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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 13:27

bmw 1  Dans les belles années 70 de ce qui n'était pas encore l'enduro, mais plus simplement le tout-terrain, les 6 Jours Internationaux réunissent une fois par an le gratin du pilotage européen dont quelques courageux Français, le plus souvent engagés à titre individuel. Comme tout le monde, l'Allemagne a d'abord constitué des équipes officielles montées sur des productions nationales de premier plan, BMW, Zündapp, NSU. Ces machines étaient pour la plupart dérivées plus ou moins adroitement des modèles de série. Garde-boue plus étroits, échappement(s) relevé(s), sabot-moteur et pneus à crampons formaient alors le plus clair de la préparation. La vague montante du deux-temps (Jawa, puis MZ, Maïco, KTM) dans cette discipline écarta les quatre-temps trop lourds donc moins maniables dans des épreuves sur des terrains qui deviennent de plus en plus difficiles. Tandis que les Anglais mènent un combat d'arrière-garde, passant des gros twins aux monos puis au deux-temps sans trop de succès (Villiers...), les BMW et NSU abandonnent la place. À une ou deux exceptions près dont la plus flamboyante a un nom : Herbert Schek (ci-dessus). Son quintal de muscles et son 1 mètre 94 s'accommodent fort bien du flat-twin Serie 5 de Munich qu'il va adapter, modifier, alléger sans cesse pour aboutir à ce qui sera en série l'étonnante R 80GS. Entretemps il aura récolté quelques médailles d'or aux ISDT ainsi que de nombreuses récompenses dans le Championnat d'Allemagne dont la Fédération a créé, quasiment pour lui, une catégorie "+ de 750". Il va y retrouver d'autres allergiques au deux-temps dont un pilote d'une redoutable twin Yamaha 650 portée à 800 cm3 ou encore une Ducati twin 860 !    zun 98cc 1965 Siegfried Gienger

 

 

À défaut de gros flats que l'on savait inaccessibles, le tout terraineux français (et fortuné) pouvait se consoler avec une Zündapp. L'autre marque germaine avait très bien pris le virage du nouvel "enduro" avec ses 50, 75 100 et 125. Ils faisaient des razzias de titres sous la houlette quasi-maternelle de Frau Mann, aux petits soins sur le terrain pour ses jeunes pilotes dont, par exemple, Siegfried Gienger (ci-dessus) sur un 100 cm3. Zundapp-125-GS-1974-new-dx.jpg

 

De ces machines d'usine, inaccessibles elles aussi par définition, dérivaient de nerveuses "Gelände Sport" 125 (à gauche) de bonne facture qui feront le bonheur des amateurs surtout aux États-Unis où, comme en Europe, le gros twin anglais ex-roi du désert est à l'agonie.

zun 100 de 1969 01

 

Un deutschmark trop fort et une importation mollassonne, n'incitent pas à l'achat d'un 75 ou 100 Zündapp (ci-contre modèle de 1969) et qui, en France se retrouverait à lutter dans la catégorie 125. 

Peter Vogel zun 74 neuezun 1967 7 vitesses sur 50 et 75 new08 

La botte secrète, ou plutôt la "boîte secrète" des 50 et 75 Zündapp qui renferme pas moins de 7 rapports ! Le succès de ces petites teutonnes était aussi dû à une préparation minutieuse. Ainsi de cette "clé-multi usages" : présentée ici par Peter Vogel un ex-officiel Zündapp elle permettait de démonter entièrement une machine si besoin était.

* Les documents illustrant cet article sont extraits de l'épastrouillant site consacré au tout-terrain (regolarita en italien) par Mauro Corrado avec des centaines de photos de toutes origines et sur toutes les machines qui ont écrit l'histoire de la moto dite "verte" : www.regolarita70.it       

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Published by zhumoriste
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