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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 16:02

Objet d'un véritable culte pour des dizaines de milliers de cyclistes à travers le monde, Daniel Rebour (1908-1991) n'était pas seulement le spectaculaire dessinateur des dérailleurs Campagnolo, goussets de cadres René Herse et autres doubles plateaux italiens qui enchantaient les lecteurs de la revue Le Cycle. Ardent cyclotouriste, il s'était distingué par un Paris-Brest-Paris réalisé enRebour-tandem-DR-015-copie.jpg tandem mixte Herse avec Simone son épouse - c'était leur voyage de noces en 1948 ! C'est à partir de ces années que s'est forgée sa réputation, mais dans le milieu (moto) cycliste on sait peu que dans les décennies précédentes, Rebour avait été un motocycliste convaincu... et l'était resté.

Simone et Daniel Rebour sur leur monture du Paris-Brest-Paris. Ce tandem fut acheté à Daniel Rebour en 1971 par un amateur-admirateur. La condition imposée par Rebour fut qu'il devait être restauré chez Herse, ce qui fut fait. Il n'est pas impossible que cette machine, légendaire à plus d'un titre, paraisse un jour sur le marché... 

Adepte à la fois du pignon fixe (sur "vélo porteur") et du monocylindre anglais à culbuteurs (Velocette), le photographe Jean-Pierre Pradères fut le premier - et le seul - à honorer la mémoire motocycliste de l'artiste dans les pages sur papier couché de sa somptueuse mais éphémère revue Motocycle (1996, quatre numéros), au format ébouriffant : 30 x 40 ! Ayant recueilli les souvenirs de Simone Rebour, ainsi que quelques photographies, J.-P. Pradères a pu retracer les débuts de la carrière de DanielPruvost jean031 Rebour qui apparaît "officiellement" dans Moto Revue en 1932. Il signe alors de ses nom et prénom l'essai d'une 500 Soyer, mais dans la revue on décèle sa "patte" bien avant, dès le deuxième semestre de 1930. Peut-être déjà dans des dessins techniques qui prennent plus de consistance, mais plus sûrement dans les cabochons, vignettes et culs de lampe, agrémentant divers articles et rubriques. C'était jusque-là le domaine de Jean Pruvost, dessinateur dans un genre comique-satirique (ci-dessus) qui deviendra l'un des piliers du Canard Enchaîné.Rebour humo musique & golf 020Daniel Rebour n'avait pas eu à chercher bien loin l'inspiration pour ses personnages. Toutes les photos qu'on connaît de lui le représentent en tenue motarde : Cromwell, blouson et pantalon de cuir avec bottes de cheval. En civil, c'est un partisan inconditionnel de la culotte de golf à motif écossais. Il est vrai que lorsqu'il était à Moto Revue, il venait travailler à vélo.

Rebour commence donc à esquisser son bonhomme motard aux grands yeux écarquillés et souvent vêtu d'un blouson de cuir, pantalon idem et bottes. Finalisé, ce personnage sera abondamment utilisé durant des années dans Moto Revue, même après que son créateur aura quitté la revue. L'essai de la Soyer a été sans lendemain, et Max End (Max Enders) qui avait succédé à "L'essayeur International" (Fred S. Lipman, celui des futures montres Lip) reprendra les commandes de cette rubrique, momentanément cédée à Rebour.

SOUS L'OŒIL D'UN MAÎTRE

Moto Revue consomme énormément de dessins techniques, bien supérieurs à la photo de ces années 20-30 desservie de plus par un papier de mauvaise qualité. Ces dessins deviennent de plus en plus détaillés, très probablement sous l'influence de Rebour, même si ce n'est pas lui qui les réalise en totalité. Dans chaque numéro de la revue - hebdomadaire, rappelons-le - on ne trouve jamais moins d'une douzaine de dessins tous genres confondus. C'est assez souvent le double en période d'activité motocycliste intense (Grands prix, Bol d'or, Salons, etc), il est donc assez peu probable qu'un seulRebourbol-d-or025.jpgModestement qualifiés de "croquis" (!), les dessins du Bol d'or 1934

homme ait pu assumer cette charge de travail à lui seul. En 1950, la rédaction de Moto Revue comptait encore à plein temps deux retoucheurs-photo et trois dessinateurs, alors que l'illustration faisait largement appel à la photo. Il faut aussi savoir qu'à ce moment la réalisation d'un dessin utilisait une technique particulière et plus rapide dont j'ai été témoin. Malheureusement, comme ce n'était pas "mon rayon", je n'en connais pas tousRebour bonhomme buste028 les secrets. En bref : on tirait une photo, en noir et blanc, bien sûr, sur un papier photo assez épais. Le tirage très pâle, gris, comme insuffisamment exposé, ne passait pas dans le bac du fixateur. Une fois séchée, la photo était confiée au dessinateur qui "redessinait" tous les détails à la plume et à l'encre de Chine. Puis la photo revenait au labo-photo où - c'est là le mystère - le laborantin faisait complètement disparaître la gélatine non fixée. Elle descendait ensuite de chez "Ça sèche !" (1) et il ne restait plus alors sur le papier que le dessin à l'encre qui pouvait encore recevoir des modifications. Lors d'un Salon de la Moto (et du Cycle) des années 70 à Paris, j'ai eu l'occasion de demander à Daniel Rebour des éclaircissements sur ce procédé. Il lui était inconnu, "on faisait tout à main levée" m'avait-il répondu... (Si, parmi l'honorable assistance il y a un photographe ou photograveur qui peut fournir une explication plus détaillée que la mienne, qu'il ne se gêne surtout pas !). Rebour-Grindlay-Peerless-DR013.jpgDans un décor peu engageant, sans doute à Paris sur les Boulevards des Maréchaux avec la "zone" en arrière-plan, Daniel Rebour pose sur une Grindlay-Peerless au prestigieux moteur Rudge 4 soupapes. On ignore s'il vient de l'acheter au personnage qui l'accompagne ou s'il vient de lui vendre.C'est une machine qui manifestement a couru, mais avec la valse des pseudos qui se pratiquait alors, impossible d'en savoir plus. L'immatriculation est de janvier 1933.

Tout au long des années 30, Daniel Rebour va mettre sa science au service de Moto Revue mais son talent attire l'attention de publicitaires et il va œuvrer dans le dessin industriel. Le déclin de la moto française à partir de 1935-36 se ressent bien évidemment dans la presse. Les essais se font rares et on réutilise abondamment les documents existants, dont les dessins. Les relations de Rebour avec Moto Revue se distendent, d'autant que son directeur a du mal à maintenir son hebdo à flot au prix de salaires tout juste légaux. Ce n'était pas une nouveauté dans cette maison, mais la situation n'avait fait qu'empirer.

OPTIMISME OU COUP DE FOLIE ?

C'est pourtant ce moment économiquement si défavorable que choisit Louis Vannod, constructeur des sidecars du même nom, pour lancer Sidecar Revue, un mensuel grand format dont la gérance est d'abord confiée à Raymond de Taxis. Au vu du contenu de cette revue, on s'aperçoit vite que Daniel Rebour en est pour l'essentiel le reporter, le photographe et... le dessinateur, ça va de soi ! Cependant le format rend enfin justice à1937 Ted Mellors 180 dpi newAmateur de belles mécaniques, Daniel Rebour ne pouvait pas éviter de "croquer" la 350  Velocette "usine" de Ted Mellors, vainqueur du G.P. de l'Exposition 1937 (Montlhéry, 5 septembre). Dans le même numéro des Sports Motorisés où a été publié ce dessin, Rebour en a signé 11 autres sur une double-page. Tous sur des détails des machines de ce Grand Prix (Saroléa, Monet-Goyon, Terrot twin Padovani, MM, Koehler-Escoffier, Benelli, OMB Dollar), et tous de cette qualité !  

 ses dessins qui sont pour l'amateur les plus beaux de sa production, sauf à en posséder les originaux ! À compter du numéro 9 (peut-être au 8 que je n'ai pas pu consulter) Rebour est nommé gérant de la revue, mais l'aventure va tourner court au bout de quelques mois. Entre temps, Sidecar Revue est devenu Les Sports Motorisés et on y détaille abondamment l'activité sportive militaire : Tour de France, Concours d'estafettes et autres rallyes en kaki. Louis Vannod était fournisseur de sidecars à l'armée française... La publication semble s'être arrêtée avec le numéro 18 de novembre-décembre 1937. Toujours mauvais, ça, les numéros doubles.

Jean-Pierre Pradères nous apprend ensuite que Daniel Rebour est engagé par Técalémit à la veille de la guerre et qu'il suivra son entreprise repliée à Biarritz après 1940. C'est là qu'il rencontrera sa future épouse.  

(1) Chaque fois que C. Rey, le rédacteur en chef de Moto Revue, téléphonait au labo du 4ème étage pour savoir où en était le tirage d'une photo, le responsable répondait invariablement "Ça séche", d'où le surnom qu'on lui avait collé. 

1934 Moteur 250 dessin 180 dpiL'un des plus beaux dessins de Rebour pour l'une des plus belles machines françaises, la Jonghi 250 double arbre-à-cames en tête. Georges Monneret l'a menée à la victoire lors des G.P. de France de 1936 organisés à Montlhéry par le Motocycle Club de France. Ces épreuves étaient en concurrence avec les "Championnats de France" de l'U.M.F. (Union Motocycliste de France) seule habilitée à décerner les titres officiels. 

1937 Moteur Mk VIIILe moteur à cylindre fonte et culasse aluminium de la Velocette de Ted Mellors du G.P. 1937 : impressionnant ! Rebour soulignait en légende le graissage du boîtier d'arbre à cames et des guides de soupapes à ressorts enfermés. La production motocycliste anglaise était alors à l'avant-garde de la technique.

Rebour 1937 Pub017C'est souvent en cherchant dans les pages de publicités des revues que l'on découvre des éléments sur l'activité des gens qui fabriquent ces revues. Côté "nez", l'artiste Rebour ne s'est pas gâté dans sa caricature... et toujours la culotte de golf !

DE NOUVELLES CARRIÈRES APRÉS-GUERRE

De 7 431 000 bicyclettes qui roulaient en France au début de 1940, le pays en a compté jusqu'à 10 513 000 durant l'Occupation. Après un reflux à la Libération (8 306 000  en 1945), la courbe est repartie à la hausse pour atteindre des chiffres records : 11 983 000 pour 1949 ! Les fameuses "Trente Glorieuses" ont eu du mal à démarrer sur roues, qu'elles soient deux ou quatre, avec ou sans moteur ! Cependant la conjoncture va permettre la naissance d'une presse qui va réactiver chez Rebour le virus cycliste qu'il a peut-être couvé durant la période des restrictions durant laquelle toute la France a appris ou réappris à pédaler.

Revenu en région parisienne, Daniel Rebour travaille de nouveau à Moto Revue. Sa première présence se manifeste par une page de dessins sur la OK Supreme de course dans le numéro d'août 1946 (MR n'est que mensuel à la reprise depuis juillet 1945). Suivra une autre page consacrée à la BMW à compresseur. Puis sa collaboration s'accélère et s'étend avec des essais, textes et dessins signés de ses nom et prénom. Sur les dessins apparaissent en signature ses intiales "DR" entrelacées.Rebour-photographe-DR-014.jpgPhotographe comme on l'a vu, il se présente ici avec un curieux appareil. C'est un grand format qui n'est pas un Speed Graphic (Graflex), ni un Busch reconnaissables à leur soufflet et que de nombreux reporters sportifs utilisaient alors, tel Nebout-Tano son rival (professionnel) de la revue Motocycles & Scooters. S'agirait-il de l'un des ces appareils utilisés par les escadrilles (alliées ou allemandes) de bombardement pour vérifier les résultats de leur action ? Il y a peut-être un spécialiste dans la salle pour nous éclairer ?Rebour couv 1 oct 1946 MR 019Dessins techniques ou "impression artistique", le talent de dessinateur de Rebour s'accommode aussi bien d'un traitement à la gouache (Moto Revue, numéro de Salon, octobre 1946).

Rebour-DEUX-photos-JPP--a-Moto-Revue-DR-1-BON.jpgUn document exceptionnel sur l'artiste à sa table de travail dans les locaux de Moto Revue au premier étage. En arrière-plan, à gauche, on voit la cage de l'ascenseur qui desservait les étages de cet immeuble de la rue de Cléry qui fut autrefois un "grand-petit magasin". Le journaliste à lunettes, au fond à droite est M.A.R. qui signera ainsi quelques essais (impossible de découvrir son nom entier) au cours d'une brève présence à Moto Revue. Quelques mois après cette photo, c'est moi qui occuperai cette place... mais Rebour ne sera déjà plus là.  

Vincent 1000 Rebour 1947018L'un des dessins les plus fameux de la 1000 Vincent essayée par Rebour dans Moto Revue"La moto du 200 à l'heure". De toute façon, il était hors de question que Clément Garreau l'importateur accepte une vitesse moindre...

lot064Cette affichette d'intérieur est à ce jour le seul document connu d'une œuvre de Rebour en couleur. Son motocycliste à la tenue cuir aux renforts matelassés est reconnaissable entre mille.

Monneret-Alpe-Huez-Tobec-Rebour--DR-BON.jpgLié par une grande amitié à la famille Monneret, Rebour ne pouvait pas être absent au départ du Paris-l'Alpe d'Huez que Georges réalisa avec des 125 Motobécanes latérales. Derrière Pierre Monneret, il est ici à droite, impeccable raie à gauche, blouson de cuir et, on le parierait, en culotte de golf. Marcel Cerdan, à gauche s'apprête à donner le départ. L'homme à la casquette est le chef-mécanicien de Georges Monneret. 

1950 Monneret 1950 Mme Rebour609Jamais insensible au charme féminin, fut-il en pantalon, Georges Monneret ne peut s'empêcher de faire sa cour à Mme Rebour (Montlhéry 1947).

Rebour bernardet 1 avril 1949021Autre adepte de la culotte de golf, Marcel Perrin a confié un Bernardet très publicitaire à Daniel Rebour (Couverture de Moto Revue, 1er avril 1949).

1958-FN-Rebour-BON-DR--J.P.jpgPeu à peu, Daniel Rebour s'éloigne de Moto Revue. Ses dessins sont signés MR et non plus DR tandis que les essais deviennent presque des exclusivités signés C. Rey (le neveu du directeur de MR). Sa collaboration cesse aux alentours de 1950. C'est que le 15 septembre 1945 est née une revue, Le Cycle, entièrement consacrée à la bicyclette et dès les premiers numéros on y trouve des dessins de lui. Ils sont d'abord dans un genre humoristique, rappelant ceux qu'il avait donnés dans Moto Revue ou dans Sidecar Revue. Ils deviennent ensuite plus techniques, ce qui change des publications habituelles plutôt consacrées au côté sportif de la pratique cycliste. Rebour se déplace dans tous les salons européens de la moto et du cycle, à l'affût des nouveautés cyclistes qu'il détaille ensuite en dessins sur des pleines pages (souvent doubles) du Cycle accompagnées de textes qu'il signe. Rapidement il devient rédacteur en chef, retrouvant la situation qu'il a déjà connue à Sidecar Revue. Un titre flatteur mais qui entraîne toujours autant de travail. Il rend compte en texte et en images des grandes épreuves de cyclotourisme tandis que d'une autre main (la troisième !) il exécute des illustrations publictaires. Rares sont les fabricants du cycle (et un peu de la moto) qui ne feront pas appel à lui pour leurs catalogues, dépliants ou simples prospectus.

Cependant, ses premières amours le travaillent toujours et il crée la surprise au Bol d'or 1956. Le fervent cyclotouriste qu'il est s'engage sur une 250 F.N. deux-temps à moteur JLO bicylindre de série. Il en partage le guidon avec Rossignol, coureur motocycliste confirmé, et tous deux bouclent leurs 24 heures sans ennuis à plus de 88 de moyenne. Ils remettront le couvert au Bol 1957 avec une machine semblable, élevant leur moyenne à 90,100.  

Rebour-Bol-d-or-face-DR-016.jpgLe Cycle ne va pas devenir pour autant une revue motocycliste. Ainsi, myopie, ignorance ou rejet délibéré, la nouvelle vague japonaise qui s'annonce n'offre guère d'intérêt pour la revue qui a changé de direction. Daniel Rebour en est désormais le "rédacteur en chef honoraire", titre surprenant dans l'histoire de la presse... En 1974, M. Olivier Dussaix, Secrétaire général des Chambres Nationales Syndicales du Cycle et du Motocycle, Président de la F.F.C. exprime dans une page du Cycle ses vues sur le commerce extérieur de la bicyclette. Cette page est illustrée par un portrait de M. Dussaix et d'un autre où il est en compagnie d'un personnage souriant. Légende de cette photo : "M. Olivier Dussaix, photographié au Japon aux côtés d'un industriel du pays". Oui, t'as deviné, l'industriel du pays, c'était Soichiro Honda !  

Rebour Rumi 1959023 Par le passé, Le Cycle avait pourtant consacré quelques pages à la moto, surtout celle de petite cylindrée où se trouvaient une majorité de machines françaises. Mais aussi quelques petites bombes comme ce Rumi 125 Junior, piloté par Bourlès-Talbot au Bol d'or 1959, et qui aura les honneurs de la plume de Daniel Rebour.

Une grande partie de ses dessins publiés dans Sidecar Revue et Le Cycle sont "recyclés" dans un livre qui connaîtra de multiples retirages à partir de 1947 (date supposée de la première édition). Sous le nom de Paul Boyenval, il distillera ses conseils aux candidats motards alors qu'il signe de son vrai nom un ouvrage-jumeau mais destiné aux cyclistes. Sa "Pratique de la Moto", préfacé par l'ami Georges Monneret,  sera encore en vente au moins jusqu'en 1973 (6ème édition, couverture bleue ci-dessous). Les textes en sont remaniés à chaque millésime et les illustrations  suivent l'évolution (lente !) de la technique motocycliste.

Rebour livres bis

Quatre des livres de Paul Boyenval : 2ème édition de 1949 (en vert) ; 3ème en rouge (1951), puis 1960 (bistre) et 1973 (bleue), la dernière connue.

 CONFIDENCES APRÈS LE PARIS-BREST-PARIS 1948 

"Ma femme et moi sommes très bien entrainés par un parcours journalier de 50 km, auquel s'ajoutent les longues épreuves A.C.P. avec les Brevets de 2 à 600, donc, pas d'émotion particulière. Condition physique et matériel sont parfaits. Sans rechercher la compétition, nous avons mis 61 h. 56, ceci avec 4 h d'arrêt à Pré-en-Pail (axe de pédalier cassé). La pièce va venir par voiture, mais je réaliserai entièrement laSelle-Rebour.jpg réparation. Les écarts sont très grands en raison des conditions atmosphériques abominables : environ 400 km de pluie très forte. Quant à moi, j'ai souffert des mains et de bras à cause des pneus de faible section (700 xc de 28-30). L'état des routes était bien plus mauvais que par la suite. Les selles en cuir, parfaitement rodées, ne nous ont pas causé d'ennuis, l'état de nosSelle-rodee-main-Rebour.jpg assises était aussi frais à l'arrivée qu'au départ. Pour le guidon, ne pas adopter de capitonnage, mais une simple tresse, et, pour l'assise, un collant entièrement doublé de peau de chamois abondamment talqué (surtout pas de vaseline ou pommade). Signalons que nous avons très peu mangé pendant l'épreuve ; habitude prise dans de nombreux parcours et dont nous nous trouvons bien." 

 

Le nom de Daniel Rebour était un tel gage de sérieux et de qualité que, suivant ses conseils concernant "l'assise" du cycliste, les amateurs pouvaient s'offrir une selle L'Idéale "rôdée main selon Daniel Rebour" !

Remerciements : à COLLECFOU (Michel Merejkowski) qui a accepté de remuer un quintal ou deux de papiers pour guider mes recherches sur Le Cycle ; à JEAN-PIERRE PRADÈRES pour sa bienveillante relecture des textes et le prêt d'inestimables photos ; au toujours surprenant JACQUI PICHAUD qui a dégainé la véritable selle "rôdée à la main" dont il est question sur des forums du Net mais que j'avais prise pour un gag ! 

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Published by zhumoriste
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Collongues Alain 26/10/2016 14:25

Magnifique article sur Daniel Rebour et ses magnifiques dessins. J'ai toujours son livre de 1962 "Cycle de compétition et cyclotourisme sportif". C'était la bible de cette époque. Pour les archives de Paris-Brest-Paris je souhaiterai connaître la date de naissance exacte de Daniel Rebour et aussi celle de Simone (née Français) son épouse. Ils se sont mariés le 24/7/1948, mais je ne sais pas où. Si vous avez des infos ou des pistes pour en trouver. Merci d'avance.

delestre 20/06/2014 17:18

j'ai vu Daniel Rebour arriver avec son dessin sur une photo, et la faire passer dans un bain qui faisait disparaitre la photo, on appelait ça faire descendre, c'était dans le laboratoire de mon
père

zhumoriste 27/06/2014 20:32



On approche de LA VÉRITÉ, mais quel bricolo de chambre noire nous donnera les détails du procédé, et par quel astuce pouvait-on empêcher l'encre de Chine de se diluer ?



delestre 20/06/2014 17:11

Daniel Rebour était un ami d'enfance de mon père, j'ai une très jolie gravure signée de Daniel Rebour

Jacques 09/08/2013 20:20

Excellent article ( comme d'hab') estival M. Bourdache !
A propos, dans cet article, il est fait mention de l'inévitable Georges Monneret.
N'auriez vous pas matière à écrire une bio, à ma connaissance inédite, de ce truculent personnage ? Il y a peut-être de quoi noircir quelques belles feuilles, non ?

zhumoriste 03/09/2013 17:34



Il existe déjà une biographie (motobiographie ?) de Georges Monneret dont le titre est "Vive la Moto !" et où l'essentiel de sa vie et de sa carrière sont développées. Peut-être plus intéressant
est "Pilote de Moto". Ce "roman" signé André Sernin trace à grands traits la vie professionnelle d'un coureur et aussi sa vie sentimentale qui fut riche et agitée. Des noms sont cités mais pas
ceux des protagonistes de premier plan, cependant on reconnaît aisément notre bonhomme et son fils Pierre avec lequel il était en rivalité et pas seulement sur la piste...


Par ailleurs, j'ai déjà publié ici trois articles sur les Monneret, et j'en ai encore sous le coude !  



Marc TUDEAU 09/08/2013 19:07

Sur la technique du dessin :
On dessine à l'encre de chine sur une épreuve photo faiblement contrastée.
Cette épreuve est ensuite contre-typée au moyen d'un film ortho-chromatique, c.a.d. qui n'accepte que du noir ou du blanc (film "Lith"). Les nuances de gris disparaissent, ne restent que les tracés
effectués par le dessinateur.

zhumoriste 22/08/2013 18:23



Oui, sauf que non. Si j'ai bien compris, dans ce cas on obtient une photo à l'arrivée. Or, sur les dessins originaux que j'ai achetés à l'ancien directeur du "Cycle", il ne reste que le tracé à
l'encre de chine. Si on gratte, l'encre s'en va. 



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