir attiré l'attention de marques étrangères. Dans une publicité de février 1925, il donnait les noms de 14 marques italiennes qui avaient adopté ses moteurs.

Charles-Gerald-3-HP656.jpg"Spécialement étudiée pour la marche en duo et l'attelage à un sidecar", la 3 HP est une 250 à moteur B.C. annoncée pour 80 km/h et accouplée à une boîte 2 vitesses. Vitesse élevée, mais toujours des freins à patins agissant sur la poulie-jante commandés l'un au pied l'autre à la main. 

Charles-Gerald-3-HP-1-2657.jpgPoint par point identique (cadre en profilé acier) à une Rasser de la même cylindrée 350, cette 3 HP 1/2 est bizarrement "étudiée spécialement pour la marche en solo" (???). Elle était censée atteindre 90 km/h, une vitesse jugée sans doute trop élevée et susceptible d'effrayer un éventuell passager...

Charles-Gerald-Tri-livra659.jpgL'inévitable "Moto-Tri" de livraison à 2 vitesses est motorisé par un 2 HP de 140 cm3, une cylindrée insolite dans la production française. Le document laisse supposer un cylindre incliné et refroidi par une turbine ou un ventilateur latéral, technique plutôt germanique (?)

Charles-Gerald-sidecar660.jpgDans le catalogue Charles Gérald, le modèle J deux-temps 350 est le seul dont on signale la marque de la boîte qui l'équipe, une Burman 3 vitesses. Le sidecar lui-même, dénommé K, est un "Grand Sport" à caisse en tôle emboutie.

Ce programme comprend également une 350 à moteur Blackburne, soupapes latérales, que l'on retrouvera dans les articles à venir sur la production française des quatre-temps en 1925.

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Published by zhumoriste
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mick 21/03/2017 16:45

Hi there I read your "La motocyclette en France : 1925 (5)" with interest. I am looking for imformation on Pierton motos, moteur Blackburne built at 50 Avenue Marceau Courbevoie 1922 to1925 I would be interested in anything you can tell me. Please excuse me using the english language.
Thanks Mick

Zhumoriste 22/03/2017 10:02

Le peu qui est connu sur Pierton figure dans le livre de Bernard Salvat "600 marques motocyclistes de Paris et de la Seine" Editions EBS 71850 Charnay-lès-Mâcon

2017 Mazda CX5 22/12/2016 13:19

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recuperar hd 21/12/2016 11:55

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Michel Loiseau 14/04/2015 06:55

Bonjour,
La moto "étudiée spécialement pour la marche en solo" ne le serait-elle pas en opposition avec celle conçue pour l'adjonction éventuelle d'un side-car ? J'adore le dessin de son cadre que l'on dirait formé d'un seul tube cintré.

serrurier paris 17/02/2015 09:17

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

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