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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 09:48

1948

1948 Table Moto Revue045

1949

1949-Rebour-125-Peugeot048.jpgUne photo avec un personnage en culottes de golf, si c'est au bord d'une piste, c'est Eugène Mauve et si c'est dans la rue, c'est Daniel Rebour...  1949 Rebour Griffon Moto050On est ici place de la1949 Rebour Griffon MR 2051 Bourse à Paris dans le deuxième arrondissement soit à deux pas du siège de Moto Revue, rue de Cléry (à l'époque, on n'allait pas très loin en "reportage" pour faire une ou deux photos). Vous retrouverez l'essai de cette Griffon dans la liste ci-dessous au numéro 663. Cette liste a abandonné l'ordre alphabétique des marques mais cette pratique sera variable au cours des ans. À Moto Revue, la table des matières était le pensum de fin (ou de début) d'année, et c'était le p'tit dernier de la rédaction qui s'y collait . Donc plus ou moins de bavures selon son talent et... son humeur.

1949 Table Moto Revue BON

 L'article sur la N.S.U. 251 OSL a paru dans le numéro 947.

La 125 M.V. Agusta Compétition (deux-temps) est décrite dans le numéro 956

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 17:22

Plutôt que de demander à un bouquiniste, brocanteur ou à travers un quelconque foron l'essai ou la description de votre machine, voici (c'est un début) la liste des "essais et descriptions" des motos telle qu'elle était publiée par Moto Revue chaque année. Une pratique qui est tombée aux oubliettes depuis plusieurs années. Ce qui, entre parenthèses, témoigne du peu d'intérêt qu'ont les journalistes d'aujourd'hui pour leur propre travail qu'ils estiment indigne de passer à la postérité... Longtemps les gens de la presse ont propagé des proverbes cyniques comme "le journal d'aujourd'hui servira à envelopper le poisson demain". Possible, mais ce qui est valable pour une presse qui vit de l'information vite lue, vite chassée par une autre aujourd'hui plus que jamais, l'est moins pour des revues censées fournir des bases de "culture" (non, ce n'est pas un gros mot).

               1945 - 1946                          1947

1945-46-MR-table037.jpg  1947-MR-table038.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le premier chiffre indique le numéro de la revue, le second est celui de la page.

AVERTISSEMENT : il se peut qu'il y ait des erreurs dans ces listes et, surtout, que certains sujets en soient absents ou égarés dans d'autres rubriques. Par exemple, pour 1945-46, on peut ajouter : 863 Nouvelle Douglas ; 864 Moteur Wooler ; 865 et 883 1000 Vincent HRD ; 867 Jawa 250 ; 868 La Sunbeam ; 871 La Gillet d'Herstal ; 874 Nouvelles Gilera.

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 17:13

En 4 années d’existence à peine, de 1925 à 1928, C.P. Roleo a utilisé les moteurs deux-temps ou quatre-temps de 5 constructeurs différents. Pas de quoi fidéliser une clientèle et encore moins l’agent (concessionnaire) de la marque, noyé par la farandole des pièces détachées correspondantes. La standardisation était sans doute le dernier souci de C.P. Roleo qui, jusqu’à son extinction fera encore son marché chez d’autres motoristes. Cet éclectisme brouillon révèle une "navigation à vue" qui n'empêche pas certains audacieux de faire totalement confiance à cette marque dans les entreprises les plus risquées. Ainsi d'un périple à travers une Europe quasi-moyenâgeuse dans ses voies de communication. D'autres affrontent aussi les obstacles du long voyage, sportif celui-ci, mais dans les limites des frontières nationales. Enfin C.P. Roléo osera une incursion, brève mais honorable, dans la compétition de vitesse.

1928-CP-Roleo-Sexe-LMP-500-Archives-copie.jpg

Étonnante rencontre en 1928 quelque part en Roumanie de Robert Sexé (à gauche sur une Gillet culbutée) et un autre grand voyageur parisien dont j'ai oublié le nom. Sa monture est une C.P. Roleo à moteur 500 L.M.P.

L’année 1928 a démarré doucement chez C.P. Roleo dont la vedette en endurance, Renaud (350 deux-temps), a remporté son habituelle médaille d’or dans Paris-Nice, de même que son co-équipier Carré (350 quatre-temps L.M.P.) et de même aussi que 109 autres concurrents (121 arrivés sur 147 engagés). Tous on déclaré que l’épreuve n’était pas assez dure. On allait le dire ! La marque est absente dans les épreuves suivantes qu’elle avait l’habitude de disputer : côte d’Argenteuil, de Château-Thierry, Tourist Trophy français. D’ailleurs ce sont plutôt ses pilotes qui en sont absents, car si la publicité exploite bien leurs résultats dans les revues, leur engagement se fait sans doute à titre personnel. Souvent il s’agit d’agents de C.P. Roleo désireux d’augmenter leurs ventes grâce à d’éventuelles performances susceptibles d’être affichées (au blanc d'Espagne !) dans leur vitrine. Le procédé - premier degré de la publicité - était pratiqué par tout le monde et il perdurera jusque dans les années 60/70.

1928 CP Roleo Paris-Nice933La langue française savamment utilisée cache des subtilités profitables. Ainsi ces "ex-œquo" seraient bien moins valorisant sans le "1 er" qui les accompagne et avec une différence significative dans la grosseur de caractère. 

Déjà utilisé précédemment pour les machines à moteurs quatre-temps (article du 27 mai 2013), le guide de graissage C.P. Roleo-Kervoline de 1928 nous fournit quelques rares indications sur les modèles à moteurs deux-temps. 

1928-CP-Roleo-LMP-2-temps-ARCHIVES.jpg1928-CP-Roleo-175-kervol034.jpgPeu présent dans les publicités C.P. Roléo, le moteur deux-temps est pourtant celui qui va rapporter les plus grands succès à la marque. Les 26-27 mai, elle gagne le Bol d'or 1928 en catégorie 350 comme elle l'avait fait en 1926.1928 CP Roleo Bol Fournier 885Le moteur Harrissard a été remplacé par un Pauvert qui a permis à Fournier son pilote de tourner à la moyenne de 60,262 km/h, ce qui lui donne aussi la deuxième place au classement général. La victoire absolue est revenue à Vroonen sur une 500 culbutée Gillet, à 63,396 de moyenne. Sur une autre 350 C.P. Roleo, Renaud a fini 4ème, à 16 tours de Fournier (Circuit de St-Germain-en-Laye).

1928-CP-Roleo-Bol-bigger-ARCHIVES.jpgAu Bol d'or précédent, Fournier avait terminé 7ème sur une 175 à moteur Aubier-Dunne. Cette marque était apparue au début des années 20 avec un moteur deux-temps dont l'alimentation par distributeur rotatif tranchait sur les normes françaises. Est-ce ce qui a pu donner l'idée à Fournier de persévérer dans cette voie avec son Pauvert à deux carburateurs juxtaposés ? On en restera aux suppositions en l'absence de toute autre information sur cette particularité qui n'a malheureusement pas suscité la curiosité des gazettes spécialisées. On reverra encore des Pauvert à distribution directe dans le carter-moteur, mais cette fois avec un seul carburateur.

1928-CP-Roleo-pub-bol-d-035.jpgPas d'excès de publicités après la performance de Fournier qui a l'intérêt de confirmer le montage du Pauvert, ce qui n'est dit nulle part ailleurs. Deux ou trois parutions de cette demi-page et on passe à autre chose...

Fournier et Renaud sont de nouveau à la tâche les 6-7 et 8 juin dans les Trois Jours du Forez qui intéressent les grandes usines dont Peugeot ou Gnome-Rhône au point d'y déléguer leurs champions. C'est une dure épreuve de régularité à travers le Massif-Central dont "les routes, signale Moto Revue, sont en très mauvais état. On se demande où en est la cause lorsqu'on fait la comparaison avec certains départements où routes nationales et routes départementales on été refaites complètement (...)". Les deux pilotes de C.P. Roléo, respectivement sur une 350 deux-temps et sur une 350 quatre-temps, échapperont aux collisions diverses (arbres, automobiles, animaux errants) pour terminer sans pénalisations, récoltant la médaille d'or.

Pas de C.P. Roléo dans Paris-Les Pyrénées-Paris des 21-29 juillet. Du moins pas dans les classements de ce qui était l'une des épreuves-phares de la saison d'endurance. On a des nouvelles de la marque un mois plus tard lorsque deux 350 sont engagées par Renaud et Hémet au Championnat de France de l'U.M.F. ! Dans une course de vitesse sur le béton de Montlhéry et sur 300 km (60 tours), les C.P. Roléo vont se frotter à quelques pointures dont Perrotin, l'as de Terrot ou Boetsch (Magnat-Debon). Le plateau est complété par Alcyon et Soyer car ne peuvent concourir que des machines1928 PERROTIN bis TERROT Archives françaises à 100 % ce qui élimine Monet-Goyon et les marques qui montent des boîtes à vitesses, des carburateurs, des magnétos d'origine étrangère. Dès le départ de ce Championnat le train est rapide, Boetsch mène à 103 au tour puis Perrotin passe au commandement après l'abandon de la Magnat-Debon. À la mi-course, Renaud est deuxième suivi par Hémet. La moyenne baisse à 93 km/h, mais Renaud doit abandonner au 42ème tour et Hémet a disparu. Perrotin est Champion de France 350 après avoir doublé tous ses adversaires à la mi-course (photo ci-contre). Il n'y aura pas de Champion en 500 car personne n'a osé prendre le risque de s'engager lorsqu'on a appris que le titre ne serait pas décerné si le vainqueur éventuel ne réalisait pas une moyenne supérieure à celle des 350... Dans les compte-rendus de ce championnat, la presse est muette sur les machines - quelle que soit leur marque - et tout ce qu'on peut dire des C.P. Roleo, au vu d'une silhouette sur une photo de Moto Revue, c'est qu'il s'agit de quatre-temps, trahis par la hauteur de leur tubes d'échappement, sans doute des L.M.P. C'est maigre...

L'exploit de C.P. Roleo, car c'en est un, est salué par Moto Revue. Plutôt réservée d'habitude, surtout lorsque ses annonceurs favoris sont en cause, la revue écrit : "Roléo a tenté aussi le Championnat de France ; il y en a qui ont déclaré doctoralement que c'était maladroit pour la C.P. de s'aligner contre des adversaires plus rapides. Pas du tout, nous trouvons au contraire que c'est très adroit et Roléo a tenté sa chance sur 300 kilomètres avec plus d'esprit que d'autres, car il sait que la vitesse pure intéresse une certaine clientèle, mais que la majorité actuelle des acheteurs recherche plutôt la solidité et la durée. Roléo a terminé avec aisance l'épreuve ; les autres, ceux de la vitesse, n'ont pas eu d'anicroche, c'est très bien ; Roléo non plus, c'est parfait aussi, car Roléo a été beau joueur : on ne gagne pas à tous coups, c'est entendu". Article louangeur, quoiqu'un peu ambigu, et qui pouvait faire croire au lecteur peu attentif que C.P. Roléo "a terminé l'épreuve". C'était vrai... sur 160 kilomètres.1928 CP RolePub Salon MR897

ON SOUFFLE UN PEU !  

À l'occasion du proche Salon de Paris, Moto Revue publie le rituel répertoire de la production française. C.P. Roléo y figure avec un catalogue très fourni comme il se doit, détaillé également dans celui de Saint-Martin Automobiles (vous n'aviez pas oublié ? !).1929 CP B1 deux temps hautSelon Moto Revue, il existe en plus deux modèles en 175 deux-temps équipés du moteur L.P.L., toujours aussi mystérieux. Mais il se trouve ainsi confirmé dans son intitulé qui ne provient pas d'une erreur typographique, hypothèse avancée dans l'article précédent. Ceci étant et sauf plus ample informé, ce L.P.L. n'est mentionné que sur des C.P. Roléo. Il équipe donc une Type A à 4 000 F et une A "Confort" (4 350 F) qui reçoit des pneus de plus forte section, selon une tendance apparue en cette époque de confort aussi sommaire que les suspensions dont il dépend. Motorisées également par L.P.L. deux 250 sont proposées à 4 235 F ou 4 585 F avec pneus Confort.  

1929 CP C2 deux temps bas 350Comme chez les 175 et 250, il existe en 350 une Confort (Moto Revue) à 5 960 F contre 5 550 F au modèle 350 à pneus ordinaires. Le moteur à "admission directe au carter" décrit ci-dessus par St-Martin Automobiles est un Pauvert. Les différences de prix s'expliquent par le fait que ce catalogue volumineux devait être préparé bien avant le numéro de Moto Revue publié, lui, peu de temps avant le Salon.

CP-Roleo-Pauvert-1927-10.jpg Un Pauvert à admission directe et dans un bel état d'origine. À moins qu'il ne s'agisse d'une option d'époque, il semblerait que deux positions de selle existaient conjointement : celle de la photo et l'autre, plus "cycliste" avec la selle fixée sur une potence dont le tube vertical était introduit dans un autre tube soudé au cadre (Archives F.-M. Dumas).    

1929 d St Martin page CP 4 temps montageSortie de nulle part, une 350 à soupapes latérales s'inscrit au programme C.P. Roléo (ci-dessous). Pas de pièce d'identité mais on va le retrouver sur les images du catalogue de l'année suivante. Il est fort probable qu'il s'agissait d'un moteur Voisin....

1928-Voisin-pub-MR043.jpg... qui était déjà présent sur une 350 D.F.R. en 1927.

1928-Voisin-pub-MR-MONTAGE.jpgÀ gauche, un agrandissement du moteur qui figure dans la publicIté Voisin de 1928 (Moto Revue). À droite, détail du même Voisin 350 de la D.F.R. figurant au catalogue de la marque en 1927. Pourtant signé d'un - ô combien ! - célèbre constructeur d'avions puis d'automobiles, il ne déclencha guère d'intérêt, pas plus que le culbuté ou le deux temps annoncés. Même aujourd'hui les sites, blogs ou forons consacrés à Gabriel Voisin font l'impasse totale sur ces moteurs. Se pourrait-il qu'il n'en soit pas pleinement l'auteur ?

1929-st-martin-CP-C4-SL-BON.jpg

Ricardo 133-1La culasse Ricardo dont il est question dans le texte ci-dessus (Document : histomobile.com) est un dessin particulier de cette pièce dû aux recherches de l'ingénieur britannique Harry Ricardo (1885-1974) Elle procurait une meilleure compacité de la chambre de combustion, accélérant d'autant la propagation du front de flamme. Il est précisé que cette culasse était démontable, par opposition aux culasses qui faisaient corps avec le cylindre (on parlait alors de cylindre "borgne") et qui avaient encore cours à l'époque. Je n'ai pas d'explication pour l'adjectif "double"...

1929-cp-roleo-BON-D5-sport.jpgÀ 7 200 F, la 500 culbutée D5 était au même prix qu'une New-Map à moteur JAP, une Koehler-Escoffier ou une 1000 René Gillet. Elle valait plus que la Gillet 500 de Robert Sexé, une Rovin JAP ou une 350 Royal-Enfield, toutes des culbutées. Guère étonnant que les C.P. Roleo soient si rares en collections.

LA SURPRISE DU SALON 1928 ! 

Aussi bien Moto Revue que Saint-Martin Automobiles peuvent remballer leurs papiers car ils sont dépassés par ce qu'expose le stand C.P. Roléo du Salon de Paris : une 500 à moteur Staub-JAP double échappement (et non à "4 soupapes" comme il fut écrit il n'y a guère par quelqu'un qui avait la vue moyenne...). Incorrigible, C.P. Roléo accroche un nouveau scalp à sa ceinture de constructeurs de moteurs, ceinture déjà riche de Béchir & Collin, Harrissard, L.M.P., Pauvert, Voisin !  Staub, déjà son fournisseur de boîtes à vitesses, sera le sixième de la liste car C.P. Roléo n'a pu résister à l'attrait d'une technique nouvelle, celle du bloc-moteur. Nouvelle et sans doute plus économique car Staub pratique des tarifs très concurrentiels. En 1933, il proposera ses moteurs avec 30 à 40 % de réduction si on les achetaient par 10 ! Il est vrai que la crise était passée par là...

CP Roléo 350 G5 Staub Jap colo ARCHIVESrConstructeur spécialisé dans les boîtes à vitesses et les moteurs agricoles, Staub propose donc un bloc-moteur 3 vitesses pour motos et cyclecars. Il est composé d'un bas-moteur de sa propre fabrication sur lequel est fixé un cylindre avec sa culasse, tous deux fournis par l'anglais JAP. La distribution s'effectue par soupapes latérales ou soupapes en tête. C'est ce dernier type qui équipe les C.P. Roléo du Salon, en deux cylindrées, 500 et 350 cm3. Cette dernière est présentée dans une finition en émail craquelé "on la dirait recouverte d'une peau de crocodile", s'étonne Moto Revue. Autant pour les youngtimers et autres customeurs qui croient avoir inventé le genre...

(À suivre)

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 10:17

trophees-gerard-jumeaux-20-faujour13_hd.jpg

Dernière réunion de la saison 2013 en région parisienne et l'occasion de voir tourner des petites vielles sur circuit. Et avec un coup de bol, repartir avec une 125 toute neuve mais qui vieillira elle aussi ! 

Mash 125 Jumeaux

Mash-tirage-au-sort-10805-18590-thickbox.jpg

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 15:26

Rebour-sculpture-bronze.jpgDécouvert par hasard sur un site américain (payant) qui donne les résultats de ventes aux enchères à travers le monde, ce bronze signé Daniel Rebour sur la terrasse. Il est long de 56 cm, précise le descriptif qui n'en dit rien de plus. Date présumée de réalisation, 1940-1950. Vu la fourche parallélogramme et l'absence de suspension arrière, on semble plus près de 1940 que de 50. Mais même "répliqué" en alu ou tout autre métal moins noble que le bronze, j'en veux bien un pour poser sur ma cheminée.  Si quelqu'un en sait plus...

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 15:41

"bonsoir, je suis surpris de voir ma moto majestic sur le net alors que je ne vous ai pas donné l'autorisation de la publier; débrouillez vous pour l'enlever sinon je vous poursuis devant un tribunal
cdt"

Ceci est le texte d'un mail que j'ai reçu le 31 juillet. Il concerne la photo d'une machine publiée dans l'article sur le Vintage Revival de Montlhéry, article du 23 avril 2013.

Dans toute ma carrière qui a débuté il y a... un certain temps, c'est la deuxième fois que je reçois ce genre d'injonction comminatoire, voire menaçante malgré le "cdt" final dont j'ai appris par la même occasion que dans le langage SMS il signifiait "cordialement" (Ha ! Ha !). La première fois, c'était, encore pour une photo prise lors du Bol d'Or Classique que je "reportais" dans MR Classic. Photo banale de la machine d'un visiteur campant à l'intérieur du circuit. J'attends encore le grincheux qui m'a promis les galères - au minimum - si je ne lui donnais pas un p'tit qu'èque chose en dédommagement...

L'homme à la Majestic n'étant pas vénal, il m'offre cependant l'occasion d'une MISE AU POINT qui pourrait servir à l'avenir aux malgracieux qui seraient tentés de m'assigner pour un motif semblable. Avant d'agiter un tribunal, voici quelques éléments à bien étudier et retenir.

blog -daumier avocat convaincuIl y a déjà une dizaine d'années, les associations de photographes français se sont émues de menaces sur leur travail. Au motif que des propriétaires de lieux tels la place d'une ville, un monument, un site pittoresque, une maison originale, etc, prétendaient leur interdire d'en prendre une photo destinée à être ensuite utilisée au gré du photographe (carte postale, illustration de livre, publicité, etc). L'affaire prit de l'ampleur et les journaux s'en firent largement l'écho, intéressés qu'ils étaient eux aussi puisqu'ils utilisent des photos d'actualité, parfois situées, donc reconnaissables.

Le litige culmina en 1999 avec ce qui allait devenir "L'Affaire du Pariou". Ce célèbre volcan d'Auvergne appartient à plusieurs propriétaires qui assignèrent le photographe, son agence et les Ets Géant-Casino pour une photo aérienne du volcan utilisée dans une campagne publicitaire (sur panneaux d'affichage) de cette chaîne de magasins.

Le 23 janvier 2002, le Tribunal de Clermont-Ferrand a débouté de leur action en justice 6 associations de propriétaires du Pariou, volcan auvergnat. Dans ses attendus, le tribunal explique (journal Le Monde du 25 janvier 2002) : "Le droit de propriété d'un bien meuble ou immeuble exposé à la vue de tous n'emporte pas en lui-même pour son titulaire le droit de s'opposer à l'exploitation commerciale de l'image de ce bien obtenue sans fraude si l'exploitation qui en est faite ne porte pas un trouble certain au droit d'usage et de jouissance du propriétaire". Le journal poursuivait : cette décision reprend des arguments avancés par le Tribunal de grande instance de Paris dans un jugement du 8 octobre 2001. Le propriétaire de la tour de Bonneville à Villeneuve-sur-Yonne (Yonne) poursuivait un éditeur qui commercialisait une carte postale représentant le site. Le tribunal a affirmé que dès lors qu'un bien "est exposé à la vue de tous", un propriétaire "ne peut s'opposer à l'exploitation commerciale de ce bien", sauf si cette exploitation est "abusive et préjudiciable".

À la suite de "l"affaire du Pariou", de nombreux particuliers sont allés devant les tribunaux, défendant leur maison, un ilot breton, un immeuble, un jardin, leur chien (!), figurant sur une photo, un journal, une carte postale. Tous ont été déboutés. L'un d'eux était Buren dont les colonnes tronquées et bariolées sont visibles sur une carte postale d'une place de Lyon.

Portée devant la Cour d' Appel puis au plus haut niveau de la justice française, c'est à dire la Cour de Cassation, celle-ci rendait son arrêt le 7 mai 2004, dans l’affaire le Puy de Pariou : la Cour de Cassation en assemblée plénière a confirmé le fait que l’image d’un bien n’est plus un droit exclusif du propriétaire. Le droit à l’image ne peut être invoqué qu’à la condition que le propriétaire du bien prouve qu’il subit un préjudice.


En résumé : 1 / Le Vintage Revival Montlhéry est une manifestation ouverte au public où motos et voitures sont "exposées à la vue de tous" (de même, il ne faut pas l'oublier, que spectateurs et participants). 2 / Un blog étant gratuit (du moins le mien), il n'y a pas d'exploitation commerciale de l'image concernée. Encore moins d'abus et de préjudice. À bon entendeur...

Housse moto 

 LA SOLUTION ?

P.S. : J'ai malgré tout décidé de retirer la photo de la Majestic afin de ne pas nuire à l'organisation du Vintage dans ses relations et en plein accord avec son représentant.


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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 13:19

Voici le cyclecar Robail à traction avant auquel j'ai fait allusion dans le dernier article sur les moyeux suspendus Nivel-Robail. Engagé au Bol d'or des Cyclecars en 1932, il a été ainsi détaillé dans Moto Revue qui n'en signale rien d'autre à part sa cylindrée de 500 cm3. Il semblerait qu'il a réellement couru mais ne figure pas dans le classement de MR. Le moteur est un JAP culbuté qui a reçu un embrayage en sortie-moteur (dans un gros volant ?) puis une boîte contenant les arbres du changement de vitesse. Ma science s'arrêtera ici... et elle est peut-être déjà dépassée !

robail-cyclecar-MR-4-juin-32030.jpgMoto Revue du 4 juin 1932

Robail-petit032.jpgMoto Revue du 2 juillet 1932

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 16:02

Objet d'un véritable culte pour des dizaines de milliers de cyclistes à travers le monde, Daniel Rebour (1908-1991) n'était pas seulement le spectaculaire dessinateur des dérailleurs Campagnolo, goussets de cadres René Herse et autres doubles plateaux italiens qui enchantaient les lecteurs de la revue Le Cycle. Ardent cyclotouriste, il s'était distingué par un Paris-Brest-Paris réalisé enRebour-tandem-DR-015-copie.jpg tandem mixte Herse avec Simone son épouse - c'était leur voyage de noces en 1948 ! C'est à partir de ces années que s'est forgée sa réputation, mais dans le milieu (moto) cycliste on sait peu que dans les décennies précédentes, Rebour avait été un motocycliste convaincu... et l'était resté.

Simone et Daniel Rebour sur leur monture du Paris-Brest-Paris. Ce tandem fut acheté à Daniel Rebour en 1971 par un amateur-admirateur. La condition imposée par Rebour fut qu'il devait être restauré chez Herse, ce qui fut fait. Il n'est pas impossible que cette machine, légendaire à plus d'un titre, paraisse un jour sur le marché... 

Adepte à la fois du pignon fixe (sur "vélo porteur") et du monocylindre anglais à culbuteurs (Velocette), le photographe Jean-Pierre Pradères fut le premier - et le seul - à honorer la mémoire motocycliste de l'artiste dans les pages sur papier couché de sa somptueuse mais éphémère revue Motocycle (1996, quatre numéros), au format ébouriffant : 30 x 40 ! Ayant recueilli les souvenirs de Simone Rebour, ainsi que quelques photographies, J.-P. Pradères a pu retracer les débuts de la carrière de DanielPruvost jean031 Rebour qui apparaît "officiellement" dans Moto Revue en 1932. Il signe alors de ses nom et prénom l'essai d'une 500 Soyer, mais dans la revue on décèle sa "patte" bien avant, dès le deuxième semestre de 1930. Peut-être déjà dans des dessins techniques qui prennent plus de consistance, mais plus sûrement dans les cabochons, vignettes et culs de lampe, agrémentant divers articles et rubriques. C'était jusque-là le domaine de Jean Pruvost, dessinateur dans un genre comique-satirique (ci-dessus) qui deviendra l'un des piliers du Canard Enchaîné.Rebour humo musique & golf 020Daniel Rebour n'avait pas eu à chercher bien loin l'inspiration pour ses personnages. Toutes les photos qu'on connaît de lui le représentent en tenue motarde : Cromwell, blouson et pantalon de cuir avec bottes de cheval. En civil, c'est un partisan inconditionnel de la culotte de golf à motif écossais. Il est vrai que lorsqu'il était à Moto Revue, il venait travailler à vélo.

Rebour commence donc à esquisser son bonhomme motard aux grands yeux écarquillés et souvent vêtu d'un blouson de cuir, pantalon idem et bottes. Finalisé, ce personnage sera abondamment utilisé durant des années dans Moto Revue, même après que son créateur aura quitté la revue. L'essai de la Soyer a été sans lendemain, et Max End (Max Enders) qui avait succédé à "L'essayeur International" (Fred S. Lipman, celui des futures montres Lip) reprendra les commandes de cette rubrique, momentanément cédée à Rebour.

SOUS L'OŒIL D'UN MAÎTRE

Moto Revue consomme énormément de dessins techniques, bien supérieurs à la photo de ces années 20-30 desservie de plus par un papier de mauvaise qualité. Ces dessins deviennent de plus en plus détaillés, très probablement sous l'influence de Rebour, même si ce n'est pas lui qui les réalise en totalité. Dans chaque numéro de la revue - hebdomadaire, rappelons-le - on ne trouve jamais moins d'une douzaine de dessins tous genres confondus. C'est assez souvent le double en période d'activité motocycliste intense (Grands prix, Bol d'or, Salons, etc), il est donc assez peu probable qu'un seulRebourbol-d-or025.jpgModestement qualifiés de "croquis" (!), les dessins du Bol d'or 1934

homme ait pu assumer cette charge de travail à lui seul. En 1950, la rédaction de Moto Revue comptait encore à plein temps deux retoucheurs-photo et trois dessinateurs, alors que l'illustration faisait largement appel à la photo. Il faut aussi savoir qu'à ce moment la réalisation d'un dessin utilisait une technique particulière et plus rapide dont j'ai été témoin. Malheureusement, comme ce n'était pas "mon rayon", je n'en connais pas tousRebour bonhomme buste028 les secrets. En bref : on tirait une photo, en noir et blanc, bien sûr, sur un papier photo assez épais. Le tirage très pâle, gris, comme insuffisamment exposé, ne passait pas dans le bac du fixateur. Une fois séchée, la photo était confiée au dessinateur qui "redessinait" tous les détails à la plume et à l'encre de Chine. Puis la photo revenait au labo-photo où - c'est là le mystère - le laborantin faisait complètement disparaître la gélatine non fixée. Elle descendait ensuite de chez "Ça sèche !" (1) et il ne restait plus alors sur le papier que le dessin à l'encre qui pouvait encore recevoir des modifications. Lors d'un Salon de la Moto (et du Cycle) des années 70 à Paris, j'ai eu l'occasion de demander à Daniel Rebour des éclaircissements sur ce procédé. Il lui était inconnu, "on faisait tout à main levée" m'avait-il répondu... (Si, parmi l'honorable assistance il y a un photographe ou photograveur qui peut fournir une explication plus détaillée que la mienne, qu'il ne se gêne surtout pas !). Rebour-Grindlay-Peerless-DR013.jpgDans un décor peu engageant, sans doute à Paris sur les Boulevards des Maréchaux avec la "zone" en arrière-plan, Daniel Rebour pose sur une Grindlay-Peerless au prestigieux moteur Rudge 4 soupapes. On ignore s'il vient de l'acheter au personnage qui l'accompagne ou s'il vient de lui vendre.C'est une machine qui manifestement a couru, mais avec la valse des pseudos qui se pratiquait alors, impossible d'en savoir plus. L'immatriculation est de janvier 1933.

Tout au long des années 30, Daniel Rebour va mettre sa science au service de Moto Revue mais son talent attire l'attention de publicitaires et il va œuvrer dans le dessin industriel. Le déclin de la moto française à partir de 1935-36 se ressent bien évidemment dans la presse. Les essais se font rares et on réutilise abondamment les documents existants, dont les dessins. Les relations de Rebour avec Moto Revue se distendent, d'autant que son directeur a du mal à maintenir son hebdo à flot au prix de salaires tout juste légaux. Ce n'était pas une nouveauté dans cette maison, mais la situation n'avait fait qu'empirer.

OPTIMISME OU COUP DE FOLIE ?

C'est pourtant ce moment économiquement si défavorable que choisit Louis Vannod, constructeur des sidecars du même nom, pour lancer Sidecar Revue, un mensuel grand format dont la gérance est d'abord confiée à Raymond de Taxis. Au vu du contenu de cette revue, on s'aperçoit vite que Daniel Rebour en est pour l'essentiel le reporter, le photographe et... le dessinateur, ça va de soi ! Cependant le format rend enfin justice à1937 Ted Mellors 180 dpi newAmateur de belles mécaniques, Daniel Rebour ne pouvait pas éviter de "croquer" la 350  Velocette "usine" de Ted Mellors, vainqueur du G.P. de l'Exposition 1937 (Montlhéry, 5 septembre). Dans le même numéro des Sports Motorisés où a été publié ce dessin, Rebour en a signé 11 autres sur une double-page. Tous sur des détails des machines de ce Grand Prix (Saroléa, Monet-Goyon, Terrot twin Padovani, MM, Koehler-Escoffier, Benelli, OMB Dollar), et tous de cette qualité !  

 ses dessins qui sont pour l'amateur les plus beaux de sa production, sauf à en posséder les originaux ! À compter du numéro 9 (peut-être au 8 que je n'ai pas pu consulter) Rebour est nommé gérant de la revue, mais l'aventure va tourner court au bout de quelques mois. Entre temps, Sidecar Revue est devenu Les Sports Motorisés et on y détaille abondamment l'activité sportive militaire : Tour de France, Concours d'estafettes et autres rallyes en kaki. Louis Vannod était fournisseur de sidecars à l'armée française... La publication semble s'être arrêtée avec le numéro 18 de novembre-décembre 1937. Toujours mauvais, ça, les numéros doubles.

Jean-Pierre Pradères nous apprend ensuite que Daniel Rebour est engagé par Técalémit à la veille de la guerre et qu'il suivra son entreprise repliée à Biarritz après 1940. C'est là qu'il rencontrera sa future épouse.  

(1) Chaque fois que C. Rey, le rédacteur en chef de Moto Revue, téléphonait au labo du 4ème étage pour savoir où en était le tirage d'une photo, le responsable répondait invariablement "Ça séche", d'où le surnom qu'on lui avait collé. 

1934 Moteur 250 dessin 180 dpiL'un des plus beaux dessins de Rebour pour l'une des plus belles machines françaises, la Jonghi 250 double arbre-à-cames en tête. Georges Monneret l'a menée à la victoire lors des G.P. de France de 1936 organisés à Montlhéry par le Motocycle Club de France. Ces épreuves étaient en concurrence avec les "Championnats de France" de l'U.M.F. (Union Motocycliste de France) seule habilitée à décerner les titres officiels. 

1937 Moteur Mk VIIILe moteur à cylindre fonte et culasse aluminium de la Velocette de Ted Mellors du G.P. 1937 : impressionnant ! Rebour soulignait en légende le graissage du boîtier d'arbre à cames et des guides de soupapes à ressorts enfermés. La production motocycliste anglaise était alors à l'avant-garde de la technique.

Rebour 1937 Pub017C'est souvent en cherchant dans les pages de publicités des revues que l'on découvre des éléments sur l'activité des gens qui fabriquent ces revues. Côté "nez", l'artiste Rebour ne s'est pas gâté dans sa caricature... et toujours la culotte de golf !

DE NOUVELLES CARRIÈRES APRÉS-GUERRE

De 7 431 000 bicyclettes qui roulaient en France au début de 1940, le pays en a compté jusqu'à 10 513 000 durant l'Occupation. Après un reflux à la Libération (8 306 000  en 1945), la courbe est repartie à la hausse pour atteindre des chiffres records : 11 983 000 pour 1949 ! Les fameuses "Trente Glorieuses" ont eu du mal à démarrer sur roues, qu'elles soient deux ou quatre, avec ou sans moteur ! Cependant la conjoncture va permettre la naissance d'une presse qui va réactiver chez Rebour le virus cycliste qu'il a peut-être couvé durant la période des restrictions durant laquelle toute la France a appris ou réappris à pédaler.

Revenu en région parisienne, Daniel Rebour travaille de nouveau à Moto Revue. Sa première présence se manifeste par une page de dessins sur la OK Supreme de course dans le numéro d'août 1946 (MR n'est que mensuel à la reprise depuis juillet 1945). Suivra une autre page consacrée à la BMW à compresseur. Puis sa collaboration s'accélère et s'étend avec des essais, textes et dessins signés de ses nom et prénom. Sur les dessins apparaissent en signature ses intiales "DR" entrelacées.Rebour-photographe-DR-014.jpgPhotographe comme on l'a vu, il se présente ici avec un curieux appareil. C'est un grand format qui n'est pas un Speed Graphic (Graflex), ni un Busch reconnaissables à leur soufflet et que de nombreux reporters sportifs utilisaient alors, tel Nebout-Tano son rival (professionnel) de la revue Motocycles & Scooters. S'agirait-il de l'un des ces appareils utilisés par les escadrilles (alliées ou allemandes) de bombardement pour vérifier les résultats de leur action ? Il y a peut-être un spécialiste dans la salle pour nous éclairer ?Rebour couv 1 oct 1946 MR 019Dessins techniques ou "impression artistique", le talent de dessinateur de Rebour s'accommode aussi bien d'un traitement à la gouache (Moto Revue, numéro de Salon, octobre 1946).

Rebour-DEUX-photos-JPP--a-Moto-Revue-DR-1-BON.jpgUn document exceptionnel sur l'artiste à sa table de travail dans les locaux de Moto Revue au premier étage. En arrière-plan, à gauche, on voit la cage de l'ascenseur qui desservait les étages de cet immeuble de la rue de Cléry qui fut autrefois un "grand-petit magasin". Le journaliste à lunettes, au fond à droite est M.A.R. qui signera ainsi quelques essais (impossible de découvrir son nom entier) au cours d'une brève présence à Moto Revue. Quelques mois après cette photo, c'est moi qui occuperai cette place... mais Rebour ne sera déjà plus là.  

Vincent 1000 Rebour 1947018L'un des dessins les plus fameux de la 1000 Vincent essayée par Rebour dans Moto Revue"La moto du 200 à l'heure". De toute façon, il était hors de question que Clément Garreau l'importateur accepte une vitesse moindre...

lot064Cette affichette d'intérieur est à ce jour le seul document connu d'une œuvre de Rebour en couleur. Son motocycliste à la tenue cuir aux renforts matelassés est reconnaissable entre mille.

Monneret-Alpe-Huez-Tobec-Rebour--DR-BON.jpgLié par une grande amitié à la famille Monneret, Rebour ne pouvait pas être absent au départ du Paris-l'Alpe d'Huez que Georges réalisa avec des 125 Motobécanes latérales. Derrière Pierre Monneret, il est ici à droite, impeccable raie à gauche, blouson de cuir et, on le parierait, en culotte de golf. Marcel Cerdan, à gauche s'apprête à donner le départ. L'homme à la casquette est le chef-mécanicien de Georges Monneret. 

1950 Monneret 1950 Mme Rebour609Jamais insensible au charme féminin, fut-il en pantalon, Georges Monneret ne peut s'empêcher de faire sa cour à Mme Rebour (Montlhéry 1947).

Rebour bernardet 1 avril 1949021Autre adepte de la culotte de golf, Marcel Perrin a confié un Bernardet très publicitaire à Daniel Rebour (Couverture de Moto Revue, 1er avril 1949).

1958-FN-Rebour-BON-DR--J.P.jpgPeu à peu, Daniel Rebour s'éloigne de Moto Revue. Ses dessins sont signés MR et non plus DR tandis que les essais deviennent presque des exclusivités signés C. Rey (le neveu du directeur de MR). Sa collaboration cesse aux alentours de 1950. C'est que le 15 septembre 1945 est née une revue, Le Cycle, entièrement consacrée à la bicyclette et dès les premiers numéros on y trouve des dessins de lui. Ils sont d'abord dans un genre humoristique, rappelant ceux qu'il avait donnés dans Moto Revue ou dans Sidecar Revue. Ils deviennent ensuite plus techniques, ce qui change des publications habituelles plutôt consacrées au côté sportif de la pratique cycliste. Rebour se déplace dans tous les salons européens de la moto et du cycle, à l'affût des nouveautés cyclistes qu'il détaille ensuite en dessins sur des pleines pages (souvent doubles) du Cycle accompagnées de textes qu'il signe. Rapidement il devient rédacteur en chef, retrouvant la situation qu'il a déjà connue à Sidecar Revue. Un titre flatteur mais qui entraîne toujours autant de travail. Il rend compte en texte et en images des grandes épreuves de cyclotourisme tandis que d'une autre main (la troisième !) il exécute des illustrations publictaires. Rares sont les fabricants du cycle (et un peu de la moto) qui ne feront pas appel à lui pour leurs catalogues, dépliants ou simples prospectus.

Cependant, ses premières amours le travaillent toujours et il crée la surprise au Bol d'or 1956. Le fervent cyclotouriste qu'il est s'engage sur une 250 F.N. deux-temps à moteur JLO bicylindre de série. Il en partage le guidon avec Rossignol, coureur motocycliste confirmé, et tous deux bouclent leurs 24 heures sans ennuis à plus de 88 de moyenne. Ils remettront le couvert au Bol 1957 avec une machine semblable, élevant leur moyenne à 90,100.  

Rebour-Bol-d-or-face-DR-016.jpgLe Cycle ne va pas devenir pour autant une revue motocycliste. Ainsi, myopie, ignorance ou rejet délibéré, la nouvelle vague japonaise qui s'annonce n'offre guère d'intérêt pour la revue qui a changé de direction. Daniel Rebour en est désormais le "rédacteur en chef honoraire", titre surprenant dans l'histoire de la presse... En 1974, M. Olivier Dussaix, Secrétaire général des Chambres Nationales Syndicales du Cycle et du Motocycle, Président de la F.F.C. exprime dans une page du Cycle ses vues sur le commerce extérieur de la bicyclette. Cette page est illustrée par un portrait de M. Dussaix et d'un autre où il est en compagnie d'un personnage souriant. Légende de cette photo : "M. Olivier Dussaix, photographié au Japon aux côtés d'un industriel du pays". Oui, t'as deviné, l'industriel du pays, c'était Soichiro Honda !  

Rebour Rumi 1959023 Par le passé, Le Cycle avait pourtant consacré quelques pages à la moto, surtout celle de petite cylindrée où se trouvaient une majorité de machines françaises. Mais aussi quelques petites bombes comme ce Rumi 125 Junior, piloté par Bourlès-Talbot au Bol d'or 1959, et qui aura les honneurs de la plume de Daniel Rebour.

Une grande partie de ses dessins publiés dans Sidecar Revue et Le Cycle sont "recyclés" dans un livre qui connaîtra de multiples retirages à partir de 1947 (date supposée de la première édition). Sous le nom de Paul Boyenval, il distillera ses conseils aux candidats motards alors qu'il signe de son vrai nom un ouvrage-jumeau mais destiné aux cyclistes. Sa "Pratique de la Moto", préfacé par l'ami Georges Monneret,  sera encore en vente au moins jusqu'en 1973 (6ème édition, couverture bleue ci-dessous). Les textes en sont remaniés à chaque millésime et les illustrations  suivent l'évolution (lente !) de la technique motocycliste.

Rebour livres bis

Quatre des livres de Paul Boyenval : 2ème édition de 1949 (en vert) ; 3ème en rouge (1951), puis 1960 (bistre) et 1973 (bleue), la dernière connue.

 CONFIDENCES APRÈS LE PARIS-BREST-PARIS 1948 

"Ma femme et moi sommes très bien entrainés par un parcours journalier de 50 km, auquel s'ajoutent les longues épreuves A.C.P. avec les Brevets de 2 à 600, donc, pas d'émotion particulière. Condition physique et matériel sont parfaits. Sans rechercher la compétition, nous avons mis 61 h. 56, ceci avec 4 h d'arrêt à Pré-en-Pail (axe de pédalier cassé). La pièce va venir par voiture, mais je réaliserai entièrement laSelle-Rebour.jpg réparation. Les écarts sont très grands en raison des conditions atmosphériques abominables : environ 400 km de pluie très forte. Quant à moi, j'ai souffert des mains et de bras à cause des pneus de faible section (700 xc de 28-30). L'état des routes était bien plus mauvais que par la suite. Les selles en cuir, parfaitement rodées, ne nous ont pas causé d'ennuis, l'état de nosSelle-rodee-main-Rebour.jpg assises était aussi frais à l'arrivée qu'au départ. Pour le guidon, ne pas adopter de capitonnage, mais une simple tresse, et, pour l'assise, un collant entièrement doublé de peau de chamois abondamment talqué (surtout pas de vaseline ou pommade). Signalons que nous avons très peu mangé pendant l'épreuve ; habitude prise dans de nombreux parcours et dont nous nous trouvons bien." 

 

Le nom de Daniel Rebour était un tel gage de sérieux et de qualité que, suivant ses conseils concernant "l'assise" du cycliste, les amateurs pouvaient s'offrir une selle L'Idéale "rôdée main selon Daniel Rebour" !

Remerciements : à COLLECFOU (Michel Merejkowski) qui a accepté de remuer un quintal ou deux de papiers pour guider mes recherches sur Le Cycle ; à JEAN-PIERRE PRADÈRES pour sa bienveillante relecture des textes et le prêt d'inestimables photos ; au toujours surprenant JACQUI PICHAUD qui a dégainé la véritable selle "rôdée à la main" dont il est question sur des forums du Net mais que j'avais prise pour un gag ! 

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 13:51

Sur le thème : "Je suis garé comme une merde, ça vous dérange ?"

Imbecile-1.jpgDans certains quartiers de Paris, la police verbalise les deux-roues stationnés sur le trottoir. Avec des abrutis comme celui-ci, c'est une répression qui va s'étendre... et on l'aura bien cherché !

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 16:12

Au vu du nombre de Yamaha en piste, on pourrait croire à une "Coupe de Marque" qui réunirait 500 XT et SR auxquelles on a fait subir les pires outrages pour une bonne cause : la performance. Cependant ce mono ACT n'est pas cantonné à la piste, on le voit aussi bien en enduro qu'en moto-cross et même en trial (presque). Autrement dit, bonne à tout - et en tout - la Yam XT/SR serait-elle en train de devenir la Gold Star de son époque ?   

Prince-bon-IMG_1468.jpg...mais ce n'est tout de même pas une raison pour l'utiliser comme paillasson, même si l'énoncé de l'Amicale qui l'accueillait sur son stand laisse la place à bien des interprétations !

Prince IMG 1893"500 XT et 500 SR", disent-ils, mais ne serait-ce point une SRX (600 cm3, 4 soupapes) avec ses deux échappements qui lui a fait don de son organe-moteur lorsqu'on la découvre ci-après sous un angle différent ? 

Yamaha bon IMG 1969... qui permet aussi de mettre en évidence un disgrâcieux, quoique réglementaire, bac à huile en totale incompatibilité avec le magnifique travail réalisé sur l'ensemble réservoir-dosseret de selle. Au passage, on notera l'attaque du pilote.

Montage-Tetu-Prince-.jpg Il se disent donc... désordonnés, mais semblent être bien au courant des mouvements de société qui agitent le pays. Ainsi du "mariage pour tous" dont notre parlement débattait au moment de cette Fanatic Cup et qui a incité quelques membres (euh...) de l'Amicale à cette mise en scène dont la signification reste équivoque.yamaha bon IMG 1712Le Le Chevalier blanc en SR avec caméra sur le garde-boue avant pour mieux étudier les trajectoires de la concurrence.

Yamaha-XT-bon-IMG_1960.jpgPas besoin de beaucoup de modifications sur une XT pour goûter aux joies de la glisse. Le reste se tient dans la tête et les vestibules (bollocks, en anglais) du pilote...

Yamaha XT bon IMG 1913Le train avant mis à part et les pneus, on reconnaît parfaitement une 500 XT, de quoi tout de même gratouiller ses sliders.

Yamaha RDLC bon IMG 1501Toujours dans la famille Yamaha mais en deux-temps, Cedric est là au guidon de son indestructible 350 RDLC pour atomiser tout ce qui se trouve devant lui !

Virage bon IMG 1504... surtout lorsqu'il peut faire l'extérieur à un client et sans économiser les genoux de son cuir !

Yamaha-125-supermotard.jpgUne grosse gamelle n'est pas forcément indispensable pour tourner à La Châtre...

Clé os de lapin bon IMG 1463Un accessoire qu'on ne voit plus guère de nos jours : la bougie dans sa boîte aux couleurs de K.L.G. et la clé idoine à portée de la main. Dans mon jeune temps, on appelait cette clé "os de poulet" et un marteau était un "darracq".

Ravat bon IMG 1517Une Ravat comme on en voit peu et qui marche le feu de dieu ! Moteur JAP culbuté, boîte à vitesses Terrot, silencieux "façon Brooklands" et réservoirs (essence et huile) réalisés par quelqu'un qui aime son métier. 

José bon IMG 1701Pas content José, patron du Fanakick qui a pris "le melon" devant le carnage que ses ouailles font sur le circuit en fin de journée. Une séance ouverte à tout véhicule à roues (3 maximum) et à moteur...

Comic brouette bon IMG 1902... dont cette brouette motorisée qui malheureusement explosa son pneu arrière dès le départ. Pas vraiment une invention (quoique...), mais celle-ci a l'avantage de transporter aussi son utilisateur, ce que ne font pas les équivalents d'aujourd'hui, à commencer par la Honda (959 euros et des ... brouettes).

Comic Solex bon IMG 1898Là, il manque la video qui montrerait comment on peut avancer dans toutes les directions avec un Solex "customisé"... 

Comic Solex Ibon MG 1899... toutes les directions à condition qu'on ne choisisse pas la ligne droite ! Genre de rodeo mécanique avec gros succès de rires parmi l'assistance et applaudissements !

Cyclo side bon IMG 1895Finalement, ce sont les p'tits djeun's qui ont été les plus sérieux, enquillant tour après tour avec leur side 49,9, pas rapides-rapides, mais équipés comme des pros.

Severine-MG_0381.JPGElle se promène rarement à travers le paddock et on la voit encore moins déambuler au bord de la piste. Pourtant, sans Séverine, son sourire et son ordinateur, il est certain que le Fanakick tournerait moins bien ! On se doute que le club n'est pas une entreprise commerciale mais il a le souci de l'avenir. C'est pourquoi cette année, au lieu de primer les participants au "concours de prototypes" (la brouette, le Solex, etc), un chèque de 500 € a été remis à un jeune pour lui permettre d'améliorer sa moto. 

Side José bon IMG 2042José à la tête d'une meute encore sage, mais ça ne va pas durer... À partir de là, je vous laisse mettre des noms sur les attelages, leurs pilotes et leurs passagers.

side 27 bon IMG 1688

Royal bon IMG 1807Royal-Enfield : le seul monocylindre (ça je connais) engagé dans la catégorie.

Side 40 bon IMG 1815

Tatoué belge bon IMG 1896L'avantage des tatouages, c'est que même torse nu on reste très habillé.

Side 928 bon IMG 2027

Side & dame 85 bon IMG 2028

Side bon IMG 2009

Side Super U Altkirch bon IMG 1821

Side bon IMG 2015

Side-suppo-BON-IMG_1638.jpg

Sides plusieurs bon IMG 1810Genre de prise de vue involontaire mais qui fait toujours son petit effet sur le thème "Combient sont-ils ?".

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