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1952 : un 1er mai historique à Montlhéry (fin)

PEU FOURNIE EN CONCURRENTS, la catégorie 250 de ce Grand Prix (voir zhumoriste du 20/04 et 2/05), souffre de l'absence de matériel. Sur neuf engagés, quatre le sont sur des Guzzi d'âges divers mais certains, et l'un d'eux, Jean Behra dispose d'une Gambalunghino d'usine. 

... et même de deux ! En effet, sur ce document on distingue la n° 17 à l'arrière-plan à gauche, qui serait celle de la course des 250 d'après une photo de la course de cette catégorie publiée dans Moto Revue. La même série de photos où figure cette n° 30 (ci-dessus) montre un passage de Behra aux Deux-Ponts...

... sur la Guzzi n°30. L'épreuve serait alors celle des 500 à la quelle il participa brillamment, malgré le handicap de cylindrée. Dans les premiers tours, il mena devant la meute des Norton (Collot) et autres Gilera (les deux Monneret) avant de se retirer sur bris d'un ressort de soupape.

Grâce au Rolleiflex 6 X 6 - qui n'oblige pas à poser le genou à terre - vue imprenable sur le moteur Guzzi dont on voit l'exposition des ressorts de soupapes aux projections de pierres. Cette même année 1952, l'usine Guzzi améliorera l'admission par une tubulure presque verticale (ci-dessous) et plusieurs autres modifications qui lui feront gagner quelques chevaux.

 Sans être un foudre de puissance (25 chevaux puis 27 dans sa dernière version), la 250 Gambalunghino simple ACT atteignait les 180 Km/h grâce à son poids moindre (117 kilos), un excellent freinage, une tenue de route hors du commun, un bas centre de gravité et un Cx réduit, même sans l'apport du carénage qui viendra plus tard.

 Parmi la concurrence, on remarquait la D-S Malterre de Marcel Camus qui avait monté une culasse Velox double ACT sur un moteur Benelli simple arbre. L'Italien Velox proposait des transformations adaptables sur toutes sortes de machines, surtout des anglaises issues de la guerre, y compris celles à soupapes latérales (Norton 16 H, BSA M20, etc).

Après avoir vaillamment bataillé contre les Guzzi, Camus était contraint à l'abandon pour grippage de soupapes, la Velox double arbre avait atteint ses limites... 

Arrivée de la course des 500 et c'est l'occasion d'une photo comme Montlhéry en a produit des dizaines, sauf qu'ici le vainqueur est un Italien, Nello Pagani n° 1 sur Gilera. Il vient de recevoir le bouquet de la victoire des mains de Mme Bonin dont le mari, Ray Bonin (Président de l'A.M.S.) est le deuxième à gauche (chemise noire). Le deuxième est Jacques Collot n° 7 sous l'œil admiratif d'un tout jeune Georges Burggraf qui n'a fait que deux tours en 350, embrayage grillé. Entre eux apparaît Eugène Mauve sous son inamovible casquette. Le béret derrière la jeune femme à droite signale la présence de Clément Garreau.

Les suspensions télescopiques sont encore des options discutées. On trouve une fourche télescopique sur la Gilera de Georges Monneret (ci-dessus) ainsi que des éléments séparés sur l'oscillante arrière, alors que Pagani est fidèle à la parallélogramme avant et la "vieille" oscillante arrière avec ressorts dans les tubes du cadre et des amortisseurs à friction. 

La 500 Gilera Saturno à moteur "simplement" culbuté, est appelée également San-Remo pour ses victoires sur ce circuit de 1947 à 1951. Légère et maniable, ses 35 à 38 chevaux lui permettaient de lutter efficacement contre les Norton ACT. Son moteur longue course (84 mm x 90) favorisant les accélérations en sorties de virages lui donnait un avantage appréciable sur des circuits au tracé tourmenté (le modèle présenté ici-dessus est de 1949).

Abandonnée contre un pilier des stands de Montlhéry, la 350 Norton de Collot qui a eu la mauvaise surprise d'avoir à affronter deux "chasseurs de primes" anglais, Lawton 1er (AJS) et Bruguière 2e (Norton), deux inconnus, en plus de son compatriote Cherrier (Velocette). Il terminera 4e derrière ces trois hommes.

Traditionnelle photo e famille à l'arrivée de la course des sidecars remportée par Eric Oliver devant Jean Murit. De gauche à droite : Mlle Poitevin, fille du directeur sportif de l'A.M.S., Robert Huguet, Chef du service académique de la Jeunesse et des Sports (? !), Jean Murit, Ray Bonin, Emo, X..., Eric Oliver, Mme Murit, X..., Dobelli. Au second plan à droite, M. Poitevin en discussion avec Eugène-à-la-casquette.

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F
J'ai le souvenir de Paul Moser, mon "prof" de mécanique, partant de chez lui pour aller à son poste de travail sur la piste d'essais Renault de Lardy, avec une 250 GUZZI ex PADOVANI, cela en début des années 60.
Cette machine vendue au pilote algérien BESTAHOUI pour disputer le "championnat de France" disputé à coté d' Alger sur une seule course, est restée la bas
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J
Que c'est agréable de voir les motos et leurs pilotes sans aucune publicité!
Même dans les "courses" de motos anciennes certains ne peuvent s'empêcher de prostituer leurs
motos à coups d'auto collants peut être pour faire plus "pro".
Il est vrai que les pilotes des années cinquante ne gagnaient pas grand chose et les gars capables d'acheter une pétoire d'usine à prix d'or n'étaient pas nombreux....
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J
Ah oui, sur la photo couleur de la Guzzi modernisée, le garde boue a reçu une bavette
pour réduire la quantité de saloperies dans les soupapes...
G
toujours plaisant à, lire mais là j'etais vraiment petit ! !
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