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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:03

À la suite de l'article sur l'AGF "Réacteur" de juillet 2012 dans lequel je m'interrogeais sur son curieux échappement "annelé", Joel G. a pris sa plus belle plume pour préciser : "... cet échappement n'est pas enroulé d'amiante, mais bien spécifique en une espèce de tube annelé et coudé qui doit être prévu pour un refroidissement et/ou une sonorité particulière (...). Je restaure une machine de ce type à trois vitesses. Amicalement. Joel G.".

En joignant deux photos de la pièce en question, Joel nous permet d'en savoir un peu plus sur cet AGF "Réacteur" qui n'a pas fini d'étonner les populations, tout comme les autres réalisations de cette marque.

AGF coude échappement 1

AGF-coude-echap-2.jpgEn prime, une photo trouvée sur le net avec un Louis de Funès étonné lui aussi mais pas pour les mêmes raisons que nous. Il est la vedette de "Ni vu, ni connu" (film d'Yves Robert - 1958) où il incarne un sympathique braconnier. C'est Noelle Adam qui l'emmène sur son AGF, probablement pour fuir le garde-chasse.

AGF De Funes cadré

AGF-Noelle-Adam004.jpgAutre photo de Noelle Adam sur l'AGF, mais tout se ligue pour nous faire enrager : dans ces deux documents, le cadrage nous prive de l'échappement. Damned !

                      

O.E.C. QU'EST-CE ?

Avant toute chose, je dois confesser une faute grave. D'autant plus grave qu'elle est professionnelle. Emballé par la rareté de cette O.E.C. (Osborn Engineering Company) à culasse bronze (ci-dessous) vue à l'Historic Cup du Fanakick à la Châtre, j'ai négligé de poser quelques questions essentielles à son propriétaire pourtant plein de bonne volonté malgré la barrière de la langue. Le mot bronze étant le même en français et en anglais, si j'avais prononcé ce mot il est probable que j'aurais eu la bonne réponse. À savoir que cette culasse est seulement d'aspect bronze grâce à une peinture trompeuse. C'est sur le site du Vintagent que j'ai découvert la vérité et l'origine de cette machine née en Australie. Elle a été construite avec les "bonnes pièces" récoltées un peu partout pour devenir la réplique de celle que pilota Arthur Simcock dans le T.T. 250 de 1933 où elle fut d'ailleurs contrainte à l'abandon, tout comme les trois autres O.E.C. engagées. Quant à la peinture verte de sa roue arrière, le mystère reste entier. (Toute l'affaire sur thevintagent.blogspot.com/)Rudge-susp-AR-foto-IMG_1458.jpgCeci étant réglé pour la petite histoire, je dois répondre à la question unanime d'au moins 1 lecteur concernant les suspensions bien particulières des O.E.C.

OEC_1933_Rear_Suspension.jpg La suspension avant, utilisée sur des machines de records est un peu mieux connue que celle de l'arrière qui ne semble être présente que sur des modèles commercialisés. Ce dessin, publié dans le catalogue 1933 de la marque, en montre clairement le fonctionnement. Il combine le bras oscillant articulé derrière la boîte et dont le débattement (quelques centimètres) est limité par des glissières coulissant dans des tubes verticaux solidaires du cadre et contenant les ressorts de la suspension et de l'amortissement.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 17:40

Les réunions du Fanakick étant aussi conjugales que familiales, les dames et demoiselles sont représentées en nombre. Pas seulement  dans le paddock mais aussi sur la piste...

Terrot Madame bon IMG 1998... en solo comme ici, à l'aise sur sa Terrot culbutée, Francine avec un Geno d'époque ...

Regard lazer IMG 1633... alors que sur la ligne de départ, l'intégral de la sidecariste permet de dissimuler "le regard qui tue" la concurrence...

Regard Lazer bon IMG 1653... ce qui n'empêche pas qu'une fois en route, il s'agit surtout de "garder la trajectoire" selon le cri de guerre du Fanakick Club.

Stephane girl bon IMG 1696Une température estivale (qu'on a bien regrettée par la suite) permettait "de retirer le haut" mais en gardant "le bas". Non par pudeur mais pour éviter un déshabillage fastidieux, tout autant que le rhabillage, entre deux séances de roulage plutôt rapprochées à La Châtre.   

Gailhac-bon-IMG_1882.jpgÀ la recherche d'un singe, François Gailhac en a rapidement trouvé un(e) charmant(e) dont les talents d'acrobate l'ont tout de suite enthousiasmé.

Tobec 1 Deleuze IMG 1932Le parc comptait une machine destinée aux Grands Prix et construite sur une (lointaine) base de Motobécane : la RA74 P (P = prototype). Elle était apportée par son créateur Bernard Deleuze qui fut en son temps pilote de 50. Pour tout savoir de ses machines et le détail de leur construction, un site : 125deleuze.free.fr/Tobec & dame bon IMG 1923Pas égoïste pour deux sous, Bernard confie à une dynamique maman son autre bébé, une Tobec RA71 refroidie par air. Comme l'indique le nom, cette 125 a été construite à partir de 1971 et depuis lors, B. Deleuze n'a cessé de la faire rouler. 

Tobec dame bon IMG 2059Pilote improvisée mais pas plus impressionnée que ça de piloter une machine "historique". En effet, la RA71 fut la première Motobécane de vitesse à mettre les pneus sur un circuit, sans la moindre aide de l'usine, bien sûr !

Garçon bon IMG 1906Pilote mais d'abord chargée d'une famille dont il faut surveiller l'équipement de près. C'est qu'il ne s'agit pas là d'un costume de panoplie, mais d'un vrai équipement de piste !

yamaha RDLC bon IMG 1469On sait qu'au départ d'une course, la concentration du pilote est intense et les ultimes conseils du "team manager" sont précieux. Tout au long de ces journées, Cedric sur sa 350 RDLC a démontré qu'il en faisait son profit.

Jonghi-bon-IMG_1581.jpgDans son écurie bien fournie, Jean-Luc Gaignard a choisi une 350 Jonghi TJ 4 une française rare et encore plus rare sur une piste. 

Jonghi-bon-IMG_1440.jpgUn moteur moderne qui respire la robustesse sans renoncer à l'élégance : tout le talent de Giuseppe Remondini.

terrot-bon-IMG_1753.jpgImpeccable Terrot deux-temps que son pilote échangera ensuite pour une Magnat-Debon quatre-temps pas moins belle. Quelle écurie !

MZ-RT125-bon-IMG_1901.jpgUne 125 qui montre qu'on peut faire frotter les sliders avec une MZ. Et aussi un peu le carénage ?

Ravat-fils-bon-IMG_1521.jpgHugo grandit d'année en année, mais sa Ravat est toujours la même et toujours d'attaque.

Tobec-action-bleue-bon-IMG_1866.jpgUne Tobec (Confort, plutôt) avec quelques bonnes pièces qui améliorent la sécurité (fourche avant, frein)...

Tobec-bleue-bon-IMG_1442.jpg... sans oublier l'esthétique qui s'accommode fort bien d'un réservoir transalpin.

Magnat-bon-IMG_1589.jpgAprès quelques tours sur une Terrot deux-temps, on remet ça au guidon d'une cousine Magnat-Debon culbutée. Ils font ça comme ça les Fanakick.

Tobec-Deleuze-bon-IMG_1916.jpgÀ droite et à gauche, les Monneroux Père et Fils sont aux petits soins pour Bernard Deleuze qui va s'élancer aux commandes de sa RA74 P.

Monet-Goyon-bon-IMG_1983.jpgL'allure de certaines machines (celles du "clan" des Normands, entre autres) n'a aucun rapport avec leurs performances sur la piste. Ainsi de cette Monet-Goyon culbutée très allégée - amputation d'un échappement - et modernisée par une boîte à sélecteur (au hasard, Matchless ?).

(La suite bientôt)

  

Intermède culturel : Vous sachant avides de connaissances en divers domaines, il m'a paru judicieux de vous communiquer quelques informations sur l'origine du nom de La Châtre. Il ne vient pas d'une spécialité locale consistant à priver de leur virilité les porcs et les chats (aussi les tomates) mais trouve son origine - nous dit Wikipedia - "dans le latin castra, pluriel de castrum, camp fortifié puis château fort. Le plus souvent, c’est un ancien camp romain qui est ainsi désigné". Avec Z'humeurs & Rumeurs, on se couche moins bête le soir qu'au matin à son réveil.

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 16:54

À la suite de l'article du 17 mai 2013 où il était question du moyeu suspendu Triumph, J.-F. Taillard m'envoyait ce courrier : "Je viens de lire l'article Triumph ou il est fait mention d'un moyeu suspendu français du même genre. Ci-joint des photos d'un moyeu dont je ne connais rien mais qui pourrait bien être celui que vous évoquez. Ça me fait beaucoup penser à du Collignon mais je n'ai trouvé aucun indice et en l'absence de doc je ne m'embarque pas à démonter. Les bruits qui courent sur le Triumph ne sont pas très engageants (...)

Cordialement et bravo pour ce blog. Ça change des occases démodées baptisées "youngtimers" qui envahissent de plus en plus le monde de la moto ancienne (enfin c'est comme que beaucoup les appelle ! ! !)".

L'affaire demandait une enquête. Laborieuse, mais fructueuse puisque ce n'est pas un mais trois moyeux différents qui sont nés sur le marché français des années 40/50. Et peut-être plus, qui sait ?

Donc je vide ma besace en commençant par le plus ancien chronologiquement, le NIVEL qui est une Licence ROBAIL et que le mensuel Motocycles présente en juillet 1947 accompagné de ce dessin mais sans plus d'explications.

1947 Moyeu Nivel Motocycles 1 996Il faut attendre un an tout rond pour avoir des nouvelles sur cet appareil. C'est André Nebout (Tano, en course) qui s'y colle en rapportant ses impressions à la suite d'un essai rapide d'un 350 Peugeot P105 publié en juillet 1948, toujours dans Motocycles.

Comme de juste, tout est parfait, bien que l'article se termine par cette phrase en forme de bémol involontaire : " Nous pouvons donc rassurer les clients de M. Robail ; leurs moyeux sont en cours de finition, et même si l’attente leur a paru longue, ils ne regretteront pas ce surcroît de mise au point ».1949-Nivel-UCM-Motocy-10-1949998.jpg

On passe sur le fait que trois mois auparavant Motocycles avait passé une publicité (ci-dessus) un peu en avance sur la musique. Le matériel était "en cours de finition" alors que le client était censé pouvoir passer commande...

L'intéressant de l'article est qu'il est complété par un dessin (ci-dessous) qui nous en apprend un peu plus sur ce NIVEL-Robail. On constate que s'il est mécaniquement mieux conçu que le Triumph, c'est au prix d'une complication certaine et d'un coût de fabrication tout aussi certain (amortisseurs hydrauliques).

1948-Moyeu-Nivel-Motocycles13-997.jpgUne nouvelle version du NIVEL tient compte de ce handicap et en janvier 1950 paraît ce qui est probablement sa dernière version. L'hydraulique y fait place au caoutchouc sous forme d'anneaux Neiman, une technique dans laquelle beaucoup de constructeurs français et étrangers vont se lancer pour réaliser de façon économique des suspensions avant ou arrière de moto et scooters.

1950 Nivel neiman Motocycles 30 01-1950 999Le NIVEL disparaît ensuite des écrans radar de Motocycles (il faudrait éplucher aussi Moto Revue...), après quelques pavés de publicité de l'U.C.M., toujours avec le même libellé. On n'oublie pas qu'un certain ROBAIL avait fait parler de lui en 1932 lorsqu'il avait présenté au Bol d'or des cyclecars un véhicule léger équipé d'un JAP bicylindre en V doté d'une transmission par arbre sur les deux roues avant. Pas d'autres informations sur ce concurrent (est-ce le personnage du moyeu ?), mais la complication de cette transmission serait à mettre en parallèle avec celle de "son" moyeu suspendu de 1947. Lorsqu'on invente, c'est dans tous les domaines...

QUAND C'EST FINI, ÇA RECOMMENCE

À la fin de l'année 1950, un autre moyeu suspendu est proposé aux motocyclistes français sous le sigle G.B.G. et c'est encore Motocycles qui le présente avec un superbe dessin en "éclaté".

1950 Moyeu GBG Motocycles Oct 1950 S'il utilise l'économique caoutchouc des anneaux Neiman, le mécanisme de ce G.B.G. progresse en complication mécanique. Son "absence d'entretien" vanté par le magazine néglige l'usure des biellettes et de leurs axes, les problèmes d'étanchéité sans parler du poids de l'ensemble qui intègre les mâchoires de frein et la commande de la came par un câble avec, ici aussi, une biellette.

1950 Moyeu GBG pub déc 1950Cette publicité de 1/4 de page paraîtra durant quelques numéros de Motocycles, mais on n'en saura guère plus et les initiales G.B.G. gardent leur mystère.

On ne voudrait pas être décourageant envers J.-F. Taillard, mais, quel que soit le modèle auquel correspond sa trouvaille, NIVEL 1 ou 2 ou G.B.G., son démontage risque de mettre en péril, au delà de sa propre personne tout objet fragile dans un large périmètre autour de lui (vitres, éclairage, plafond et murs). On a vu des choses horribles déclenchées par le maniement maladroit d'un simple sandow, alors, avec des ressorts métalliques... ! 

TOUT EST PARTI DE LÀ

Voici les photos que notre visiteur a publiées sur la toile : vue générale (à gauche) ; vue rapprochée (à droite) et vue de l'autre côté. Le seul élément fiable et visible de l'extérieur est la forme de la "boutonnière" dans laquelle se déplace l'axe de roue. Malheureusement, elle ne correspond à rien de ce que représentent les dessins. Mais ceux-ci ne sont peut-être pas fiables à 100 % car ils peuvent correspondre à des modèles "en cours de finition".

Capture-d-ecran-2013-05-29-a-12.06.06.png  Capture-d-ecran-2013-05-29-a-12.07.03.png

Capture-d-ecran-2013-05-29-a-12.07.22.png

Le Zhumoriste étant partisan de "ceinture et bretelles" ainsi que de "vis, écrou, contre-écrou et goupille" pour que rien ne lâche, voici un autre moyeu suspendu. Italien celui-ci, mais il était importé par Monginet, un agent parisien de Gima et c'est sur une machine de cette1952-Manili-BON-dessin-Motocy-1-mai-52003.jpgmarque que Motocycles (décidément) l'a photographié. C'est un Milani, fabriqué à Milan - authentique - et il était monté sur une Gima (photo ci-dessous). Manili-Gima-003.jpgOn ajoutera que le premier NIVEL aurait été installé aussi sur une Gima gréée course par M. Bernard, motociste, rue du Consolat à Marseille. C'est une légende sur un dessin de la machine en 1947 qui le précise, mais il pourrait bien s'agir en réalité de ce Milani puisque le moyeu français était encore à ce moment en période de mise au point.

 

 

VOILÀ, CE SERA TOUT POUR AUJOURD'HUI ! 

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 13:38

Un ruban d'impeccable bitume de 2 km 300 tracé en pleine campagne, un rideau d'arbres en fond d'écran sur la moitié du périmètre, tel était le terrain de jeu du Fanakick Club pour la 5ème édition de sa Cup en trois journées de démonstration. Comme d'habitude, toutes les machines d'avant-guerre y étaient admises ainsi que les petites cylindrées d'avant 1960 et les sidecars pré-1980. Règle écrite mais souple car les organisateurs gardent le privilège d'accepter - sur demande - toute autre mécanique d'exception. Un tour dans le paddock montre que l'esprit du Fanakick est bienveillant en cette matière. Les autodidactes du chalumeau ou les as du marteau à bomber le verre y rivalisent avec les malaxeurs de "choucroute" ou les accros au numérique qui, aujourd'hui, vous sortent comme qui rigole une pièce de fonderie rien qu'en tripotant la souris de leur ordinateur.

Circuit-bon-IMG_1481.jpg

Comme dans toute "démonstration", les pilotes arrivent groupés au premier tour, mais bientôt, peut-être sous l'influence d'un environnement qui fait assez penser à celui d'un circuit anglais, le peloton va s'étirer en déclenchant quelques mano a mano sauvages.

Groupe solo bon IMG 1787

Autre départ, autre groupe mené par trois anglaises motocyclettes dont une BSA noire que mari et femme vont s'échanger au long de ces journées.

Groupe sides bon IMG 1813

Les têtes pensantes du club ayant un faible pour la pratique du sidecar (participations au Tourist Trophy Classic...), les "charioteers" sont choyés à La Châtre (c'est là que ça se passe). Modèles à sortie avant ou à sortie arrière, tous s'arsouillent joyeusement et, naturellement, dans les limites de la plus élémentaire courtoisie... 

Gailhac bon IMG 1841Le bien connu Motard Fou devant la meute est tellement absorbé par sa trajectoire qu'il n'a pas un regard pour le photographe alors que Cécile sa passagère a pris le temps de sourire à l'objectif. Finalement, on ne perd rien au change !

BMW Monneroux side fils bon IMG 2044Moteur BMW et grandes roues sur l'attelage de Monneroux Fils dont le père tient aussi parfois le guidon comme il le fit dans le Bol d'Or de 1955. Il pilotait alors une 175  Motobécane dont le clone était présent avec lui à La Châtre ce jour-là.

Side---dame-BON-1-IMG_2047.jpg

Le side, c'est un truc d'homme... mais pas toujours. Par exemple, celui-ci, très classique qui arrive de face cache bien son jeu...

Side & dame 2 IMG 2049... dévoilé par cette vue de l'arrière qui nous révèle une flamboyante chevelure !

Side & dame bon IMG 2051Pour ne pas être en reste, certaines exposent un autre aspect de leur talent afin de contrebalancer les effets de la force centrifuge. Le side à moteur BMW est entièrement l'œuvre de l'artiste-pilote : design, conception et réalisation.

Garçon bon IMG 1909

Pendant ce temps dans le paddock, la relève se prépare activement !

Garçon bon IMG 1614... alors que d'autres se verraient bien dans une catégorie sportive à créer et qui pourrait s'appeler "Vitesse avec passager(ère)". Pas vraiment nouveau car au début des années 20 les Anglais (qui d'autre ?!) ont fait des tentatives dans ce genre mais sans suite. 

Aermacchi-Bachelet-bon-IMG_1464.jpg

Présentation impeccable de l'Aermacchi (Harley-Davidson) de Fabrice Bachelet par ailleurs membre de l'Amicale BMW R12, une machine...

Aermacchi-Bachelet-bon-IMG_1869.jpg... dont la conduite est bien différente, on s'en doute. Mais un vrai passionné ne doit pas avoir d'œillères ni d'exclusives : deux roues (trois à la rigueur) avec un moteur et basta !

Kart Bachelet J. bon IMG 1801Dans la famille Bachelet, je voudrais le fils qui, malgré un grave accident, n'a pas renoncé à la compétition mécanique. Aux commandes de son redoutable kart Rotax, il fait des ronds autour de tout ce qui roule sur ce circuit, quelle que soit la cylindrée ou le nombre de roues.

Guzzi-bon-IMG_1882-copie.jpgPeu de machines italiennes dans ces journées, mais la qualité était présente avec cette Guzzi magnifiquement préparée avec quantité de bonnes pièces dont un train avant de rêve.

Ducati bon IMG 1873Le monocylindre Ducati, desmo ou pas, était peu représenté dans cette Cup bien qu'il ait ses "fanatiques" à travers toute la France. Beaucoup étant "caférisés" en tout sens, il est plutôt appréciable d'en voir un de cette qualité, respectueux de l'original...

Ducati TRÈS bon IMG 1485En 500, 600 ou 650, la Ducati Pantah fut l'une des grandes réussites de Fabio 'Favoloso' Taglioni. Son audace fut de faire appel à une commande des ACT par des courroies crantées, technique appliquée dans l'automobile mais exceptionnelle en moto (Morini).

yamaha-50-ou-80-bon-IMG_1961.jpgEncore de l'italien (pas trop) dans cette réalisation qui marche plutôt fort pour une "moto d'enfant" ! Le moteur est un Minarelli, quant au reste, je ne parlerai que sous la torture !

princesse BON IMG 1467Lorsqu'on veut devenir une vedette dans le maniement du twirling bâton, l'entraînement est primordial. Il se pratique en toute occasion et à tout moment, même au milieu de mécaniques assourdissantes...

Princesse 3 IMG 1890... mais point trop n'en faut. "Maintenant, je n'attends plus que les propositions de contrat que les organisateurs de tournois internationaux ne vont pas manquer de négocier avec mon agent !"

Gima action bon IMG 1863Aussi rare en collection qu'à voir rouler, la 250 Gima avec moteur AMC (arbre à cames en tête commandé par chaîne) est sans doute la plus réussie de toutes les machines...

Gima bon IMG 1629

... françaises qui furent construites autour de ce moteur. À l'exception de l'unique AGF, exceptionnelle... pour d'autres raisons.

Cyclo bon IMG 2063Un 103 qui tape des 125 dans les virages du circuit, il fallait être à La Châtre pour voir ça ! Pourtant, il est évident qu'Antoine son pilote est largement trop grand pour cette cylindrée.

Gauthier action bon IMG 1915La Gauthier, une 125 franco-italo-germaine qui suscita bien des espoirs à son apparition. Une émotion renforcée par la victoire dans la Coupe des 4 Saisons de 1973 (Georges Guilhet) devant la meute des Yamaha.

Gauthier bon IMG 1448Conception simple, moteur en béton (Sachs monocylindre deux temps), partie-cycle robuste avec fourche italienne et double frein Grimeca à double cames, la recette était bonne. Mais la marque avait le défaut d'être française... comme tant d'autres.

Elie Huin bon IMG 1519Née à Clermont-Ferrand, la marque Élie Huin ne pouvait échapper à une construction à base de moteurs AMC. Selon les souvenirs de M. Huin, recueillis par Michel Durand, environ un millier de machines furent produites avec le moteur auvergnat en 125 et 175.

Elie Huin 2012 bon IMG 0347D'une ligne classique selon les canons de l'époque, avec parallélogramme à l'avant et coulissante arrière, leur catalogue s'enrichit ensuite d'une 175 "Sport" à moteur AMC "Compétition" (?) avec fourche télescopique et une oscillante arrière à amortisseurs séparés de très court débattement. Les Élie Huin furent aussi commercialisées sous la marque Royal Star.

BSA verte bon IMG 1723À partir d'ici, on entre dans le domaine des anglaises en fort contingent, emmenées par des Britanniques ou des Français et dominées par la marque BSA.

AJS bon IMG 1588Avec toutefois quelques belles exceptions comme cette AJS culbutée des années 30, toujours bien vaillante malgré ses heures de vol clairement visibles.

AJS 2012 bon IMG 0504Deux précautions valent mieux qu'une, et un morceau de carton sous les carters permet de révéler une fuite toujours possible (quelqu'un a pouffé au fond de la salle ?).

AJS Coussin bon IMG 1929Façon élégante d'occuper l'emplacement sur le réservoir qui, en d'autres temps, devait recevoir le tableau de bord avec ampèremètre, bouton de contact, montre, etc. Avec parfois le GPS de l'époqueune baladeuse électrique pour lire une carte de nuit.

BSA bon IMG 1747On retourne à BSA, et ce n'est pas fini !

BSA logo bon IMG 1881... La Preuve, dans une décoration plus yankee que britonne !

Blouson râpé bon IMG 1883Le blouson du pilote est au diapason. C'est à ce genre de petits détails qu'on reconnaît la classe.

BSA bon IMG 1598Avant guerre ou après guerre, l'assemblage reste harmonieux et acceptable du moment qu'on pioche dans les éléments d'une même marque.  

BSA-1938-bon-IMG_1733.jpgRien à redire de ce modèle 1938, fidèle jusqu'au porte-vignette "de chez eux".

BSA bon IMG 1543Du BSA toujours (c'est écrit dessus) qui pourrait faire l'objet d'un quiz. Combinaison dans le styles des années 60-80 sans les navrantes inscriptions publicitaires qu'on voit trop souvent.

BSA Gold Star bon IMG 1431Celle dont tout le monde a rêvé, rêve ou rêvera ! Surtout dans cet état...

BSA Ibon MG 1849C'est vieux, mais ça frotte quand même bien. D'ailleurs, on ne devrait pas dire "vieille moto" mais "ancienne moto". Le "vieux", c'est décrépit et ridé, tremblant et chancelant...

BSA bon IMG 1603... alors que "l'ancien" c'est noble et chenu, patiné et respectable. D'ailleurs dans tous les domaines, l'expression "à l'ancienne" est synonyme de bonne qualité : une véranda à l'ancienne, une andouillette à l'ancienne... Tiens, comme celle que cuisine ici Jean...  

Jean-cuisine-bon-IMG_1897.jpg... membre du brain trust du Fanakick, une pure merveille venue de Belâbre (l'andouillette, pas Jean) et qui disparaît à peine posée sur la table.

BSA coulissante bon IMG 1994Certains pilotes viennent avec deux machines, voire plus, pour tourner dans plusieurs manches (chacune de 15 '). Lorsqu'on n'a qu'une BSA dans un couple, on se passe le guidon alternativement. Ça c'est de l'amour !

Greeves-bon-1-IMG_1427-copie-1.jpgUne petite annonce en taille réelle afin de trouver acheteur pour cette twin 250 Greeves, probablement l'une des plus originales deux-temps britanniques. Cadre en berceau d'alliage forgé pour la partie avant, fourche oscillante à roue poussée sur courtes biellettes et...

Greeves frein bon IMG 1429... un frein avant à tambour, aussi en alliage léger et d'un dessin bien particulier. En version trial et en cross, la Greeves 250 mono fut longtemps l'arme absolue des deux côtés de la Manche. 

Norton-18-culbutee-bon-IMG_1541.jpgUne Norton 18 emmenée par un célèbre moustachu pilier du Fanakick (la moustache qui vole au vent de la vitesse, c'est le trait gris en travers du casque). 

Norton-logo-bon-IMG_1885.jpgUn lettrage connu d'une bout à l'autre de la planète.

Norton-late-bon-IMG_1527.jpgLa Norton 16 H, une 500 latérales que les Français ont bien connue au lendemain de la guerre. Achetées en gros aux surplus militaires, Clément Garreau les a civilisées et les vendait en "second hand", le terme anglais beaucoup plus chic que "occasion". Celle de la photo est une vraie civile de 1937.

SPÉCIAL RUDGE

Rudge-pose-bon-IMG_1926.jpg

Avec Reiner Vandoodewaard, on est devant un personnage tout droit sorti du Continental Circus. Ce Britannique d'ascendance batave se déplace dans un camping-car avec ses motos et son chien Gijs, 9 ans, une bonne bouille de bruneau du Jura que rien n'émeut. Sa machine "courante" est une 4 soupapes Rudge 250 TT Replica de 1934 (ci-dessus), mais il a en réserve une autre 4 soupapes...

Rudge-bronze-bon-IMG_1455.jpg... toujours avec un Rudge mais coiffé d'une culasse en bronze et peinte couleur-bronze afin que nul n'en ignore ! Autrement dit le nec-plus-ultra-du-dessus-du-panier-de-la-cerise-sur-le-gâteau (et j'en passe !). Bref, c'est la culasse de la mort qui tue, comme on dirait dans les "quartiers".

Rudge fleurs bon IMG 1887Autour de ce moteur à culasse bronze, il y a une O.E.C. remarquable par sa suspension arrière oscillo-coulissante, spécialité de cette marque dont on connaît mieux la spectaculaire  fourche "duplex". Le tapis de fleurs est du plus bel effet, respectueux de la nature et inusable puisqu'en plastique véritable.

Rudge chien bon IMG 1460 Reinder est autant soucieux de son confort que de celui de son compagnon auquel il a offert ce casque anti-bruit du plus bel effet et que Gijs semble apprécier. 

Rudge-action-bon-IMG_1992.jpgSi l'on en croit sur différents forums les échos qui le concernent, Reinder fait bien des misères à ses concurrents en courses d'anciennes. L'un d'eux a même proposé de retirer deux des culbuteurs à sa Rudge...

Roue-flasquee-bon-IMG_1443.jpg

La roue flasquée fut l'un des tubes des années 20 sur les machines de tourisme, appréciée pour sa facilité de nettoyage en ces temps de généreux graissage. Dans les décennies suivantes elle apparaît sporadiquement sur des machines de records, rarement en course. De mémoire, il semble que sa dernière utilisation est... française avec la 6 cylindres Benelli-Motobécane du Bol d'or de 1976 (?) 

Velocette-action-bon-IMG_1989.jpgSuperbe silencieux Brooklands sur cette anglaise qui n'a d'Ariel que le réservoir. 

Velocette-MAC-bon-IMG_1438.jpgCaractéristique des Velocette, l'embrayage dans l'alignement du pignon-moteur permettant un carter-moteur plus étroit donc plus robuste. 

Velocette-moteur-bon-IMG_1436.jpgDerrière le tube d'échappement apparaît un petit radiateur d'huile qui aurait bien plu à Jean Nougier.

velocette-logo-carter-bon-IMG_1884.jpgJusque dans la signature, l'élégance d'une machine anglaise...

Triumph-bon-IMG_1514.jpgEn virage, pas besoin de sliders avec une Triumph car la béquille centrale est là pour vous rappeler à l'ordre !

Zenith-JAP-bon-IMG_1441.jpgLe dernier jouet de Jean-Luc Gaignard est une Zenith anglaise à moteur JAP 680 latéral en état d'origine.

Honda-4-cyl-action-bon-IMG_1705.jpgUn peu de Honda pour terminer avec une "petite" 4 pattes d'un habitué...

Honda-450-bon-IMG_1931.jpg... et une 450 accommodée à la sauce britannique.

(À suivre)

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 15:02

Ce sont les cartes que j'aurais pu vous envoyer de mes divers lieux de séjour si je voyageais avec ordinateur et scanner. Mais, outre le fait que dans certains endroits, déjà pour téléphoner "mobile" (qu'ils disent), il fallait grimper sur le tracteur-au-fond-du-garage ou m'installer sur la troisième-grosse-branche-du sapin-à-gauche-sur-la-pelouse, j'avais dans mon paquetage trois appareils photos (un petit dans la poche, moyen dans le sac de selle, grand avec un 200 mm dans le top-case) ; les trois chargeurs pour leurs batteries toutes différentes ; un dictaphone (gros, à l'ancienne c'est à dire de 2001), une tondeuse pour la barbe ; un nécessaire de réparation pour Tubeless ; le chargeur d'oreillette du GPS ; mon dentifrice et ma brosse à dents - laissez-moi finir ma phrase - en plus de ce bazar, j'ai hésité à me charger du matériel encombrant et fragile permettant de garder le contact avec vous. Certains d'entre vous se sont inquiétés de mon sort et me l'on fait savoir par mèles. Merci. À l'avenir je signalerai mes absences.


Donc j'ai des cartes à envoyer, mais j'en ai reçues aussi. Par exemple les trois suivantes témoignant d'un lamentable "spectacle de rue" qui s'est joué à Clamart en région parisienne. Machines volées, abandonnées ou simplement en panne, cruelles images d'une société où le "réparable" ne se pratique plus pour des objets devenus "jetables", ce qui est bien le sort de ces scooters et motos. La fin 02Et inutile de rétorquer que ces "plastiques" sont de toute façon sans intérêt. Nul ne sait ce que sera la moto (ancienne ou pas) des décennies à venir. Nos descendants, brimés sur la route, bridés sur leurs électriques seront peut-être attendris par ces machines qui seront leurs "sorties de granges". La fin 03

Ces photos ont été prises par Le Collectosaure connu autrefois dans le 15ème à Paris sous l'enseigne du Sportsman. Passionné de cyclotourisme, son changement d'identité virtuelle n'a pas diminué sa curiosité envers les étrangetés de la vie quotidienne, même celles concernant les deux roues à moteur.    

La fin 01D'ailleurs, outre son site Collectosaure, il tient échoppe à Clamart où l'on peut trouver des objets de curiosité mais aussi des livres et revues sur la moto. Entre autres, Moto Revue des années 50 ainsi que Scooter & Cyclomoto de la même période. Pour toutes questions subsidiaires, un téléphone 06 08 98 44 86 et une adresse : À l'Image Retrouvée, 62 avenue Jean-Jaurès, 92140 Clamart.

BSA-BON-side-Olivier.jpgLes Anglais ne se sont jamais vraiment remis de la perte de nos provinces du Sud-Ouest de la France qui furent à eux durant plusieurs décennies (Aunis, Saintonge, Guyenne, etc.). Dans le passé, par divers moyens détournés ils ont tenté d'y reprendre pied, par exemple en y introduisant le rugby ou le grass-track. Peut-être aussi la quichenotte, mais c'est controversé. Livrés au moyen des ondes invisibles dans lesquelles nous baignons, voici deux documents récents qui prouvent que les Insulaires n'ont pas renoncé à réoccuper le terrain.BSA-BON-side-Olivier-2.jpgSurpris à l'occasion d'une brocante en Saintonge par Igor, notre correspondant particulier permanent et énervant, ce bel attelage BSA ne cache rien de son origine : croix de St-Georges sur fond blanc, c'est l'Angleterre !Messer-BON-5.jpgAprès les Anglois, les Germains ! Rencontrés à l'improviste en juin dans une station-service à Montluçon, pas moins de trois Messerschmitt en convoi !

Messer BON 3Pendant une dizaine d'années à partir de 1953, ces trois roues KR 175 ou KR 200 (selon la cylindrée du moteur Sachs deux-temps) permettront aux Allemands de goûter aux joies de l'automobile ou de ce qui en tenait lieu...

Messer-BON-1.jpg... et d'étonner les populations avec leur allure d'avions de la route et un "cockpit" qu'on disait issu des avions de même marque (légende comme d'hab').

Messer-BON-2.jpgLa version TG 500 dite "Tiger" était un quatre roues avec un moteur 500 bicylindre de 19 ch qui emmenait l'engin à 130 km/h contre 90/100 aux KR. Trop cher, il ne rencontra que peu d'amateurs ce qui le rend encore plus recherché - et encore plus cher - aujourd'hui.

Messer-BON-4.jpgTous les trois arrivaient d'Espagne et s'en retournaient en Allemagne. C'est tout ce que j'ai pu apprendre avant qu'ils ne disparaissent sous une pluie battante.

Auvergnat cola 1Un produit français pour faire plaisir à Arnaud Montebourg, notre "redresseur productif" sous la forme d'un authentique breuvage qui ne doit rien à Photoshop (sinon ça ne serait pas drôle). Au goût, c'est kif les concurrents américains.

Auvergnat cola 2Ma connaissance de la langue auvergnate n'est pas assez avancée pour que je puisse proposer une traduction du slogan "FAI TOT PETAR MILADIU !", mais je subodore quelque chose de politiquement incorrect... Selon Oui Qui ? Pédia !, après une ascension fulgurante la marque traverserait  une période plus difficile. Peut-être s'est-elle trop éloignée de l'idée fondatrice de son créateur (2009) "... persuadé que ce type de produit ne peut vivre qu’adossé à une vraie réalité d’entreprise, et ne fonctionne qu’en charge additionnelle vis-à-vis d’une structure de base par le biais d’une économie d’échelle."  C'était pourtant simple, non ?

Bruneau dém 4Non, votre ordinateur n'est pas brusquement en train de tourner de l'œil ! Ce voile d'un bleu vaporeux, c'est tout simplement l'huile de graissage qui ne brûle pas au démarrage d'une Bruneau (à eau) des premiers âges.

Bruneau dém 3Après avoir vigoureusement pédalé, Alain Cortot a mis le contact pendant que Julien, son fils, surveille de près le reniflard à l'avant du carter.

Bruneau dém 1Le reste de la famille, qui n'est pas en tenues sombres comme les mécaniciens, n'en perd pas une miette mais s'est tenu prudemment à l'extérieur de l'atelier.

Dubonnet pub"Dubo... Dubon... Dubonnet" était le slogan utilisé en publicité-papier (et sur les ondes) de cet apéritif alors que le nom seul s'égrenait en bien plus grand sur murs et pignons tout au long des routes de France. Selon Stephane Bern (le Léon Zitrone de la génération actuelle), c'est l'apéritif favori de la Reine d'Angleterre : 1/3 Dubonnet, 2/3 de gin. Avec ces éléments, vous avez de quoi briller en société, ce qui est d'ailleurs la première vocation de ce blog...

Crédit Lyonnais pignonLà, je ne pense pas que vous ayez besoin de plus d'informations pour, au cours d'une conversation, amener le nom de cet établissement sur le... tapis

NSU Max RockyRencontre avec un commentateur souvent inspiré de ce blog, Jean Rocquecave (alias Rocky, c'était fatal) qui m'a présenté sa NSU 250 Max. Déjà vue sur mèle, elle est aussi belle que sur l'écran d'un ordinateur, entièrement d'origine elle fonctionne à la perfection.

Afrique-pneu-cousu-076.jpgStéphane est un sidecariste belge rencontré à La Châtre qui fait aussi globe-trotter en Afrique. C'est là qu'il a vu ce pneu raccommodé sur une 125 chinoise copie de Honda XL. Un pneu déjà bien usé mais encore utilisable, la preuve ! En Europe, on ferait figurer ça dans un musée des horreurs motocyclistes. Et si un jour il y a le contrôle technique des deux roues...

casque- 618+629À peine retrouvè-je mon fauteuil devant mon ordinateur que j'étais embauché pour une séance de photos en vue de je ne sais quoi, casting pour une prod' de télé, un catalogue de mode tendance ou autre medium de com' (je cause comme ça désormais). Expérience éprouvante dans la longueur heureusement écourtée par Robinson, dit Mad Max Junior, mon co-pilote qui n'a pas eu de scrupules à manifester son impatience (Photo copyright Jean-Paul Lefret).

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 09:37

Dans le catalogue Saint-Martin-Automobiles de 1929 qui est notre guide alphabétique figure la marque C.P. Roléo avec une production de 12 modèles différents en 2 et 4 temps. On va donc voir ça de plus près en commençant par... la fin !

(P.S. à l'attention de ceux qui nous lisent régulièrement : la coquine Eve qui a présenté si plaisamment     les précédentes livraisons de cette série Saint-Martin-Automobiles ayant retrouvé une photo plus ancienne d'elle-même la dédie à ses admirateurs. Nombreux à en croire vos commentaires...)

1929 st martin bébé 2905 

Le 27 mai 1933, on pouvait lire dans Moto Revue les lignes suivantes : « 1° Couegnas ; 2° Piault, tous deux sans domicile connu, ayant exploité ensemble sous la dénomination Établissement P.- L. Roleo un fonds de commerce de motocyclettes et pièces détachées, sis à Courbevoie (Seine), 58 boulevard de Verdun. Ouverture ; ce jour. M. Laroudie, juge commissaire. M. Coutant, syndic provisoire, 19, rue Mazarine. (N° 46337 du greffe) ». Cet entrefilet figurait sous le titre « FAILLITES », titre au pluriel car ce texte était accompagné d’un autre du même genre et concernant… Jonghi !

Jonghi allait renaître sous une autre forme, mais C.P. Roleo disparaissait définitivement sur ce lamentable baisser de rideau après huit ans d’une aventure aussi météorique que brillante.

Née en 1925 de l’association de MM. Couégnas et Poisson, la C.P. se distingue pour la première fois à la Coupe de l’Armistice. Dans cette épreuve routière disputée le… 11 novembre sont engagées 3 machines en trois cylindrées différentes, toutes équipées de moteurs deux-temps B & C. (Béchir et Collin). Une 125 est pilotée par Renaud qui méritera une médaille d’or pour sa performance. Poisson, sans doute l’associé de Couégnas ou un parent, est sur une 175 (60 x 61) et une 350 (72 x 85) est aux mains de Laumonier. Tous deux terminent la compétition sans pénalisation mais aussi sans distinction particulière. Cette Coupe fournissait un grand nombre de premiers ex-æquo départagés par un chronométrage dans la redoutable côte de Lévy-Saint-Nom. La saison 1925 des C.P. se termine par une deuxième place de Renaud en 125 à la course de côte de Gometz-le-Châtel (22 novembre).

1925 CP Roleo Cyclecars 898La première photo connue d'une C.P. à moteur Béchir & Collin immatriculée dans la région Pas de Calais-Somme-Oise. La transmission finale est à courroie et deux freins agissent sur la poulie-jante arrière, commandés l'un au pied, l'autre à la main. 

Une longue description accompagnée de photos (ci-dessus) est publiée dans la revue Cyclecars & Voiturettes. Elle nous informe que les C.P. sont munies de magnétos Marelli, de carburateurs Longuemare et de boîtes Staub à 2 ou 3 vitesses selon la cylindrée. La revue ne mentionne pas de 125 dans ce programme où, par contre, figure un modèle Sport dans une cylindrée non précisée (350 ?) et qui comporte deux échappements, des freins « à segments extensibles,1925 CP Roleo cadre dess Cyclecars avant et arrière », ainsi qu’une transmission chaîne-chaîne. Plus loin, on apprend que le moteur "Sport" possède "des lumières de dimensions plus grandes que le modèle tourisme". Cependant l’essentiel dans cette description, qui pourrait être celle de dizaines d’autres machines, réside dans la partie-cycle. Celle-ci, est formée d'un véritable châssis car « suivant l’exemple donné par l’industrie allemande, écrit Cyclecars & Voiturettes, ses constructeurs ont abandonné délibérement le tube pour adopter la tôle emboutie ». Sur ce sujet, le dessin qui illustre l’article est parfaitement clair (ci-contre). Un caisson en tôle de 2 mm d'épaisseur contenant le réservoir (12 ou 14 litres selon la cylindrée) et intégrant la colonne de direction se prolonge en droite ligne et se divise jusqu'à l'axe de roue arrière. Des haubans, également en tôle emboutie, soutiennent le moteur et d'autres renforcent la fourche arrière. Un tube soudé dans le hauban semi-vertical arrière reçoit une potence qui soutient le selle. Un autre montage a existé dans lequel la selle était fixée par son bec (on le retrouvera sur les C.P. ultimes versions). La fourche de type Druid est également en éléments emboutis en U. Cette architecture générale sera celle de toutes les C.P. ou C.P. Roleo ou C.P. (!) malgré l'existence mouvementée que connaîtra la marque, révélée par ses adresses successives. 

 1924 SIC990

La construction allemande du début des années 20 est riche de machines utilisant un châssis-caisson-poutre englobant le réservoir (Mars, Böhme, Ammon et autres Bekamo), mais toutes utilisaient du tube pour la partie basse de leur partie-cycle. Avec la S.I.C. (ci-contre) on est au plus près de notre française, et il se trouve que cette 175 à moteur DKW fut brièvement proposée en France en 1924 soit un an avant la C.P. Mais elle est construite avec des éléments préalablement emboutis puis assemblés par boulonnage et non par soudure. L'une est issue d'un travail de chaudronnerie alors que l'autre dépend de presses dont seule une usine importante pouvait disposer. Le moteur de la S.I.C. provenant d'Allemagne, il est probable que toute la machine était de même origine (jusqu'à la typique plaque d'immatriculation). Mais à ce jour, nulle trace n'en a été mise à jour, y compris après consultation du Tragatsch, la "bible" des marques d'Outre-Rhin.

1926 : L'ANNÉE RENAUD

Continuant à se distinguer, Renaud démarre la saison suivante par deux victoires. Il grimpe à 50,625 km/h la côte d'Argenteuil (7 mars) établissant ainsi le record de la catégorie 125 malgré la pluie. Nouvelle côte le 11 avril à Château-Thierry et record des 125 battu avec 44,334 km/h. Des chiffres qui, certes, paraissent modestes, sauf qu'ils sont le fait d'un deux-temps à courroie et sur des terrains connus pour leur déplorable état. Sans plus de précision, on peut supposer que ces 125 étaient motorisées par des Béchir & Collin qui vont faire place à des Harrissard dont le fleuron, un 350 bicylindre permet un superbe exploit à Renaud, toujours lui. À la moyenne de 61 km/h, il remporte la catégorie 350 au Bol d'Or et la 5ème place au classement général, n'étant précédé que par des 500, toutes culbutées, soit deux Sunbeam, une Gnome-Rhône et une Norton. La Sunbeam du vainqueur a gagné à 68 km de moyenne.

1926-CP-Roleo-first-PUB-MR-1-juin.jpgDans le même numéro de Moto Revue relatant le Bol d'or paraissait cette demi-page publicitaire où figure une première adresse des établissements C.P. Les références aux victoires à Argenteuil et Château-Thierry sont de 1926 et pour faire nombre sont ajoutés les résultats de l'année précédente à la Coupe de l'Armistice. 

1926-CP-Roleo-Bol-d-or882.jpgVisage marqué par l'épreuve, Renaud qui vient de tourner seul en selle, rappelons-le, durant 1459 kms, n'a pas vraiment le cœur à sourire au photographe... Il est probable que dans l'assistance figurent les associés de l'entreprise C.P. car le chapeau mou (à droite et à gauche) ne fait pas normalement partie des attributs d'un mécanicien. 

1926-CP-Roleo-Bol-n-210-La-Moto-912.jpgDisposer d'une bonne mécanique pour gagner est indispensable, mais il n'est pas interdit de s'attirer les bonnes grâces des dieux quels qu'ils soient. C'est pourquoi Renaud s'était muni de la main de Fatma censée protéger du mauvais œil, en l'occurence protéger sa C.P. dont le garde-boue avant s'orne du fameux symbole. Il fut un temps où Moto Revue imprimait à l'intérieur de ses deux couvertures une série de mains de Fatma au format timbre-poste. En collant l'un de ces "timbres" sur l'enveloppe adressée au service de renseignements de la revue, on augmentait ses chances d'obtenir une réponse plus rapide. Accessoirement, on achetait un second exemplaire de Moto Revue pour garder une collection intacte... 

1926-CP-Roleo-Bol-d-or-profil.jpgAvec son deux-temps, la gagnante du Bol offre une silhouette extrêment dépouillée, d'autant plus que tout appareil d'éclairage en est absent. Obligatoire durant les heures de nuit, le démontage de cet "accessoire" le reste du temps était accepté par le réglement. Dans le cas présent, on s'interroge sur la source électrique qui l'alimentait : batterie à remplacer régulièrement ? Dynamo amovible ?

1926-CP-Roleo-Bol-carburateur.jpgAvec un carter protecteur sur la chaîne de commande de la magnéto et un carburateur un peu moins gros, la 350 C.P. de M. Tout-le-Monde ne devait pas être très différente de celle du Bol d'or. Si toutefois le modèle fut réellement commercialisée, ce dont on peut douter car elle ne figure dans aucune publicité de l'époque et les catalogues C.P. sont comme le fond du puits chez Charlie Chan le célèbre détective chinois : "Difficiles à atteindre"... 

1927 CP Roleo HarrissardC'est probablement l'illustration la plus connue du 350 Harrissard bicylindre. On y distingue le montage de l'accouplement de deux 175. Au centre, un carter à plan de joint horizontal fermé de part et d'autre par des couvercles à plans de joints verticaux. Mécanique robuste et performante, le Harrissard remporta aussi quelques beaux succès chez les cyclecaristes en 350 ou 500. 

1926-CP-Roleo-Bol-3-4-Avant.jpgAprès Cyclecars & Voiturettes, c'est la revue La Moto qui a accordé la plus grande place à C.P. dans ses pages. On ne saura jamais vraiment pourquoi Moto Revue n'a pas manifesté le même intérêt. Sauf à supposer un rapport direct avec la trop grande rareté des annonces publicitaires de la marque dans la revue rouge... 

1926-CP-Roleo-pub-La-Moto-210.jpgLa 350 "Sport" de 1925 équipée du Béchir & Collin est devenue "Super-Sport" en changeant de motorisation mais elle justifie cette promotion grâce au bicylindre Harrissard. D'une puissance normale de 9 ch à 3000 tours/minute, celui-ci devait gagner un peu de vigueur avec des pistons en alliage léger qui, sur demande, pouvaient remplacer ceux en fonte. Le reste de la gamme Harrissard se composait d'un 175 et d'un 250 monocylindres, d'un autre 250 bicylindre puis des 350 et 500 également à deux cylindres. En 500, Harrissard annonçait 12 ch pour un poids de 35 kg.

Après sa victoire au Bol, Renaud continue de "compétitionner" avec plus ou moins de bonheur. Le 4 juillet, il est 7ème au Circuit de Gattières (près de Nice). Du 15 au 22 août, il prend la route du Paris - les Pyrénées - Paris, véritable marathon de 1459 kms à travers la France avec le Massif-Central en hors d'œuvre avant les cols pyrénéens. Renaud s'est présenté au départ couvert de pansements aux mains et sur le corps car il a été blessé la veille dans une collision avec un camion ! Victime ensuite de multiples crevaisons, il terminera néanmoins et se classe 7ème des 350. À peine un mois plus tard, le 25 septembre, il est à Montlhéry pour le Grand Prix du Motocycle Club de France. Bonne à tout, la C.P. le mène à la 3ème place des 350 à 88,7 km de moyenne.

1926 CP Roleo page pub917  La Coupe de l'Armistice voit deux C.P. à l'arrivée dont celle d'un amateur qui récolte une médaille d'or sans que les revues ne donnent son nom ni la catégorie dans laquelle il courait. De son côté, Renaud est 2ème en 500, sans pénalité mais battu dans l'habituelle épreuve de départage de la côte de Levy-Saint-Nom. Il termine l'année sur une victoire en sidecar 1000 à la côte de Gometz-le-Châtel

1927 : C.P. DEVIENT  C.P. ROLÉO 

Depuis sa naissance, C.P. n'a encore jamais exposé au Salon de Paris ce qui rendait impossible la description de sa production commerciale durant ces années. Au vu des machines survivantes, au vu des catalogues qui brillent par leur absence, celle-ci devait être confidentielle, mais comme nul n'est à l'abri d'une bonne surprise, il n'est pas interdit de garder l'espoir... Fin 1926, début 1927 la marque C.P. devient C.P. Roléo par suite de l'arrivée d'un nouvel associé, les Ets Rollet & Cie, spécialisé dans l'importation de...1927-CP-Roleo-pub-ROLEO.jpgLes annonces publicitaires qui suivent l'arrivée de Rollet montrent bien que si "C.P. Roléo" reste bien une marque, elle est sous la direction des Ets Rollet. Tout au long de l'année se déroulera à travers ces annonces une gué-guerre des "chefs" dont les noms seront plus ou moins mis en valeur au gré des parutions.

... pièces détachées et accessoires britanniques (Selon B. Salvat, in "Dictionnaire des 600 marques de Paris et de la Seine"). Ceci donne un élan sur le plan économique à la marque qui va s'installer au 64, rue de la Folie-Méricourt à Paris 11ème. Une publicité témoigne du changement dans Moto Revue du 15 février qui publie  - coïncidence - une page entière à la gloire de C.P. Roléo dans laquelle on n'apprend guère de nouveau car il y est détaillé la construction du châssis à longueur de colonnes. L'illustration est confiée au dessin de ce châssis déja vu dans Cyclecars & Voiturettes. C'est le même cliché, calqué puis inversé gauche-droite et "ombré" différemment. Plus intéressante est la seconde illustration. C'est une photo d'une 125 dont on peut penser qu'elle est équipée d'un moteur deux-temps Pauvert, car, comme on l'apprendra au moment du Salon de Paris, C.P. Roléo a abandonné Harrissard au1927 CP Roleo 350 2 carbus profit de Pauvert en deux-temps ("rotatif" est-il précisé) et de L.M.P. culbuté en quatre-temps. Dans la première des épreuves de tourisme de 1927, Paris-Nice des 4-5 mars, Renaud utilisait un 350 Harrissard qui lui a valu une première place avec médaille d'or. Pour la petite histoire, il faut préciser qu'il était ex-æquo avec 14 autres concurrents dans la même catégorie.

Un rotatif venu d'où ?

On pourrait être mieux renseigné sur la machine qu'il utilise ensuite dans le Tourist Trophy Français (sic) si l'on connaissait la marque du moteur qui a retenu l'attention du dessinateur de Motocyclisme & Automobilisme. Dessin intéressant (ci-contre) mais rien dans la légende ni ailleurs n'indique de quel moteur il s'agit. L'épreuve en question n'avait rien à voir avec le T.T. mais elle est plutôt intéressante car il s'agissait durant 8 jours d'affilée (3-10 avril) de rouler chaque jour pendant 10 heures sur le 5 km de Montlhéry. Départ à 5 h du matin et arrivée, donc, à 15 h, ceci pour créer un spectacle propre à valoriser la pratique de la moto. Un minimum de kilomètrage devait être réalisé pour le classement, mais on en ignore les servitudes. Renaud a terminé 4ème en 350. Or, dans cette cylindrée, le Harrissard est bicylindre alors que le dessin représente manifestement un monocylindre. D'où l'énigme ! Était-ce un 250 Harrissard porté à 350 ou un Pauvert ? La seule certitude est qu'il s'agit d'un moteur à deux carburateurs dont l'un alimente directement le carter par l'intermédiaire d'un disque rotatif. L'avenir montrera que le choix de cette technique n'était pas accidentel.

ENFIN UN PROGRAMME

C'est encore Renaud qui est engagé dans les classiques épreuves d'endurance avec des résultats en dents de scie. Aux Trois Jours du Forez il est éliminé sur chute ce qui donne tout de même l'occasion à la marque de passer une demi-page de publicité dans Moto Revue, dramatisant l'évènement en termes énergiques : "La sottise d'un cycliste qui causa la chute de Renaud à 90 km à l'heure, lui fit perdre la 1re place ex-æquo dans la catégorie 350, le dernier jour de course au dernier tour, à 30 km seulement de la dernière arrivée, alors qu'il était SANS PÉNALISATION. Renaud est bien blessé, le compteur est en miettes, la pipe du carburateur est brisée, mais tout le reste de la moto en tôle emboutie est intact. Machine visible en nos ateliers"

Au Bol d'or disputé à Fontainebleau (4-5 juin), trois C.P. Roléo sont au départ dans trois cylindrées différentes. Bel effort de la part d'une marque française qui était loin d'avoir les moyens de certaines usines concurrentes... Renaud est 4ème en 250, Roudadoux termine 10ème en 350 et une 500 pilotée par Hémet aurait terminé l'épreuve selon une publicité sur une page entière dans Moto Revue... qui ne mentionne pas son nom dans les classements ! C.P. Roleo fait l'impasse dans Paris-les Pyrénées-Paris, peut-être trop absorbé par la préparation du Salon de Paris où est annoncé - enfin - un programme de fabrication assez détaillé avec, rappelons-le, un total bouleversement dans le choix des moteurs. On y remarque un nouveau motoriste du nom de L.P.L. qui, suite à une coquille typographique de Moto Revue (seule revue à le citer) pourrait tout simplement être le plus connu L.M.P. (Lalo, Mignonac & Poinsard, rue de la Pointe à Romainville). Voici donc, recopiée à l'identique, la production C.P. Roléo au Salon 1927 selon Moto Revue :

Type A : 175 cmc, 2 tps à 1 échapp. "L.P.L." à grand rendement, magnéto avance fixe, carbur. automatique à 1 manette, 3 vit., ch.-ch., 2 freins à tambour AR, cadre en tôle emboutie, pneus de 650 x 55. Prix 4 000 F

Type A Confort : Comme A, mais avec pneus confort - Prix 4 350 F

Type B : 250 cmc, 3 CV 1/2, Comme le Type A, sauf moteur L.P.L. - Prix : 4 235 F

Type B Confort : Comme B mais avec pneus confort. - Prix : 4 585 F 

Type C : 350 cmc., Pauvert à distributeur et à échappement (ndlr : 1 ?), magnéto avance variable, carbur. Amac à 2 manettes, 3 vit., ch.-ch., freins à tambour AV et AR, cadre en tôle emboutie, pneus de 650 x 65 - Prix : 5 550 F

Type C Confort : Comme C mais pneus confort - Prix : 5 960 F

Type Sport 4 temps : Moteur L.M.P. 4 tps à culbuteurs enfermés, 2 échappements, magnéto France avance variable,, carburat. Amac à 2 manettes, 3 vit., ch.-ch., freins à tambour AV et AR, cadre en tôle emboutie - M 1 : 250 cmc (65 mm x 85), pneus 650 x 65 - Prix : 5 800 F - M 2 : 350 cmc (71 mm x 88), pneus 700 x 80. Prix : 6 250 F - M 3 : 500 cmc (85 mm x 88), pneus 700 x 100. Prix 7 200 F.

1928 : UN PEU PLUS DE CLARTÉ

Il n'est pas utile de mémoriser ces données (plus ou moins fiable, insistons-y), car dès 1928 elles ont changé ainsi que le montre celles qui sont publiées dans une notice de graissage et entretien C.P. Roléo. Il s'agit apparemment du seul document jamais édité par la marque, du moins un document qui porte son nom. C'est dire s'il est précieux bien qu'il ne donne que peu de renseignements pratiques, en dehors de la fréquence du graissage et des points à surveiller pour ce faire. Étant donné la surabondance des mentions du pétrolier Kervoline dans chacune des 12 pages de ce document, on se demande s'il ne s'agit pas d'une notice Kervoline plutôt que d'une notice C.P. Roléo. Mais cette pratique publicitaire était courante à l'époque. Quoi qu'il en soit, concernant les 4 temps, la liste publiée par Moto Revue est conforme à celle de la notice à condition de changer les lettres M 1, M 2, M3 pour B 4, C 4, D 4.

1928-CP-Roleo-LMP-4-tps-BIS.jpgRare illustration "officielle" et d'époque d'une C.P. Roléo 350 illustrant la "notice Kervoline". La fourche semble légèrement recourbée vers l'avant, sans doute pour allonger l'empattement nécessaire au montage des nouveaux moteurs. Dans l'affirmative, ce serait l'une des rares, sinon la seule, modifications de la partie-cycle des C.P. Roléo durant toute leur existence.

1928-jack-Sport-5-L.M.P.991.jpgLe 500 L.M.P. se distingue par ses tiges de commande des culbuteurs enfermées sous des tubes séparés (photo d'une Jack Sport réalisée aux pluvieuses Coupes Moto légende 1994 (à Montlhéry, bien sûr !).

1929 L.M.P. dessin moteu979  1928 CP Roleo LMP points grai895 D'après les description diverses qui sont accessibles dans les catalogues de fournisseurs, les moteurs L.M.P. culbutés étaient disponibles en simple et double échappement dans toutes les cylindrées : 250, 350 et 500. Le 500 culbuté à gauche présente un espace rectangulaire de décantattion pour l'huile, excroissance visible sous le carter de distribution. Les premiers moteurs de ce genre n'avaient pas cette modification. Le boîtier marqué "Maglum" est un accessoire destiné à fournir l'éclairage dans le cas où la machine n'en est pas pourvue d'origine puisque phare et feu arrière n'étaient pas obligatoire de jour. À droite, photo de la notice du 250 culbuté indiquant le schéma de graissage du bas-moteur avec a & b = réglage par molette du débit d'huile contrôlé à l'aide du viseur v de la pompe. En c et r, entrée et retour d'huile. V = vis de vidange. Les culbuteurs sont lubrifiés par les vapeurs d'huile qui montent dans le tube protégeant leurs tiges de commandes.     

1928 CP Roleo LMP dessin896 1928 L.M.P. 350 tiges cu992Sur le moteur dessiné ci-dessus, on distingue l'amorce de la poche de décantation derrière le tube d'échappement.1928 L.M.P. moteur 350 culbu Les cames des 250 et 350 sont... ...montées sur un même arbre (côte à côte) avec un couple de pignons démultiplicateurs alors que sur le 500, chaque tige de commande de soupape à son pignon et sa came. On a donc trois pignons au total, celui de droite entrainant la magnéto. La notion de "culbuteurs enfermés" vantée dans la publicité est élastique, car en réalité une moitié seulement de ces pièces est à l'abri, ce que dévoile la photo ci-dessus sur laquelle a été retiré le couvercle du boîtier protecteur. Ressorts et queues de soupapes sont graissés à l'air du temps comme l'extrémité des culbuteurs.

(À suivre : les deux-temps et l'épopée Staub)

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:54

RECTIFICATION 1

Un lecteur s(m)'interroge à propos du "moyeu suspendu" des Triumph, une technique bien oubliée aujourd'hui. C'est l'occasion d'en montrer un dessin en "éclaté" qui se passe de commentaires. Néanmoins, on se permettra d'ajouter qu'il se compose d'une cinquantaine de pièces (vis et écrous compris), ce qui explique les injonctions de prudence qu'on trouve dans tous les ouvrages anglais consacrés à Triumph. Il y est conseillé de ne s'attaquer à son démontage que si l'on s'estime "qualifié". Il semblerait que la forte compression/détente des ressorts a surpris plus d'un mécano du dimanche.

TRiumph-moyeu-eclate968.jpg

RECTIFICATION 2

Dans le compte-rendu sur le Vintage Revival Montlhéry (article du 23 avril), le dessin du moteur en coupe de la Sevitame est celui d'un prototype avec une admission rotative dont le fonctionnement était plutôt obscur pour ne pas dire impossible. Erreur rectifiée par le document ci-dessus avec le boisseau rotatif bien visible, au-dessus de l'embiellage (Document Archives François-Marie Dumas). C'est donc bien ce moteur qui équipait la machine vue à Montlhéry. Avant de publier la première (fausse) version, je me suis documenté grâce au numéro du Motocyclettiste consacré à la Sevitame et qui a fait la même erreur que moi... J'étais en bonne compagnie !

Sevitame-350-1-1939-4-1-FMD.jpg

                                                                       

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:41

Moustaki-Guzzi.jpg

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 09:42

D'habitude, c'est par grand beau temps et grand soleil qu'on a l'occasion de voir dans la rue une machine dite de collection. Le plus souvent c'est une Honda 4, une BMW Serie 5 ou une Enfield puisque ces "néo-vieilles" font aujourd'hui figures d'antiquités. Ce jour-là, dans mes malheurs j'ai eu un gros coup de chance. Mon premier malheur, c'était d'avoir deux heures à attendre la fin de la révision de mon véhicule à pneumatiques et à courroie (deux, les pneumatiques). Alors, plutôt que de rentrer chez moi en bus et d'avoir juste le temps de revenir, je suis parti le nez au vent et... sous la pluie, deuxième malheur ! Cependant, rien à regretter puisque, cette Triumph paraissait attendre mon coup de Kodak. Triumph-3-4-Keller.jpgParfaitement d'origine, du moins vue de l'extérieur, cette 650 Thunderbird 6 T était serrée de près par deux scooters, ce qui n'a pas facilité la prise de vues. Mais dans de telles circonstances, la surprise, l'émotion, enfin l'admiration devant ce chef d'œuvre de la Grande-Britannie, tout ceci passe avant la précision photographico-technique.     

Triumph-Keller-moteur.jpgLa touche de rouille sur le cylindre et la culasse en fonte donne l'année de naissance du modèle : 1950. Le carburateur Amal à cuve centrale permet de situer à 1952 l'autre date-limite à partir de laquelle le Amal a cédé la place à un SU. Seule petite fantaisie "moderne", l'ajout de bouchons "ailettés" sur les trappes de visite pour le réglage des culbuteurs. 

Triumph Keller moyeu ARÀ l'arrière, on trouve le fameux moyeu suspendu Triumph (Spring hub), une exclusivité qui n'aura pas que des admirateurs. Bien compliqué et fragile pour un système qui fournissait le royal débattement de 3 centimètres. Testé avec succès en 1946 sur ce qui allait devenir la Triumph Grand Prix (1ère à l'Ulster GP), il devint une option disponible sur tout modèle dès 1947. 

TRiumph moyeu dessin Mot967Pour la suspension, un ressort au-dessus de l'axe de roue, deux ressorts concentriques au-dessous assurent l'amortissement, le tout enfermé dans un bloc qui coulisse dans une glissière légèrement courbe pour garder une tension de chaîne constante. L'idée simple et séduisante permettait d'améliorer le confort, sinon la tenue de route...  L'oscillante à deux éléments séparés résoudra plus tard le problème. J'ai le vague souvenir d'un tel dispositif qui utilisait des anneaux de caoutchouc en place de ressorts. Même que ça pourrait être français. Une piste, quelqu'un ?

P.S. : à la réflexion, il faudrait peut-être un bémol à l'état d'origine mentionné plus haut car toutes les Thunderbird que j'ai eu l'occasion de voir étaient de couleur bleue dans le genre dit "métallisé". Or celle-ci est de la couleur bordeaux des Speed Twin ("rouge amarante" selon le catalogue Triumph). Y aurait-il eu des couleurs différentes pour l'exportation ?

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PIQÛRE DE RAPPEL

Bien que vous soyez des gens sérieux (il n'y a que ça sur ce blog), il peut vous arriver - par pure distraction - de rouler au-delà des vitesses légales. Voici donc quelques informations qui peuvent vous être utiles à propos des radars dits "mobiles". Ils sont installés à l'avant d'automobiles banalisées, toutes de marque Renault et toutes de la catégorie "Megane III" en 5 portes. Elles embarquent deux passagers, policiers ou gendarmes en tenue. On ne dit pas s'ils gardent leur coiffures respectives, mais comme déjà, même à pied, ils ne restent pas toujours coiffés, la méfiance doit nous guider... 

image001.jpgSi, comme moi, vous êtes plutôt indifférents à l'esthétique automobile courante, il n'est peut-être pas inutile de rappeler à quoi ressemble une Renault Megane. En voici une ci-dessus, vue de dos. Là vous ne risquez rien...

megane-bleue.jpg... mais les ennuis risquent de se profiler avec le 3/4 arrière gauche. Si vous voyez la Megane sous cet angle, c'est que vous êtes en train de la doubler, et là, vous avez intérêt à lever le pied ou lâcher la poignée ! Car, quelques mètres de plus et la caméra cachée sous la plaque minéralogique avant vous tire le portrait puisqu'elle est positionnée en biais vers la gauche (photo ci-dessous, caméra cernée en blanc pour les besoins de la compréhension) puisqu'elle ne "flashe" que les véhicules qui la doublent. C'est t-y pas bien trouvé c'bazar ? Enfin le flash infrarouge, invisible à l'œil humain, fonctionne aussi bien la nuit que sous la pluie. Tout pour plaire !

Camera.jpg 

-------------------    LA PARADE (euh... presque)     -----------------

Heureusement, de bonnes âmes qui nous veulent du bien ont déjà repéré quelques "nuisibles" en action. Voici donc les numéros des 20 véhicules qui sont mis en service à travers 18 départements depuis le 15 mars 2013. (note du Zhumoriste : Il est probable que depuis cette date il y en a eu d'autres, alors si vous en connaissez... De même, il existe peut-être un site qui a repéré de nouveaux numéros, merci de nous en faire profiter).

Essonne (91) 

CG-792-AV (dép : 75)

Renault Megane 5 portes marron

Alpes-Maritimes (06)

CG-682-AV

Renault Megane 5 portes gris anthracite (logo bébé à bord sur la lunette arrière !)

Bouches-du-Rhône (13) x 2

CG-840-AV

Renault Megane 5 portes couleur champagne (beige) qui est utilisée par la brigade CRS nord

 

 

Gironde (33)

 

Renault Megane 5 portes grise utilisée par l’EDSR Gendarmerie Gironde

 

 

 

 

 

Loiret (45)

CG-734-AV

Renault Megane 5 portes noire 

Moselle (57)

CG-701-AV

Renault Megane 5 portes grise utilisée par CRS 30/PC autoroutier de Moulins-lès-Metz

Nord (59)

En attente

Renault Megane 5 portes utilisée par la Gendarmerie de Roye

 

Étant donné que cet équipement radar coûte 70 000 euros par véhicule (merci les contribuables !), on peut espérer que les voitures ainsi dotées resteront en service une certain temps et seront donc toujours repérables. Mais... mais... il est aussi facile à une préfecture de changer une immatriculation, plutôt que de changer la voiture !

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À noter : pour le moment, ce ne sont que les véhicules dépassant par la gauche qui seront contrôlés (les automobiles, camions, bus, … arrivant en face le seront bientôt). Contrairement à ce qui a pu être dit (le fameux différentiel de 20 km/h), on peut être verbalisé même si l’on ne dépasse pas de 20 km/h la limite de vitesse autorisée.

Les marges d’erreur et la tolérance

Type de voie

Limitation

Tolérance

Vitesse max avant flash

agglomération/ville

50 km/h

10 km/h

61 km/h

départementale/nationale

90 km/h

10 km/h

102 km/h

voie express

110 km/h

10 %

124 km/h

autoroute

130 km/h

10 %

146 km/h

La marge d’erreur passe à 10 % au-delà de 100 km

Histoire de terminer sur un sourire...

Cliniques-rasoir-veto.jpg

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 17:13

Marcel Camus, dont on a vu précédemment la réalisation à base de Benelli ACT (article du 12 mai 2013), était ensuite passé à des machines DS Malterre-AMC à 100%. Pour cette marque, il a couru plusieurs Bol d'Or en 175 (1er en 1950, 4ème en 1951, 2ème en 1952) puis en 1953 avec le tout nouveau 250 AMC simple ACT plutôt décevant. "La machine pesait 166 kilos et c'était un vrai veau", dira t-il plus tard. Résultat : avec 1700 km parcourus en ces 24 heures, il fait largement moins bien qu'en 1952 avec la 175 où il avait couvert 2147 km ! Le Bol 1954, également couru sur une 250 est une catastrophe : l'embiellage de l'AMC est descendu à la 7ème heure... 

Motobecane-ACT-Camus-1369.JPGTrès occupé par son magasin de motos à Joinville-le-Pont, Marcel Camus s'éloigne un peu de la compétition. Mais le virus n'est qu'endormi et se réactive en 1958. C'est sur Motobécane qu'il a porté son choix, mais seulement pour le bas-moteur de sa nouvelle machine. Quant à la partie-cycle, l'allure générale reste celle d'une 175 de Pantin, mais dans le détail elle montre des modifications d'importance. Premiers chiffres fournis dans Moto Revue : moteur carré 60 x 61, carbu de 27 mm, taux de compression 9 à 1, puissance 13 ch à 8 500 t/minute.

Motobecane-profil-droit963.jpgLa fourche parait être celle d'origine déshabillée de ses caches biconiques en tôle qui lui donnaient un aspect plus costaud. Le réservoir est celui des 175 Sport. La selle double est sans doute une Aurora française. La partie arrière du cadre ne semble pas différente de celle de la série et pourtant... 

Motobécane Camus moteur959... le caractéristique tube vertical des Tobec a été charcuté pour laisser le passage au carburateur placé juste dans l'axe de la culasse. Celle-ci est une double-arbre à cames aux ailettes taillées dans la masse en alliage léger. Au passage on note que le carter gauche est vide de son volant magnétique puisque l'allumage est désormais à batterie (ici absente) et bobine.

Motobécane Camus ACT964Fidèle à ses précédentes réalisations, Marcel Camus a gardé une commande des ACT par cascade de pignons. Charcuté à l'arrière, le cadre l'a été aussi à l'avant où le simple berceau est remplacé par deux tubes plus fins formant double-berceau. 

Motobécane Camus avant958Mais, à cause de la fixation particulière aux moteurs Motobécane, il a fallu conserver un "moignon" du tube avant du cadre d'origine qui apparait ici, en bas, entre les deux tubes avant.

Motobécane Camus carburateurVue d'ensemble de la partie centrale du cadre abondamment pourvu d'entretoises. Celles-ci étaient rendues nécessaires par ce moteur impossible à fixer classiquement par des platines latérales.

Motobécane Camus cocarde960Dans mon précédent article, j'ai volé à Marcel Camus l'un de ses titres de Champion de France National en ne lui en attibuant que deux. Voilà qui est réparé, avec mes plus  plates excuses.Motobécane profil gauche962Ultime témoignage d'une époque où l'audace en matière de compétition reposait sur l'initiative de quelques uns. Comme Marcel Camus ils ont cru que la débrouillardise, l'invention, l'obstination, les tours de main pouvaient remplacer leurs faibles moyens financiers d'abord, techniques ensuite. Comme un Jean Nougier, Marcel Camus travaillait avec un tour des années 30. L'un comme l'autre sont allés au bout de leur rêve, nous laissant en témoignage quelques belles machines de l'histoire motocycliste française.

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